Vous avez largement applaudi à la première tentative couronnée de succès de votre bébé pour se mettre debout et l’avez fièrement félicité lorsqu’il a commencé à marcher à quatre pattes. Vous vous demandez maintenant si vous avez bien eu raison. Sa nouvelle mobilité lui a aussi ouvert la voie aux bêtises… Si votre bébé ne sait pas encore allumer la télévision, il est tout à fait capable de tirer sur la nappe, faisant tomber la corbeille de fruits, de dérouler joyeusement des rouleaux entiers de papier toilette ou de renverser des tiroirs et des étagères par terre. Auparavant, vous n’aviez qu’à mettre votre enfant dans un lieu sûr pour éviter tout cela, mais aujourd’hui ce n’est plus possible.
Depuis peu, les exploits de votre progéniture vous contrarient plus qu’ils ne vous rendent fière. Et pour la première fois sans doute, la question de la discipline se pose dans votre maison. C’est le bon moment. Si vous attendiez au-delà des 10 mois de votre bébé, vous risqueriez de rencontrer plus de difficultés ; de la même manière, si vous aviez essayé plus tôt, avant que sa mémoire ne soit développée, vous n’auriez obtenu aucun résultat.
Pourquoi inculquer la discipline à un bébé ? Tout d’abord, pour l’initier aux notions de bien et de mal. Même s’il faudra longtemps à votre enfant pour qu’il les comprenne, vous devez commencer à lui en parler dès maintenant en lui donnant des exemples et des conseils. Il vous faut également lui apprendre le contrôle de soi. Là encore, cela ne viendra pas tout de suite, mais il est important de commencer dès à présent. Il est aussi important de lui apprendre le respect des droits et des sentiments d’autrui, afin qu’il puisse passer du stade de bébé normalement égocentrique à celui d’enfant, puis d’adulte sensible et attentif aux autres. Enfin, la discipline est importante pour protéger votre bébé, votre maison et votre santé mentale – maintenant et dans les mois à venir (vous aurez alors votre compte de bêtises).
Lorsque vous commencerez à inculquer la discipline à votre enfant, ne perdez pas de vue ce qui suit :
- Bien qu’on associe le plus souvent le mot discipline au mot punition, étymologiquement, il signifie enseigner en latin.
- Tous les enfants sont différents, toutes les familles le sont aussi, ainsi que les situations. Mais il existe des règles de comportement qui s’appliquent à tout le monde et à tout moment.
- Jusqu’à ce que les enfants comprennent ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas, ou au moins ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, c’est à leurs parents et à eux seuls de se charger d’écarter tout danger dans leur environnement et de les protéger.
- L’amour-propre d’un enfant est menacé s’il pense que ses parents ne l’aiment plus. Il est important de faire savoir aux enfants qu’on les aime de façon inconditionnelle, même si on n’est pas d’accord avec ce qu’ils font.
- La discipline la plus efficace n’est ni trop rigide ni trop permissive. Trop stricte, elle repose entièrement sur un maintien de l’ordre par les parents plutôt qu’elle n’encourage le développement du contrôle de soi de l’enfant. Cela donne le plus souvent des enfants totalement soumis à leurs parents, mais qui deviennent incontrôlables une fois livrés à eux-mêmes. À l’inverse, des parents trop permissifs ont peu de chance de voir leur enfant bien se comporter et être capable de se débrouiller tout seul. Les enfants trop gâtés sont souvent égoïstes, grossiers et désagréables, s’énervent vite et n’obéissent pas facilement. Un enfant dont les parents sont soit trop stricts, soit trop permissifs peut avoir le sentiment de ne pas être aimé. Des parents stricts peuvent sembler cruels, tandis que des parents permissifs donnent parfois l’impression de ne pas s’intéresser à leur enfant ; dans les deux cas, l’enfant peut se sentir délaissé. Il s’agit, en fait, de trouver le juste milieu – en fixant des limites et en veillant à leur respect, avec fermeté et tendresse. Cela ne revient pas à dire qu’il n’existe pas de degrés dans les styles de discipline. Certains parents sont simplement plus permissifs et d’autres plus stricts. Cela ne pose pas de problème tant qu’ils ne sont pas excessifs dans un sens comme dans l’autre.
- Une discipline efficace doit être personnalisée. Si vous avez plusieurs enfants, vous avez certainement remarqué dès la naissance qu’ils n’avaient pas le même caractère. À vous d’adapter votre discipline à leur personnalité. Une légère remontrance peut suffire pour qu’un enfant s’arrête déjouer avec une prise électrique, tandis qu’un autre ne réagira que s’il perçoit de la colère – ou une véritable peur – dans votre voix. Il vous faudra même peut-être écarter physiquement votre enfant pour qu’il arrête de toucher à la prise. Il convient donc d’adapter votre style à chacun de vos enfants.
- Les circonstances peuvent modifier la réaction d’un enfant à la discipline. Un enfant qu’il faut, en général, fortement réprimander peut être accablé si vous le grondez, car il est fatigué ou perce des dents. Changez si nécessaire d’attitude pour répondre à ses besoins immédiats.
- Les enfants ont besoin de limites. Ils ne peuvent souvent pas se contrôler ou contrôler leurs réactions, et cela les effraie. Des limites justes, adaptées à leur âge, définies par les parents et appliquées tendrement et constamment, les protègent et les apaisent tandis qu’ils explorent le monde et grandissent. Il n’est pas bon, pour votre bébé comme pour ceux dont il peut enfreindre les droits, qu’il puisse outrepasser ces limites sous prétexte « qu’il n’est qu’un bébé ». Ce n’est pas parce que votre bébé n’a que 10 mois qu’il doit être autorisé à arracher des cheveux à son frère ou sa sœur, ou encore déchirer votre magazine avant même que vous n’y ayez jeté un œil. Il est très important d’apprendre à un bébé à vivre avec des limites dès son plus jeune âge. Il en aura de toute façon besoin pour réussir plus tard dans une société où la liberté s’arrête là où commence celle des autres – que ce soit à l’école, au travail et même à l’aire de jeux. À vous de fixer ces limites en fonction de vos priorités. Pour certains parents, il est essentiel de ne pas mettre les pieds sur le canapé et de ne pas manger dans le salon. Pour d’autres, il ne faut surtout pas entrer dans le bureau de maman ou de papa. La plupart des familles attachent une grande importance à la politesse et à des mots simples comme « s’il te plaît » et « merci », au partage et au respect des sentiments d’autrui. Fixez des limites que vous ferez soigneusement appliquer et limitez leur nombre. Si les règles sont trop nombreuses, votre bébé ne pourra pas suffisamment apprendre de ses expériences et de ses erreurs. Gardez en tête l’âge de votre bébé lorsque vous établissez – et faites appliquer – vos règles. S’il est raisonnable d’attendre d’un enfant de 3 ans qu’il dise « s’il te plaît » et « merci » ou range ses jouets, il n’est bien évidemment pas possible d’espérer qu’un enfant de 1 an le fasse. Si vous demandez plus que votre enfant ne peut fournir, l’échec sera inévitable. S’en tenir aux règles établies est toujours plus facile à dire qu’à faire. Il est tentant de céder à un adorable bambin qui vous fait un sourire espiègle lorsque vous lui dites « non » ou à une petite fille sensible qui fond en larmes dès qu’elle entend le même mot. Soyez ferme et souvenez-vous que vous agissez dans l’intérêt de votre enfant. Cela ne vous semble peut-être pas vital aujourd’hui d’empêcher votre bébé de manger des biscuits dans le salon, mais s’il n’apprend pas à respecter certaines règles dès maintenant, il aura du mal à obéir à toutes celles qui lui seront imposées plus tard. Même si votre enfant protestera pendant un moment encore, vous verrez toutefois qu’il acceptera peu à peu vos limites.
- Un bébé qui s’attire des ennuis n’est pas méchant. Les bébés et les jeunes enfants ne savent pas ce qui est bien ou mal, leurs actes ne peuvent donc pas être considérés comme méchants. Ils découvrent le monde qui les entoure en faisant leurs propres expériences, en observant les relations de cause et effet et en testant les adultes. Si vous répétez sans cesse à votre enfant qu’il est méchant, son ego peut en être affecté et sa confiance en soi et ses actions perturbées. L’enfant qui entend sans arrêt « Tu es méchant ! » il finira par le croire. Critiquez les comportements de votre bébé, mais pas votre bébé lui-même. (« C’est méchant de mordre », plutôt que : « Tu es méchant. »)
- II est important d’être cohérent. Une fois que vous avez défini un certain nombre de règles adaptées à l’âge de votre enfant, faites-les appliquer. Il n’y a rien de plus déroutant pour un jeune enfant que des règles qui ne sont valables que de temps à autre, ou qui varient selon que c’est sa mère, son père ou la baby-sitter qui s’occupe de lui. S’il n’a pas le droit de mettre les pieds sur le canapé aujourd’hui, mais qu’il peut le faire demain, ou s’il devait se laver les mains avant de passer à table hier, mais que ce n’est pas nécessaire aujourd’hui, il en déduira tout bonnement que le monde est déroutant et que les règles n’ont aucune valeur.
- Les mots ne suffisent pas. Ne vous contentez pas de lever les yeux de votre livre pour marmonner un « non » à votre bébé qui tire sur le câble de la télévision. Assurez-vous qu’il obéisse effectivement à votre ordre, sinon votre discipline n’est pas efficace (et peut, en outre, présenter des dangers). Pour que vos remontrances gardent leur impact, vous devez agir. Si votre premier « non » n’est pas suivi d’effet, réagissez tout de suite, surtout dans une situation dangereuse comme celle-là. Posez votre livre, prenez votre bébé et éloignez-le du câble auquel il s’intéresse en l’amenant si possible loin, dans une autre pièce. Distrayez-le ensuite en lui proposant un jouet qu’il aime bien. La plupart des bébés oublient vite un objet qu’ils n’ont plus sous les yeux – même si certains essaieront de revenir sur le « lieu du crime », dont vous devrez alors leur interdire l’accès. Une distraction peut aussi permettre à un bébé qui perçoit le « non » comme une atteinte à son ego de « sauver la face ».
- Les bébés et les jeunes enfants ont la mémoire courte. Ne vous attendez pas à ce que votre enfant retienne la leçon dès la première fois, mais plutôt à ce qu’il répète sa bêtise. Soyez patiente et prête à répéter de nombreuses fois le même message : « Ne touche pas à la télévision » ou « Ne mange pas la nourriture du chien. » Et ceci tous les jours pendant des semaines, avant que cela finisse par faire son effet ou que la fascination de votre enfant ait disparu.
- Les bébés adorent qu’on leur dise « non ». La plupart aiment défier leurs parents, tout autant qu’escalader un escalier ou faire rentrer un cercle dans une boîte à formes. Quelle que soit la réaction de votre enfant, ne laissez pas votre « non » devenir un jeu ou finir en éclat de rire. Votre bébé ne vous prendra alors plus au sérieux.
- Trop de « non » perdent de leur efficacité et sont démoralisants pour l’enfant. Limitez-les à des situations dans lesquelles le bien-être de votre bébé, ou de quelqu’un d’autre, est effectivement menacé. Souvenez-vous que tout ne doit pas donner lieu à une bataille. Vous n’aurez pas besoin de dire aussi souvent « non » si vous avez éliminé la plupart des dangers de votre maison et que votre enfant peut donc l’explorer en toute sécurité. À chaque fois que vous lui dites « non », essayez de lui proposer une alternative : « Non, tu ne peux pas jouer avec le livre de papa, mais tu peux regarder celui-là si tu veux » ou « Tu ne peux pas renverser le paquet de céréales par terre, mais tu peux jouer avec ces boîtes si tu veux. » Plutôt que de lui dire : « Non, ne touche pas les papiers dans le bureau de maman », s’il a déjà mis plusieurs documents par terre, dites : « Ces papiers sont à maman et ils doivent être dans ce tiroir. Tu veux m’aider à les ranger et à fermer le tiroir ? » De cette manière, votre enfant pourra « sauver la face » et n’aura pas l’impression d’être méchant. De temps en temps, si l’enjeu n’est pas important ou si vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur, laissez votre bébé gagner. Une victoire occasionnelle compensera les nombreuses défaites qu’il accumule chaque jour.
- Corrigez et récompensez votre enfant plutôt que de le punir. Les punitions, toujours discutables, sont particulièrement inutiles pour les jeunes enfants, dans la mesure où ils ne comprennent pas pourquoi ils sont punis. Les bébés sont trop jeunes pour faire le lien entre la punition, comme être privé de parc pendant un moment, et le fait qu’ils ont renversé la salière, ou pour comprendre que vous leur enlevez leur biberon parce qu’ils ont mordu leur frère ou leur sœur. Plutôt que de punir un enfant pour sa conduite, complimentez-le lorsqu’il agit bien. Insistez sur ses comportements positifs, récompensez-le et félicitez-le lorsqu’il se conduit bien – cela sera sans aucun doute plus efficace. Vous favorisez ainsi sa confiance en soi et l’encouragerez à mieux se conduire. Une autre approche efficace consiste à apprendre à votre enfant que tous ses actes ont certaines conséquences, et donc de le faire participer à la réparation de ses bêtises – en nettoyant, par exemple, le lait qu’il a renversé par terre, en ramassant les serviettes en papier qu’il a éparpillées un peu partout, en vous aidant à remettre en place les livres qu’il a fait tomber de l’étagère.
- La colère engendre la colère. Si vous éclatez de colère lorsque votre bébé casse l’un de vos plats favoris en le lançant à travers la pièce comme un ballon, il y a un risque également que votre bébé ne se contrôle pas et qu’il ne regrette pas son geste. Si nécessaire, prenez le temps de vous calmer avant de vous adresser à votre enfant. Une fois calmée, expliquez-lui que ce qu’il a fait n’est pas bien et pourquoi. (« Ce n’était pas un jouet, c’était le plat de maman. Tu l’as cassé et maintenant maman est triste. ») C’est très important de le faire, même si votre bébé ne semble pas du tout comprendre ce que vous lui expliquez ou s’il est déjà passé à autre chose. Lorsque vous êtes très angoissée, essayez de vous rappeler (même si ce n’est pas toujours facile) que votre objectif à long terme est de bien éduquer votre enfant et qu’en criant ou en lui donnant une fessée vous lui montrez plutôt le mauvais exemple. Ne vous inquiétez pas si vous avez parfois du mal à contrôler votre colère. Tout le monde a droit à l’erreur et à des moments de faiblesse, et votre enfant doit le savoir. Tant que vos « éclats » restent rares, espacés dans le temps et de courte durée, ils n’empêcheront pas une éducation efficace. Lorsque cela arrive, excusez-vous : « Je suis désolée, je me suis énervée, mais j’étais très en colère. » Vous pouvez aussi lui dire que vous l’aimez et lui faire un câlin pour le rassurer, et lui montrer que l’on s’énerve parfois contre des personnes que l’on aime et que de tels gestes sont normaux.
- Humour et discipline. L’humour est essentiel pour rendre la vie plus douce – et c’est également un outil disciplinaire efficace, aussi étonnant que cela puisse paraître. Utilisez-le dans les situations qui risqueraient de vous exaspérer, par exemple lorsque votre bébé refuse que vous lui enfiliez un vêtement. Plutôt que de mener une bataille perdue d’avance, recourez à l’humour. Faites semblant de le mettre au chien (ou au chat, à la poupée, ou encore à vous-même). L’absurdité de la situation mettra probablement fin aux objections de votre enfant, tout au moins pendant le temps nécessaire pour lui enfiler le vêtement. L’humour peut être utile dans de nombreux cas qui nécessitent d’habitude de la discipline. Demandez quelque chose en vous faisant passer pour un chien, un lion, ou tout autre animal que votre enfant adore. Portez votre bébé jusqu’à la table à langer tant redoutée en lui faisant faire l’avion (en le tenant bien), par exemple. Faites des grimaces avec votre bébé devant le miroir plutôt que de le gronder, tout en répétant : « Ne pleure pas, ne pleure pas. » Si vous prenez plus souvent les choses avec humour, votre vie s’en trouvera facilitée, surtout lorsque votre enfant approchera l’âge parfois difficile des 2 ans. Restez toutefois sérieuse lorsque la situation est dangereuse, un simple sourire pouvant être fatal à l’efficacité de la leçon que vous essayez d’inculquer à votre enfant.
- Les accidents requièrent un traitement différent. Souvenez-vous que tout le monde a droit à l’erreur, et que les bébés, étant donné leur immaturité émotionnelle, physique et intellectuelle, peuvent en faire plus que les autres. Lorsque votre enfant renverse un bol de lait en essayant d’attraper une tranche de pain, la meilleure réaction est la suivante : « Oh ! Le lait s’est renversé. Essaie de faire plus attention mon chéri. » Mais s’il renverse sa tasse exprès, vous pouvez alors lui dire : « Attention ! Il ne faut pas renverser le lait, il faut le boire. Tu en as mis partout et c’est du gaspillage. Regarde, il n’y en a plus maintenant. » Dans les deux cas, vous pouvez donner une éponge ou un papier absorbant à votre bébé pour qu’il participe au nettoyage. À l’avenir, évitez de trop remplir sa tasse et donnez à votre bébé l’occasion déjouer à remplir et vider des récipients, par exemple dans le bain.
- Les parents doivent absolument se comporter comme des adultes. Ceci signifie que vous devez rester calme lorsque votre enfant se met en colère, vous excuser lorsque vous avez commis une erreur, ne pas toujours demander que les choses soient faites comme vous le souhaitez si elles peuvent tout à fait être réalisées selon les désirs de votre bébé – d’une manière générale, soyez responsable.
- Les enfants sont dignes de respect. Plutôt que de traiter votre bébé comme un objet, un bien ou « juste un bébé », ayez le même respect pour lui que pour toute autre personne. Soyez polie (dites « s’il te plaît », « merci » et « excuse-moi »), donnez-lui des explications simples (même si vous pensez qu’il ne les comprendra pas) lorsque vous lui interdisez quelque chose, faites preuve de compréhension et de sympathie par rapport à ses souhaits et à ses sentiments (même si vous ne pouvez pas lui permettre de les exprimer), évitez de l’embarrasser (en le grondant devant des étrangers) et essayez de comprendre ce qu’il s’efforce de vous dire. Dans cette phase préverbale, lorsque baragouiner et montrer du doigt sont les principaux modes de communication de votre enfant, le comprendre est un véritable défi et le restera jusqu’à ce que son discours devienne clair et que son langage soit bien développé (entre 3 et 5 ans), mais il est important de faire cet effort. Souvenez-vous que c’est également frustrant pour lui.
- Un juste équilibre des droits doit exister entre les parents et l’enfant (ou les enfants). Il est facile de faire des erreurs pour les parents lorsque leur bébé est petit. Certains abandonnent tous leurs droits : ils vivent en fonction de l’emploi du temps de leur enfant, laissent tout tomber dès que celui-ci les appelle, font toujours passer les besoins de leur enfant avant les leurs – et finissent par lui apprendre que seuls ses droits sont importants. D’autres vivent au contraire leur vie comme s’ils n’avaient pas d’enfant. Sans penser à ses besoins, ils l’emmènent partout avec eux alors qu’il est épuisé, ils abandonnent l’histoire du soir au profit d’un match de football et préfèrent traîner à la maison plutôt que d’aller jusqu’à l’aire de jeux le dimanche après-midi. En agissant ainsi, ces parents enseignent à leur enfant que ses droits n’ont aucune importance. Il s’agit en fait de trouver un juste milieu : la vie de famille ne doit pas être exclusivement centrée ni sur le bébé, ni sur les parents.
- Personne n’est parfait – et personne n’est supposé l’être, encore moins de jeunes parents. Évitez de définir des règles que votre bébé ne peut absolument pas respecter. Il a tout le temps durant l’enfance pour se développer et finir par se comporter comme un adulte bien des années plus tard. Et à mesure qu’ils grandissent et mûrissent, les enfants ont également besoin de savoir que vous n’attendez pas la perfection, quel que soit leur âge. Félicitez votre enfant lorsqu’il accomplit quelque chose de bien, plutôt que de lui dire des généralités sur son caractère. Dites-lui : « Tu as été très gentil dans le magasin », plutôt que : « Tu es le plus beau bébé du monde. » Comme personne ne peut être tout le temps gentil, si vous faites trop d’éloges à votre enfant, il peut angoisser à l’idée de ne pas toujours pouvoir vous satisfaire. En agissant ainsi, vous le rendez également dépendant de vos compliments pour se sentir bien. Vous ne devez pas non plus trop exiger de vous. Les parents qui ne perdent jamais leur calme, ne crient jamais et n’ont jamais eu envie de donner la moindre fessée à un enfant difficile n’existent pas. Il est peut-être préférable d’exprimer de temps à autre votre colère et votre frustration, sans pour autant vous laisser aller à donner une fessée (voir page précédente), plutôt que de les garder enfouies à l’intérieur de vous. Une colère contenue pourra éclater mal à propos, souvent sans commune mesure avec l’importance de la bêtise. Si vous sentez toutefois que vous perdez trop souvent votre calme devant votre bébé, essayez d’en déterminer la cause. Êtes-vous en colère parce que vous êtes la seule à vous en occuper ? Êtes-vous vraiment en colère contre vous ou quelqu’un d’autre et reportez-vous votre colère sur votre bébé ? Avez-vous défini trop de limites ou donné trop d’occasions de s’attirer des ennuis à votre bébé ? Si oui, efforcez-vous de remédier à cette situation.
- Les enfants ont besoin de savoir qu’ils ont un certain contrôle sur leur vie. Il ne sera pas toujours possible de laisser décider un bébé, mais donnez-lui l’occasion de faire des choix – par exemple, le biscuit ou la tranche de pain, la balançoire ou le toboggan, le biberon avec l’éléphant ou celui avec le clown. Cependant, ne lui offrez pas trop de choix (qui ne feront que le submerger) et n’oubliez pas que certains choix ne doivent pas appartenir à un bébé.
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Une FAQ ou « Frequently Asked Questions » (mal traduit en français par : Foire Aux Questions) est un regroupement de questions et réponses concernant un sujet particulier (l’univers de bébé dans le cas présent). La FAQ bébé traite de quelques sujets auxquels nous avons été confrontés et pour lesquels nous nous sommes dit que les réponses pouvaient intéresser d’autres parents … |