L’obésité infantile, un phénomène inquiétant

Publié le Mardi 20 janvier 2009 à 6:00 - par Phil B.

A lire aussi sur le blog de Cerise l’article : FAQ : Guide de la nutrition de la naissance à 3 ans

Un bébé tout rond n’est guère inquiétant, au contraire, l’enfant a besoin de réserve. Cependant, sa courbe de poids doit rester harmonieuse. Si celle-ci pointe brusquement vers le haut et qu’elle franchit successivement deux à trois courbes officielles, il est urgent de se mobiliser avant que l’obésité s’installe chez l’enfant.

Selon les National Institutes of Health (NIH), deux-tiers de la population américaine est aujourd’hui en surpoids. Parmi ceux-ci, un tiers souffre d’obésité. L’obésité est en passe devenir le problème de santé publique numéro 1 aux Etats-Unis. Selon les derniers travaux d’Ali Mokdad et de ses collègues des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), si la principale cause de décès reste le tabac avec 18,1% des morts, l’obésité apparaît désormais au second rang avec 16,6%.

Selon un rapport de l’International Obesity Task Force (IOTF), 1 enfant sur 5 (20%) est en surpoids ou obèse en Europe. C’est dans la région méditerranéenne que l’on trouve la plus forte prévalence : certains pays présentent même une proportion d’enfants en surpoids supérieure à celle des Etats-Unis estimée à 30%. Et la France n’est pas en reste, elle occupe une position intermédiaire dans la prévalence de l’obésité et du surpoids chez l’enfant : 18% des petits Français seraient en surpoids, dont environ 4% d’obèses.

Comment en est-on arrivé là ? Simple : malbouffe, sédentarité …

Le rapport explique que l’obésité est une question complexe qui relève de plusieurs facteurs : hérédité, habitudes alimentaires, activité physique, situation familiale, etc. Selon l’Institut national de la nutrition, la probabilité qu’un enfant devienne obèse serait de 10 % s’il a des parents de poids normal, de 40 % si un des parents est obèse, et de 80 % si les deux parents sont obèses.

Seul, 1% des obésités de l’enfant ont une réelle cause endocrinienne, métabolique ou génétique. L’excès de poids chez l’enfant est dans tous les autres cas lié à :

  • - Un manque d’activité physique : le facteur le plus incriminé dans l’augmentation de l’obésité infantile est la baisse d’activité physique avec la diminution des jeux d’extérieur au profit de la télévision, de l’ordinateur et des consoles de jeux. Les enfants ne sont-ils pas censés passer des heures à jouer, à bouger, à dépenser de l’énergie en activités parascolaires ? Assis pendant six heures par jour sur les bancs de l’école, ils doivent au moins bouger une fois les cours terminés. Branchés sur Internet, captivés par leurs jeux vidéo ou assis devant la télévision, les enfants ne dépensent pas de calories … La meilleure façon de faire bouger vos enfants, c’est de bouger vous-mêmes. Les activités en famille sont bénéfiques et amusantes pour tous !
  • - Des causes alimentaires : l’enfant mange de façon déséquilibrée en prenant comme modèle les mauvaises habitudes alimentaires de ses parents. Et ces même parents par démission intellectuelle (ne pas rentrer en conflit avec l’enfant pour avoir la paix) le laisse faire, voir l’encourage. Résultat il dépense moins d’énergie qu’il en absorbe. Il est à noter que dans l’étude de IOTF, le rôle que le père jouera à la maison serait lui aussi un facteur important de risque d’obésité : moins le père s’implique dans l’éducation des enfants, ou plus il est permissif, et plus les enfants risquent d’avoir un Indice de Masse Corporel (IMC) élevé.
 

À la naissance, 12 à 15% de la masse corporelle totale correspond à de la graisse. Durant les premiers mois de vie, cette proportion de graisse, indispensable au développement de l’enfant, augmente pour atteindre 21 à 23% vers l’âge de 1 an (le beau bébé joufflu!). Ensuite, jusqu’à 6-8 ans, cette proportion de graisse diminue régulièrement. L’enfant est dans sa phase maigre qui inquiète parfois inutilement les parents. Par la suite, la quantité de graisse corporelle augmente à nouveau, jusqu’à la fin de la croissance. Selon certaines études, plus ce «rebond de corpulence» survient prématurément, avant 5 1/2 ans, plus l’enfant risque d’être gros à l’adolescence.

C’est pendant l’enfance que les bonnes habitudes alimentaires doivent être prises, car un enfant victime de l’obésité à toutes les chances d’être un adulte obèse. Et c’est à nous Parents qu’incombe la responsabilité de faire de nos enfants des obèses ou pas … et à personne d’autre ! Les parents sont tellement habitués à voir des enfants en surpoids, que bon nombre ne se rendent pas compte lorsque leur propre enfant devient obèse !

Dans son article Obésité infantile et publicités télévisées (voir à la fin de ce billet l’article complet), l’UFC Que Choisir incrimine la publicité comme responsable de l’accroissement de l’obésité.

Même si elle y contribue très fortement, la source de tous les malheurs en matière de surpoids n’est pas la publicité. Croire cela reviendrait à penser que les parents de ces futurs petits obèses n’auraient aucune responsabilité dans la façon dont s’alimentent leurs enfants ! Si je ne m’abuse ce sont les parents qui font les courses, pas leurs enfants ! Une alimentation saine, est une question d’E-DU-CA-TION. Et ce n’est pas “aimer plus” son enfant que de le gaver de Mc Do, de friandises ou de crèmes au chocolat tous les soirs. Et l’excuse “il n’aime que ça” n’est là que pour conforter les spécialistes de la démission intellectuelle. Si le dîner se compose de haricots et de poulet, croyez-moi, l’enfant ne va pas se laisser mourir de faim !

Bien aimer ses enfants c’est aussi les guider vers un mode de vie sain que ce soit dans le domaine alimentaire, sportif, ou relationnel.

 
 

Article original (au cas où il disparaîtrait) du site de l’UFC Que Choisir : Obésité infantile et publicités télévisées. Seule une loi peut mettre fin au harcèlement alimentaire des enfants ! (lien original : ici)

Un an après la publication de son enquête sur le rôle de la publicité télévisée dans l’obésité infantile, l’UFC-Que Choisir démontre, étude à l’appui, que le harcèlement alimentaire des enfants à la télévision ne faiblit pas !

87 % des publicités diffusées lors des programmes pour enfants portent sur des produits très gras ou sucrés ! L’absence de progrès notable (en 2006, 89 % des spots portaient sur des produits gras ou sucrés) montre que les annonces de l’industrie au cours de ces douze derniers mois, n’étaient que des engagements en trompe-l’oeil.

En concentrant sa communication publicitaire sur des produits manifestement déséquilibrés, l’industrie agroalimentaire participe, aux côtés des cantines défaillantes et des rayons déséquilibrés des grandes surfaces, à l’augmentation alarmante de l’obésité infantile. Quant aux pouvoirs publics, en refusant de se saisir de ces dossiers, ils acceptent qu’avec une augmentation annuelle de 5,7 %, la France prenne la voie des Etats-Unis où 66 % des personnes sont en surpoids ou obèses.

Aux côtés des autres associations concernées par la problématique de l’obésité infantile (AFD, ANDRM, CCC, FCPE, PEEP, ), l’UFC-Que Choisir demande donc aux parlementaires de voter une loi interdisant la diffusion des publicités pour les produits les plus gras et les plus sucrés, lors des programmes pour enfants.

Pour être efficace, cette mesure doit aussi s’inscrire dans le cadre d’une politique globale de prévention de l’obésité infantile, s’attaquant à l’ensemble des facteurs identifiés. L’UFC-Que Choisir propose notamment d’instaurer une TVA sociétale alimentaire en appliquant un taux de TVA majoré à 19,6 % aux produits les plus riches en matières grasses, sucre ou sel, pour inciter les consommateurs à se reporter sur des produits plus sains, bénéficiant d’un taux de TVA minoré. Par ailleurs, les critères nutritionnels applicables aux cantines scolaires doivent devenir obligatoires.

L’UFC-Que Choisir refuse de laisser la pandémie progresser sans réagir et appelle les députés à prendre leurs responsabilités. A cet effet, l’UFC-Que Choisir part en campagne :

- Sur Internet, avec le site www.obesipub.org où les internautes peuvent demander aux parlementaires d’agir pour que la télévision arrête de faire avaler n’importe quoi à nos enfants.

- Sur le terrain, où ses associations locales vont organiser en octobre et en novembre des conférences-débats pour sensibiliser l’opinion publique et les élus.


FAQ : Promener bébé en poussette, face à la route ou face à nous ?

Publié le Vendredi 16 janvier 2009 à 7:01 - par Phil B.

Le Dr Suzanne Zeedyk (psychologue de l’université de Dundee, en Ecosse), vient de rendre publics les résultats de son enquête sur presque 3000 sujets (What’s life in a baby buggy like?: The impact of buggy orientation on parent-infant interaction and infant stress) qui va à l’encontre de l’idée reçue qu’il serait bénéfique pour l’enfant de l’installer dès 6 mois dans la poussette face à la rue pour l’habituer très vite au monde extérieur et de lui faire découvrir dès que possible un univers autre que le cocon familial, les bras de ses parents ou les jupes de sa maman …

Selon le Dr Zeedyk, passer trop de temps dans une poussette en position face à la route développerait d’une part un sentiment d’insécurité ou de stress, qui aurait pour conséquence de diminuer les capacités à communiquer, à un âge capital pour l’enfant, celui où le cerveau se développe rapidement et s’enrichit de jour en jour. Et que d’autre part la vie de ces bébés serait appauvrie émotionnellement et potentiellement stressante (et un bébé stressé fera par la suite un adulte anxieux).

L’étude complète (en anglais) est accessible en PDF : The impact of buggy orientation on parent-infant interaction and infant stress

 
 

faq.jpg    Une FAQ ou « Frequently Asked Questions » (mal traduit en français par : Foire Aux Questions) est un regroupement de questions et réponses concernant un sujet particulier (l’univers de bébé dans le cas présent). La FAQ bébé traite de quelques sujets auxquels nous avons été confrontés et pour lesquels nous nous sommes dit que les réponses pouvaient intéresser d’autres parents …

FAQ : A 10 mois, il faut commencer à apprendre la discipline à bébé

Publié le Samedi 8 novembre 2008 à 10:00 - par Phil B.

Vous avez largement applaudi à la première tentative couronnée de succès de votre bébé pour se mettre debout et l’avez fièrement félicité lorsqu’il a commencé à marcher à quatre pattes. Vous vous demandez maintenant si vous avez bien eu raison. Sa nouvelle mobilité lui a aussi ouvert la voie aux bêtises… Si votre bébé ne sait pas encore allumer la télévision, il est tout à fait capable de tirer sur la nappe, faisant tomber la corbeille de fruits, de dérouler joyeusement des rouleaux entiers de papier toilette ou de renverser des tiroirs et des étagères par terre. Auparavant, vous n’aviez qu’à mettre votre enfant dans un lieu sûr pour éviter tout cela, mais aujourd’hui ce n’est plus possible.

Depuis peu, les exploits de votre progéniture vous contrarient plus qu’ils ne vous rendent fière. Et pour la première fois sans doute, la question de la discipline se pose dans votre maison. C’est le bon moment. Si vous attendiez au-delà des 10 mois de votre bébé, vous risqueriez de rencontrer plus de difficultés ; de la même manière, si vous aviez essayé plus tôt, avant que sa mémoire ne soit développée, vous n’auriez obtenu aucun résultat.

Pourquoi inculquer la discipline à un bébé ? Tout d’abord, pour l’initier aux notions de bien et de mal. Même s’il faudra longtemps à votre enfant pour qu’il les comprenne, vous devez commencer à lui en parler dès maintenant en lui donnant des exemples et des conseils. Il vous faut également lui apprendre le contrôle de soi. Là encore, cela ne viendra pas tout de suite, mais il est important de commencer dès à présent. Il est aussi important de lui apprendre le respect des droits et des sentiments d’autrui, afin qu’il puisse passer du stade de bébé normalement égocentrique à celui d’enfant, puis d’adulte sensible et attentif aux autres. Enfin, la discipline est importante pour protéger votre bébé, votre maison et votre santé mentale – maintenant et dans les mois à venir (vous aurez alors votre compte de bêtises).

Lorsque vous commencerez à inculquer la discipline à votre enfant, ne perdez pas de vue ce qui suit :

- Bien qu’on associe le plus souvent le mot discipline au mot punition, étymologiquement, il signifie enseigner en latin.

- Tous les enfants sont différents, toutes les familles le sont aussi, ainsi que les situations. Mais il existe des règles de comportement qui s’appliquent à tout le monde et à tout moment.

- Jusqu’à ce que les enfants comprennent ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas, ou au moins ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, c’est à leurs parents et à eux seuls de se charger d’écarter tout danger dans leur environnement et de les protéger.

- L’amour-propre d’un enfant est menacé s’il pense que ses parents ne l’aiment plus. Il est important de faire savoir aux enfants qu’on les aime de façon inconditionnelle, même si on n’est pas d’accord avec ce qu’ils font.

- La discipline la plus efficace n’est ni trop rigide ni trop permissive. Trop stricte, elle repose entièrement sur un maintien de l’ordre par les parents plutôt qu’elle n’encourage le développement du contrôle de soi de l’enfant. Cela donne le plus souvent des enfants totalement soumis à leurs parents, mais qui deviennent incontrôlables une fois livrés à eux-mêmes. À l’inverse, des parents trop permissifs ont peu de chance de voir leur enfant bien se comporter et être capable de se débrouiller tout seul. Les enfants trop gâtés sont souvent égoïstes, grossiers et désagréables, s’énervent vite et n’obéissent pas facilement. Un enfant dont les parents sont soit trop stricts, soit trop permissifs peut avoir le sentiment de ne pas être aimé. Des parents stricts peuvent sembler cruels, tandis que des parents permissifs donnent parfois l’impression de ne pas s’intéresser à leur enfant ; dans les deux cas, l’enfant peut se sentir délaissé. Il s’agit, en fait, de trouver le juste milieu – en fixant des limites et en veillant à leur respect, avec fermeté et tendresse. Cela ne revient pas à dire qu’il n’existe pas de degrés dans les styles de discipline. Certains parents sont simplement plus permissifs et d’autres plus stricts. Cela ne pose pas de problème tant qu’ils ne sont pas excessifs dans un sens comme dans l’autre.

- Une discipline efficace doit être personnalisée. Si vous avez plusieurs enfants, vous avez certainement remarqué dès la naissance qu’ils n’avaient pas le même caractère. À vous d’adapter votre discipline à leur personnalité. Une légère remontrance peut suffire pour qu’un enfant s’arrête déjouer avec une prise électrique, tandis qu’un autre ne réagira que s’il perçoit de la colère – ou une véritable peur – dans votre voix. Il vous faudra même peut-être écarter physiquement votre enfant pour qu’il arrête de toucher à la prise. Il convient donc d’adapter votre style à chacun de vos enfants.

- Les circonstances peuvent modifier la réaction d’un enfant à la discipline. Un enfant qu’il faut, en général, fortement réprimander peut être accablé si vous le grondez, car il est fatigué ou perce des dents. Changez si nécessaire d’attitude pour répondre à ses besoins immédiats.

- Les enfants ont besoin de limites. Ils ne peuvent souvent pas se contrôler ou contrôler leurs réactions, et cela les effraie. Des limites justes, adaptées à leur âge, définies par les parents et appliquées tendrement et constamment, les protègent et les apaisent tandis qu’ils explorent le monde et grandissent. Il n’est pas bon, pour votre bébé comme pour ceux dont il peut enfreindre les droits, qu’il puisse outrepasser ces limites sous prétexte « qu’il n’est qu’un bébé ». Ce n’est pas parce que votre bébé n’a que 10 mois qu’il doit être autorisé à arracher des cheveux à son frère ou sa sœur, ou encore déchirer votre magazine avant même que vous n’y ayez jeté un œil. Il est très important d’apprendre à un bébé à vivre avec des limites dès son plus jeune âge. Il en aura de toute façon besoin pour réussir plus tard dans une société où la liberté s’arrête là où commence celle des autres – que ce soit à l’école, au travail et même à l’aire de jeux. À vous de fixer ces limites en fonction de vos priorités. Pour certains parents, il est essentiel de ne pas mettre les pieds sur le canapé et de ne pas manger dans le salon. Pour d’autres, il ne faut surtout pas entrer dans le bureau de maman ou de papa. La plupart des familles attachent une grande importance à la politesse et à des mots simples comme « s’il te plaît » et « merci », au partage et au respect des sentiments d’autrui. Fixez des limites que vous ferez soigneusement appliquer et limitez leur nombre. Si les règles sont trop nombreuses, votre bébé ne pourra pas suffisamment apprendre de ses expériences et de ses erreurs. Gardez en tête l’âge de votre bébé lorsque vous établissez – et faites appliquer – vos règles. S’il est raisonnable d’attendre d’un enfant de 3 ans qu’il dise « s’il te plaît » et « merci » ou range ses jouets, il n’est bien évidemment pas possible d’espérer qu’un enfant de 1 an le fasse. Si vous demandez plus que votre enfant ne peut fournir, l’échec sera inévitable. S’en tenir aux règles établies est toujours plus facile à dire qu’à faire. Il est tentant de céder à un adorable bambin qui vous fait un sourire espiègle lorsque vous lui dites « non » ou à une petite fille sensible qui fond en larmes dès qu’elle entend le même mot. Soyez ferme et souvenez-vous que vous agissez dans l’intérêt de votre enfant. Cela ne vous semble peut-être pas vital aujourd’hui d’empêcher votre bébé de manger des biscuits dans le salon, mais s’il n’apprend pas à respecter certaines règles dès maintenant, il aura du mal à obéir à toutes celles qui lui seront imposées plus tard. Même si votre enfant protestera pendant un moment encore, vous verrez toutefois qu’il acceptera peu à peu vos limites.

- Un bébé qui s’attire des ennuis n’est pas méchant. Les bébés et les jeunes enfants ne savent pas ce qui est bien ou mal, leurs actes ne peuvent donc pas être considérés comme méchants. Ils découvrent le monde qui les entoure en faisant leurs propres expériences, en observant les relations de cause et effet et en testant les adultes. Si vous répétez sans cesse à votre enfant qu’il est méchant, son ego peut en être affecté et sa confiance en soi et ses actions perturbées. L’enfant qui entend sans arrêt « Tu es méchant !  » il finira par le croire. Critiquez les comportements de votre bébé, mais pas votre bébé lui-même. (« C’est méchant de mordre », plutôt que : « Tu es méchant. »)

- II est important d’être cohérent. Une fois que vous avez défini un certain nombre de règles adaptées à l’âge de votre enfant, faites-les appliquer. Il n’y a rien de plus déroutant pour un jeune enfant que des règles qui ne sont valables que de temps à autre, ou qui varient selon que c’est sa mère, son père ou la baby-sitter qui s’occupe de lui. S’il n’a pas le droit de mettre les pieds sur le canapé aujourd’hui, mais qu’il peut le faire demain, ou s’il devait se laver les mains avant de passer à table hier, mais que ce n’est pas nécessaire aujourd’hui, il en déduira tout bonnement que le monde est déroutant et que les règles n’ont aucune valeur.

- Les mots ne suffisent pas. Ne vous contentez pas de lever les yeux de votre livre pour marmonner un « non » à votre bébé qui tire sur le câble de la télévision. Assurez-vous qu’il obéisse effectivement à votre ordre, sinon votre discipline n’est pas efficace (et peut, en outre, présenter des dangers). Pour que vos remontrances gardent leur impact, vous devez agir. Si votre premier « non » n’est pas suivi d’effet, réagissez tout de suite, surtout dans une situation dangereuse comme celle-là. Posez votre livre, prenez votre bébé et éloignez-le du câble auquel il s’intéresse en l’amenant si possible loin, dans une autre pièce. Distrayez-le ensuite en lui proposant un jouet qu’il aime bien. La plupart des bébés oublient vite un objet qu’ils n’ont plus sous les yeux – même si certains essaieront de revenir sur le « lieu du crime », dont vous devrez alors leur interdire l’accès. Une distraction peut aussi permettre à un bébé qui perçoit le « non » comme une atteinte à son ego de « sauver la face ».

- Les bébés et les jeunes enfants ont la mémoire courte. Ne vous attendez pas à ce que votre enfant retienne la leçon dès la première fois, mais plutôt à ce qu’il répète sa bêtise. Soyez patiente et prête à répéter de nombreuses fois le même message : « Ne touche pas à la télévision » ou « Ne mange pas la nourriture du chien. » Et ceci tous les jours pendant des semaines, avant que cela finisse par faire son effet ou que la fascination de votre enfant ait disparu.

- Les bébés adorent qu’on leur dise « non ». La plupart aiment défier leurs parents, tout autant qu’escalader un escalier ou faire rentrer un cercle dans une boîte à formes. Quelle que soit la réaction de votre enfant, ne laissez pas votre « non » devenir un jeu ou finir en éclat de rire. Votre bébé ne vous prendra alors plus au sérieux.

- Trop de « non » perdent de leur efficacité et sont démoralisants pour l’enfant. Limitez-les à des situations dans lesquelles le bien-être de votre bébé, ou de quelqu’un d’autre, est effectivement menacé. Souvenez-vous que tout ne doit pas donner lieu à une bataille. Vous n’aurez pas besoin de dire aussi souvent « non » si vous avez éliminé la plupart des dangers de votre maison et que votre enfant peut donc l’explorer en toute sécurité. À chaque fois que vous lui dites « non », essayez de lui proposer une alternative : « Non, tu ne peux pas jouer avec le livre de papa, mais tu peux regarder celui-là si tu veux » ou « Tu ne peux pas renverser le paquet de céréales par terre, mais tu peux jouer avec ces boîtes si tu veux. » Plutôt que de lui dire : « Non, ne touche pas les papiers dans le bureau de maman », s’il a déjà mis plusieurs documents par terre, dites : « Ces papiers sont à maman et ils doivent être dans ce tiroir. Tu veux m’aider à les ranger et à fermer le tiroir ? » De cette manière, votre enfant pourra « sauver la face » et n’aura pas l’impression d’être méchant. De temps en temps, si l’enjeu n’est pas important ou si vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur, laissez votre bébé gagner. Une victoire occasionnelle compensera les nombreuses défaites qu’il accumule chaque jour.

- Corrigez et récompensez votre enfant plutôt que de le punir. Les punitions, toujours discutables, sont particulièrement inutiles pour les jeunes enfants, dans la mesure où ils ne comprennent pas pourquoi ils sont punis. Les bébés sont trop jeunes pour faire le lien entre la punition, comme être privé de parc pendant un moment, et le fait qu’ils ont renversé la salière, ou pour comprendre que vous leur enlevez leur biberon parce qu’ils ont mordu leur frère ou leur sœur. Plutôt que de punir un enfant pour sa conduite, complimentez-le lorsqu’il agit bien. Insistez sur ses comportements positifs, récompensez-le et félicitez-le lorsqu’il se conduit bien – cela sera sans aucun doute plus efficace. Vous favorisez ainsi sa confiance en soi et l’encouragerez à mieux se conduire. Une autre approche efficace consiste à apprendre à votre enfant que tous ses actes ont certaines conséquences, et donc de le faire participer à la réparation de ses bêtises – en nettoyant, par exemple, le lait qu’il a renversé par terre, en ramassant les serviettes en papier qu’il a éparpillées un peu partout, en vous aidant à remettre en place les livres qu’il a fait tomber de l’étagère.

- La colère engendre la colère. Si vous éclatez de colère lorsque votre bébé casse l’un de vos plats favoris en le lançant à travers la pièce comme un ballon, il y a un risque également que votre bébé ne se contrôle pas et qu’il ne regrette pas son geste. Si nécessaire, prenez le temps de vous calmer avant de vous adresser à votre enfant. Une fois calmée, expliquez-lui que ce qu’il a fait n’est pas bien et pourquoi. (« Ce n’était pas un jouet, c’était le plat de maman. Tu l’as cassé et maintenant maman est triste. ») C’est très important de le faire, même si votre bébé ne semble pas du tout comprendre ce que vous lui expliquez ou s’il est déjà passé à autre chose. Lorsque vous êtes très angoissée, essayez de vous rappeler (même si ce n’est pas toujours facile) que votre objectif à long terme est de bien éduquer votre enfant et qu’en criant ou en lui donnant une fessée vous lui montrez plutôt le mauvais exemple. Ne vous inquiétez pas si vous avez parfois du mal à contrôler votre colère. Tout le monde a droit à l’erreur et à des moments de faiblesse, et votre enfant doit le savoir. Tant que vos « éclats » restent rares, espacés dans le temps et de courte durée, ils n’empêcheront pas une éducation efficace. Lorsque cela arrive, excusez-vous : « Je suis désolée, je me suis énervée, mais j’étais très en colère. » Vous pouvez aussi lui dire que vous l’aimez et lui faire un câlin pour le rassurer, et lui montrer que l’on s’énerve parfois contre des personnes que l’on aime et que de tels gestes sont normaux.

- Humour et discipline. L’humour est essentiel pour rendre la vie plus douce – et c’est également un outil disciplinaire efficace, aussi étonnant que cela puisse paraître. Utilisez-le dans les situations qui risqueraient de vous exaspérer, par exemple lorsque votre bébé refuse que vous lui enfiliez un vêtement. Plutôt que de mener une bataille perdue d’avance, recourez à l’humour. Faites semblant de le mettre au chien (ou au chat, à la poupée, ou encore à vous-même). L’absurdité de la situation mettra probablement fin aux objections de votre enfant, tout au moins pendant le temps nécessaire pour lui enfiler le vêtement. L’humour peut être utile dans de nombreux cas qui nécessitent d’habitude de la discipline. Demandez quelque chose en vous faisant passer pour un chien, un lion, ou tout autre animal que votre enfant adore. Portez votre bébé jusqu’à la table à langer tant redoutée en lui faisant faire l’avion (en le tenant bien), par exemple. Faites des grimaces avec votre bébé devant le miroir plutôt que de le gronder, tout en répétant : « Ne pleure pas, ne pleure pas. » Si vous prenez plus souvent les choses avec humour, votre vie s’en trouvera facilitée, surtout lorsque votre enfant approchera l’âge parfois difficile des 2 ans. Restez toutefois sérieuse lorsque la situation est dangereuse, un simple sourire pouvant être fatal à l’efficacité de la leçon que vous essayez d’inculquer à votre enfant.

- Les accidents requièrent un traitement différent. Souvenez-vous que tout le monde a droit à l’erreur, et que les bébés, étant donné leur immaturité émotionnelle, physique et intellectuelle, peuvent en faire plus que les autres. Lorsque votre enfant renverse un bol de lait en essayant d’attraper une tranche de pain, la meilleure réaction est la suivante : « Oh ! Le lait s’est renversé. Essaie de faire plus attention mon chéri. » Mais s’il renverse sa tasse exprès, vous pouvez alors lui dire : « Attention ! Il ne faut pas renverser le lait, il faut le boire. Tu en as mis partout et c’est du gaspillage. Regarde, il n’y en a plus maintenant. » Dans les deux cas, vous pouvez donner une éponge ou un papier absorbant à votre bébé pour qu’il participe au nettoyage. À l’avenir, évitez de trop remplir sa tasse et donnez à votre bébé l’occasion déjouer à remplir et vider des récipients, par exemple dans le bain.

- Les parents doivent absolument se comporter comme des adultes. Ceci signifie que vous devez rester calme lorsque votre enfant se met en colère, vous excuser lorsque vous avez commis une erreur, ne pas toujours demander que les choses soient faites comme vous le souhaitez si elles peuvent tout à fait être réalisées selon les désirs de votre bébé – d’une manière générale, soyez responsable.

- Les enfants sont dignes de respect. Plutôt que de traiter votre bébé comme un objet, un bien ou « juste un bébé », ayez le même respect pour lui que pour toute autre personne. Soyez polie (dites « s’il te plaît », « merci » et « excuse-moi »), donnez-lui des explications simples (même si vous pensez qu’il ne les comprendra pas) lorsque vous lui interdisez quelque chose, faites preuve de compréhension et de sympathie par rapport à ses souhaits et à ses sentiments (même si vous ne pouvez pas lui permettre de les exprimer), évitez de l’embarrasser (en le grondant devant des étrangers) et essayez de comprendre ce qu’il s’efforce de vous dire. Dans cette phase préverbale, lorsque baragouiner et montrer du doigt sont les principaux modes de communication de votre enfant, le comprendre est un véritable défi et le restera jusqu’à ce que son discours devienne clair et que son langage soit bien développé (entre 3 et 5 ans), mais il est important de faire cet effort. Souvenez-vous que c’est également frustrant pour lui.

- Un juste équilibre des droits doit exister entre les parents et l’enfant (ou les enfants). Il est facile de faire des erreurs pour les parents lorsque leur bébé est petit. Certains abandonnent tous leurs droits : ils vivent en fonction de l’emploi du temps de leur enfant, laissent tout tomber dès que celui-ci les appelle, font toujours passer les besoins de leur enfant avant les leurs – et finissent par lui apprendre que seuls ses droits sont importants. D’autres vivent au contraire leur vie comme s’ils n’avaient pas d’enfant. Sans penser à ses besoins, ils l’emmènent partout avec eux alors qu’il est épuisé, ils abandonnent l’histoire du soir au profit d’un match de football et préfèrent traîner à la maison plutôt que d’aller jusqu’à l’aire de jeux le dimanche après-midi. En agissant ainsi, ces parents enseignent à leur enfant que ses droits n’ont aucune importance. Il s’agit en fait de trouver un juste milieu : la vie de famille ne doit pas être exclusivement centrée ni sur le bébé, ni sur les parents.

- Personne n’est parfait – et personne n’est supposé l’être, encore moins de jeunes parents. Évitez de définir des règles que votre bébé ne peut absolument pas respecter. Il a tout le temps durant l’enfance pour se développer et finir par se comporter comme un adulte bien des années plus tard. Et à mesure qu’ils grandissent et mûrissent, les enfants ont également besoin de savoir que vous n’attendez pas la perfection, quel que soit leur âge. Félicitez votre enfant lorsqu’il accomplit quelque chose de bien, plutôt que de lui dire des généralités sur son caractère. Dites-lui : « Tu as été très gentil dans le magasin », plutôt que : « Tu es le plus beau bébé du monde. » Comme personne ne peut être tout le temps gentil, si vous faites trop d’éloges à votre enfant, il peut angoisser à l’idée de ne pas toujours pouvoir vous satisfaire. En agissant ainsi, vous le rendez également dépendant de vos compliments pour se sentir bien. Vous ne devez pas non plus trop exiger de vous. Les parents qui ne perdent jamais leur calme, ne crient jamais et n’ont jamais eu envie de donner la moindre fessée à un enfant difficile n’existent pas. Il est peut-être préférable d’exprimer de temps à autre votre colère et votre frustration, sans pour autant vous laisser aller à donner une fessée (voir page précédente), plutôt que de les garder enfouies à l’intérieur de vous. Une colère contenue pourra éclater mal à propos, souvent sans commune mesure avec l’importance de la bêtise. Si vous sentez toutefois que vous perdez trop souvent votre calme devant votre bébé, essayez d’en déterminer la cause. Êtes-vous en colère parce que vous êtes la seule à vous en occuper ? Êtes-vous vraiment en colère contre vous ou quelqu’un d’autre et reportez-vous votre colère sur votre bébé ? Avez-vous défini trop de limites ou donné trop d’occasions de s’attirer des ennuis à votre bébé ? Si oui, efforcez-vous de remédier à cette situation.

- Les enfants ont besoin de savoir qu’ils ont un certain contrôle sur leur vie. Il ne sera pas toujours possible de laisser décider un bébé, mais donnez-lui l’occasion de faire des choix – par exemple, le biscuit ou la tranche de pain, la balançoire ou le toboggan, le biberon avec l’éléphant ou celui avec le clown. Cependant, ne lui offrez pas trop de choix (qui ne feront que le submerger) et n’oubliez pas que certains choix ne doivent pas appartenir à un bébé.

 
 

faq.jpg    Une FAQ ou « Frequently Asked Questions » (mal traduit en français par : Foire Aux Questions) est un regroupement de questions et réponses concernant un sujet particulier (l’univers de bébé dans le cas présent). La FAQ bébé traite de quelques sujets auxquels nous avons été confrontés et pour lesquels nous nous sommes dit que les réponses pouvaient intéresser d’autres parents …

Biberons et bisphénol A, le principe de précaution Canadien

Publié le Vendredi 17 octobre 2008 à 22:50 - par Phil B.

Cet article fait suite aux billets précédents concernant le Bisphénol-A présent dans certains biberons.

A lire avant sur le blog de Cerise :

- Le bisphenol-A libéré par le plastique de certains biberons contaminerait le lait !
- Publication de l’ébauche de l’évaluation préalable pour le bisphénol A

 
 
Le 17 octobre 2008 le gouvernement du Canada décide d’interdire l’importation et la vente des biberons en polycarbonate qui contiennent du bisphénol A (BPA), ainsi que la publicité sur ces produits.

Voici le texte du communiqué de presse officiel (lisible sur le site de Santé Canada) :

OTTAWALe gouvernement du Canada a annoncé aujourd’hui qu’il entreprendra dès maintenant la rédaction d’un règlement visant à interdire l’importation et la vente des biberons en polycarbonate qui contiennent du bisphénol A (BPA), ainsi que la publicité sur ces produits. Le gouvernement prendra également des mesures pour limiter les quantités de bisphénol A rejetées dans l’environnement.

« En 2007, nous avons lancé un défi à l’industrie en vertu de notre Plan de gestion des produits chimiques, en lui demandant de nous fournir des renseignements sur la manière dont elle gère le bisphénol A », a déclaré l’honorable Tony Clement, ministre de la Santé. « L’annonce d’aujourd’hui marque une étape déterminante pour notre gouvernement et pour le Canada, qui devient ainsi le premier pays au monde à réglementer cette substance. »

« Un grand nombre de Canadiens, en particulier des mères de bébés et de jeunes enfants de ma circonscription d’Ottawa Ouest-Nepean, m’ont fait part de leurs inquiétudes au sujet des risques associés à la présence du bisphénol A dans les biberons », a déclaré le ministre canadien de l’Environnement, John Baird. « La confirmation de l’interdiction de l’usage du BPA dans les biberons, que nous annonçons aujourd’hui, prouve que notre gouvernement a agi correctement en adoptant des mesures visant à protéger la santé et l’environnement pour tous les Canadiens. »

L’évaluation du bisphénol indique que la population en général n’a pas à s’inquiéter. Et bien que cette évaluation ait porté essentiellement sur les effets du bisphénol A sur les nouveaux-nés et les bébés de moins de 18 mois, les risques pour la santé des Canadiens de tous âges ont été examinés.

Il a été déterminé que les principales sources d’exposition chez les nourrissons et les bébés proviennent de l’usage de biberons en polycarbonate chauffés à haute température et la migration du bisphénol A dans les boîtes métalliques vers les préparations pour nourrissons. Les scientifiques qui ont mené cette étude ont conclu que les niveaux d’exposition au bisphénol A

chez les nourrissons et les bébés sont inférieurs à ceux qui entraînent des effets; cependant, en raison des incertitudes soulevées par d’autres études sur les effets potentiels du bisphénol A à faibles concentrations, le gouvernement du Canada met en place des mesures pour protéger les nourrissons et les jeunes enfants.

Les scientifiques d’Environnement Canada ont constaté que le bisphénol A pénètre dans l’environnement par les eaux usées, les résidus de lavage et les percolats de décharge. De plus, le bisphénol A se décompose lentement dans l’environnement en l’absence d’oxygène. L’effet combiné de cette lente décomposition et du vaste usage du bisphénol A au Canada laisse supposer que ce composé chimique pourrait, au fil du temps, s’accumuler dans les eaux et nuire ainsi aux poissons et autres organismes.

Le gouvernement investira une somme supplémentaire de 1,7 million de dollars au cours des trois prochaines années pour financer des projets de recherche sur le bisphénol A. Ces recherches, qui s’ajoutent aux études approfondies actuellement menées par Santé Canada et Environnement Canada, aideront à combler les principales lacunes des connaissances scientifiques au Canada et sur la scène internationale, ainsi qu’à étayer la prise de décisions du gouvernement si d’autres mesures s’avéraient nécessaires.

Le rapport final d’évaluation préalable et la stratégie proposée de gestion des risques seront publiés dans la Gazette du Canada, Partie I, le 18 octobre 2008. La publication de la stratégie proposée de gestion des risques sera suivie d’une période de consultation de 60 jours. La réglementation devrait entrer en vigueur en 2009.

 
 
RAPPEL : Qu’est-ce que le bisphénol A ?

Le bisphénol A est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication du polycarbonate, un plastique rigide, et de résines époxy.

Le polycarbonate entre dans la composition de biens de consommation tels que biberons, bouteilles d’eau réutilisables, pots à eau ou à jus, gourdes, articles de table et récipients.

Les résines époxy servent de pellicule protectrice dans les boîtes de conserve.

Le bisphénol A est un élément important de la mince couche d’enduit qu’on applique sur les parois internes des boîtes de conserve. Cette pellicule prévient la corrosion et empêche les métaux dissous de contaminer le contenu de la boîte de conserve. Elle aide aussi à préserver la qualité et l’innocuité des aliments en conserve.

Les plastiques et résines contenant du bisphénol A peuvent aussi entrer dans la composition de divers autres produits, notamment :

  • - dispositifs médicaux (p.ex. oxygénateurs sanguins, incubateurs, appareils respiratoires)
  • - résines de scellement
  • - articles de sport et équipement de protection (p.ex. casques de hockey)
  • - appareils électroniques (p.ex. dispositifs d’alarme, boîtiers de téléphone cellulaire et ordinateurs)
  • - pièces pour véhicules automobiles (p.ex. phares, pare-chocs et dispositifs d’éclairage intérieur)

Le bisphénol A n’existe pas à l’état naturel dans l’environnement.


FAQ : Les accidents mieux vaut prévenir que guérir !

Publié le Mercredi 10 septembre 2008 à 7:15 - par Phil B.

En dépit de leur apparence, les bébés ne sont pas si fragiles que ça … mais il sont néanmoins vulnérables et comme le dit l’adage il vaut mieux prévenir que guérir !

Chaque étape du développement de l’enfant comporte des risques spécifiques :

Dès sa naissance, votre enfant doit constamment être sous la surveillance d’un adulte. Dans son lit, veillez à le coucher en toute sécurité. Ne le laissez jamais seul que ce soit dans son bain, sur la table à langer, dans la maison ou dans la voiture.

A partir de 3 mois, votre enfant commence à attraper les objets à sa portée. Il peut se retourner, rouler sur le côté et tomber de la table à langer, de votre lit ou du canapé.

Entre 4 et 6 mois, votre enfant commence peu à peu à se tenir assis mais il n’est pas toujours capable de garder son équilibre.

Entre 6 et 9 mois, votre enfant apprend progressivement à se déplacer en rampant puis en marchant à 4 pattes. Sa curiosité le pousse à toucher tous les objets qui sont à sa portée et à les mettre dans la bouche. Il risque de s’étouffer avec des petits objets ou des petits aliments.

Entre 9 et 18 mois, votre enfant commence à se mettre debout puis à marcher et il explore le monde qui l’entoure. Il comprend progressivement la signification du « non ». Attention aux chutes dans les escaliers, aux brûlures dans la cuisine et aux produits ménagers qu’il pourrait avaler.

A partir de 18 mois, votre enfant devient plus autonome. Il commence à comprendre vos conseils et vos explications pour éviter les dangers mais il veut vous imiter. Il grimpe partout, ce qui augmente les risques de chutes. Faites attention aux fenêtres ouvertes.

Pour aller plus loin, lire la brochure au format PDF : Avec l’enfant Vivons la Sécurité.

 
 

faq.jpg    Une FAQ ou « Frequently Asked Questions » (mal traduit en français par : Foire Aux Questions) est un regroupement de questions et réponses concernant un sujet particulier (l’univers de bébé dans le cas présent). La FAQ bébé traite de quelques sujets auxquels nous avons été confrontés et pour lesquels nous nous sommes dit que les réponses pouvaient intéresser d’autres parents …

FAQ : Guide de la nutrition de la naissance à 3 ans

Publié le Mercredi 21 mai 2008 à 7:26 - par Phil B.

Dès sa naissance, manger est une des activités préférées de votre enfant, non seulement parce qu’il en a besoin mais aussi parce que cela constitue un tendre moment d’échanges avec vous. Le lait maternel est alors l’aliment idéal, mais les « préparations infantiles » peuvent être choisies. A partir de 6 mois, en diversifiant progressivement ses repas, vous commencerez à élargir sa palette de goûts en lui faisant découvrir des saveurs et des textures nouvelles. En l’observant, en le comprenant, vous lui apprendrez les bases d’une alimentation favorable à sa santé.

pour aider les parents, l’INPES (l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) a publié un petit guide de 40 pages très bien fait : Le guide nutrition de la naissance à trois ans (disponible ici au format PDF). Par des recommandations simples et des repères de consommation validés par les instances scientifiques de santé publique, ce guide se propose de vous y aider.

guide_inpes.jpg

 
Au sommaire du guide :

  • - Pourquoi et comment allaiter mon bébé ?
  • - Comment nourrir mon bébé au biberon ?
  • - Comment nourrir mon enfant de 6 mois à 3 ans ?
  • - Comment prévenir les risques d’allergie alimentaire
  • - Repères d’introduction des aliments de la naissance à 3 ans

 
Télécharger le guide au format PDF en cliquant ici

 
 

faq.jpg    Une FAQ ou « Frequently Asked Questions » (mal traduit en français par : Foire Aux Questions) est un regroupement de questions et réponses concernant un sujet particulier (l’univers de bébé dans le cas présent). La FAQ bébé traite de quelques sujets auxquels nous avons été confrontés et pour lesquels nous nous sommes dit que les réponses pouvaient intéresser d’autres parents …

Publication de l’ébauche de l’évaluation préalable pour le bisphénol A

Publié le Mercredi 14 mai 2008 à 12:41 - par Phil B.

(Note : à lire aussi l’article Biberons et bisphénol A, le principe de précaution Canadien)

Fin févier, je publiais le billet suivant : Le bisphenol-A libéré par le plastique de certains biberons contaminerait le lait ! et dans la conclusion, je disais qu’un rapport de Santé Canada allait être publié d’ici le mois de mai 2008.

C’est chose faite …

La partie du rapport sur l’ébauche du rapport d’évaluation préalable qui traite de la santé humaine donne un aperçu de l’approche proposée de Santé Canada afin de caractériser le risque que pose l’exposition au bisphénol A pour la population générale, y compris l’approche de l’application du poids de la preuve et du principe de précaution de SC qui lui a permis de tirer ses conclusions fondées sur ce risque.

Le document est téléchargeable ici : ébauche du rapport d’évaluation préalable (la partie concernant les biberons se trouve aux alentours de la page 42 du rapport).

Une période de consultation publique de 60 jours accompagne la publication de ces documents elle se terminera le 18 juin 2008. Date à laquelle un rapport définitif sera publié.

 
Le point de vu du ministre Clement sur le bisphénol A est le suivant (le discours complet du ministre Clément est accessible sur le site de Santé Canada) :

Notre évaluation préliminaire indique que la plupart des Canadiens n’ont pas à s’inquiéter, car les effets sur la santé se manifestent à des concentrations bien plus fortes que celles auxquelles nous sommes exposés au Canada.

Or, il n’en est pas de même pour les nouveau-nés et les nourrissons dont le développement peut être compromis par le bisphénol A.

Bien que les données scientifiques disponibles indiquent que les niveaux auxquels sont exposés les nouveau-nés et les nourrissons sont inférieurs aux concentrations jugées nuisibles, il vaut mieux être prudent. J’annonce donc aujourd’hui des mesures visant à réduire les niveaux d’exposition et à accroître la sécurité.

Donc, si aucun renseignement nouveau, pertinent et irréfutable n’émane de la période de consultation publique, nous entendons interdire l’importation, la vente et la publicité des biberons en polycarbonate.

Voilà qui a le mérite d’être clair !

 
 
RAPPEL : Qu’est-ce que le bisphénol A ?

Le bisphénol A est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication du polycarbonate, un plastique rigide, et de résines époxy.

Le polycarbonate entre dans la composition de biens de consommation tels que biberons, bouteilles d’eau réutilisables, pots à eau ou à jus, gourdes, articles de table et récipients.

Les résines époxy servent de pellicule protectrice dans les boîtes de conserve.

Le bisphénol A est un élément important de la mince couche d’enduit qu’on applique sur les parois internes des boîtes de conserve. Cette pellicule prévient la corrosion et empêche les métaux dissous de contaminer le contenu de la boîte de conserve. Elle aide aussi à préserver la qualité et l’innocuité des aliments en conserve.

Les plastiques et résines contenant du bisphénol A peuvent aussi entrer dans la composition de divers autres produits, notamment :

  • - dispositifs médicaux (p.ex. oxygénateurs sanguins, incubateurs, appareils respiratoires)
  • - résines de scellement
  • - articles de sport et équipement de protection (p.ex. casques de hockey)
  • - appareils électroniques (p.ex. dispositifs d’alarme, boîtiers de téléphone cellulaire et ordinateurs)
  • - pièces pour véhicules automobiles (p.ex. phares, pare-chocs et dispositifs d’éclairage intérieur)

Le bisphénol A n’existe pas à l’état naturel dans l’environnement.


FAQ : Dormir comme un bébé …

Publié le Mercredi 26 mars 2008 à 7:08 - par Phil B.

Une spécialiste du sommeil des enfants donne quelques conseils de base sur le sommeil des nourrissons (la vidéo est en anglais, désolé pour les anglophobe, j’ai fait un petit résumé en français ci-après).

Cliquez sur l’image ci-dessus pour démarrer la vidéo

 

1 : Le lit

Il est préférable que le matelas du bébé soit neuf, si ce n’est pas le cas (matelas de son grand frère ou de sa grande soeur, cousins, enfants amis, …), vous devrez vous assurer qu’il est parfaitement propre, sec et exempt de déchirures. Il doit être ferme et s’adapter parfaitement au lit du bébé. Les matelas aérés comportant des trous ne sont pas recommandés, car impossibles à maintenir propre.

Une règle importante : le bébé doit dormir dans un VRAI lit, pas dans un canapé, un édredon, …

2 : La température

La température ambiante idéalement recommandée pour un bébé est de 17-20 °C. Ce qui pourrait paraître plutôt frais pour beaucoup de gens, de nombreuses études ont démontré que cette fourchette de température était la plus adaptée à un bon sommeil d’un bébé. Evitez autant que possible de placer le lit à côté d’un chauffage, même si celui-ci comporte un thermostat.

3 : La position

Le bébé doit être positionné sur le dos, c’est la posture la plus sûre (posture à proscrire : sur le ventre) ! Il devra par contre être positionné sur le côté si il a eut la clavicule brisée lors de l’accouchement. Toujours pour des raisons de sécurité, il est nécessaire d’éloigner sa tête du bord du lit.
Si vous n’utilisez pas de turbulette, veillez à ce que la petite couverture lui arrive au maximum en dessous des épaules.

4 : Literie

Avant un an, les couettes et les oreillers ne sont pas recommandés ! De même que les bouillottes ou les couvertures chauffantes.

5 : Dormir avec son enfant

Un enfant doit dormir DANS SON LIT, pas dans le lit de ses parents aussi bien pour des raisons de sécurité (risque d’écrasement) que pour son bon développement psychologique. Au début, vous pouvez jusqu’à l’âge de 6 mois avoir le lit du bébé dans votre chambre. Par la suite, si la place est disponible il est préférable qu’il ait sa chambre à lui (pas besoin d’un espace immense).


Gastro-entérite, Rotavirus et Vaccins

Publié le Vendredi 21 mars 2008 à 14:53 - par Phil B.

La gastro-entérite est une maladie qui touche le tube digestif. Le plus souvent, elle est due à un virus ; parfois à une bactérie, un parasite ou un champignon. Elle est, avec la bronchiolite, l’une des pathologies les plus redoutées des parents de nourrissons en raison du fort risque de déshydratation. Elle se manifeste par une diarrhée, des douleurs abdominales, des ballonnements, des vomissements parfois associés à de la fièvre. L’enfant est fatigué, rechigne à manger, et parfois a mal à la tête.

Dans la majorité des cas, la maladie dure quelques jours et ne laisse pas de séquelles. Mais parfois, des complications surviennent parce que l’enfant se déshydrate. Les bébés de moins de 2 ans sont particulièrement fragiles. Chaque année, les rotavirus sont responsables de 2 millions d’hospitalisations et de plus de 600.000 décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde. En France, on dénombre 8.000 hospitalisations et une trentaine de morts.

Même si chaque année, la médiatisation de l’épidémie du début de l’hiver peut faire penser que la gastro-entérite ne sévit qu’à cette période, il n’y a pas de saison pour cette affection ! Les rotavirus circulent toute l’année et peuvent être à l’origine d’épidémies à tout moment. En hiver, la cause la plus fréquente est la contamination par des virus, soit par contact direct, soit par l’intermédiaire d’objet. Le rotavirus est souvent le coupable, particulièrement chez les nourrissons de 6 mois à 2 ans. On considère que tous les enfants auront au moins une gastro-entérite à rotavirus durant les trois premières années de leur vie. Dans 10 à 20% des cas seulement, une bactérie sera en cause. En été, l’ingestion d’aliments ou de boisson contaminées par des bactéries est le plus souvent à l’origine d’une petite gastro.

Les mesures d’hygiène indispensables telles que le lavage des mains après chaque passage aux toilettes, comme avant et après la préparation des repas, les changes… limitent indiscutablement la survenue d’une gastro (La gastro-entérite dite à rotavirus touche tous les enfants au moins une fois au cours de leurs deux premières années de vie)

Vacciner

Depuis 2006 deux vaccins contre les rotavirus ont été mis sur le marché en France, ils permettent d’offrir aux nourrissons une protection durant la période où ils sont les plus vulnérables. Tous les nourrissons (*) peuvent bénéficier de cette vaccination contre les rotavirus, ils peuvent être vacciné dès deux mois. Seule contrainte du calendrier : l’ensemble des doses doivent être prises avant la 24éme semaine de vie du nourrisson.

Ces vaccins entraînent une réduction de 50 % des gastro-entérites, toute cause confondue (pas seulement dues à des rotavirus), ainsi qu’une baisse de 70 % des hospitalisations. La vaccination contre la gastro-entérite du nourrisson ne figure pas dans le calendrier vaccinal. Elle est simplement recommandée, et ce, même chez les enfants allaités.

Ces vaccins coûtent en moyenne 100 €, et s’ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, certaines mutuelles ont décidées de prendre en charge une partie du coût …

Comparaison des deux vaccins existants

Le Rotarix® : vaccin dit monovalent, deux doses à prendre par voie orale
Le Rotateq® : vaccin dit pentavalent, trois doses à prendre par voie orale

Les deux vaccins sont basés sur le même principe : le virus vaccinal atténué est administré par voie orale et doit se répliquer dans l’intestin pour induire une immunité protectrice.

rotarix.jpg

Le Rotarix® est un vaccin développé à partir d’une souche humaine atténuée monovalente. Vu son origine humaine, le virus vaccinal se réplique aisément dans l’intestin ce qui nécessite une stimulation antigénique plus faible. Le vaccin s’administre en deux doses. Les anticorps produits se montrent également protecteurs contre les autres sérotypes. Les résultats d’une étude de phase III menée en Amérique Latine sur plus de 63 000 nourrissons rapportent une protection de 85% contre les gastro-entérites sévères à rotavirus et contre les hospitalisations dues aux gastro-entérites à rotavirus et de 42% vis-à-vis des hospitalisations dues aux gastro-entérites en général. L’efficacité contre les gastro-entérites sévères dues aux souches homologues au vaccin (G1P[8]) est de 90.8% et vis à vis des souches non G1 partageant le même antigène P8 (G3,G4,G9) de 87.3%. Une étude européenne de phase III portant sur 3 874 nourrissons rapporte une efficacité de 96% contre les gastro-entérites sévères à RV, de 100% vis-à-vis des hospitalisations dues aux gastro-entérites à rotavirus et de 75% vis-à-vis des hospitalisations dues aux gastro-entérites en général (14). Ces données confirment la sous-estimation de l’incidence du rotavirus dans les gastro-entérites hospitalisées. En terme de sécurité, l’étude Sud-Américaine n’a pas montré d’incidence accrue d’invagination (introduction d’une partie de l’intestin grêle dans celle qui leur fait suite à la manière d’un doigt de gant) dans le groupe vacciné comparé au placebo. Le Rotarix® est actuellement commercialisé dans plus de trente pays.

Documents disponibles sur le Rotarix® auprès de l’European Medicines Agency

- Résumé des caractéristiques du produit (FR)
- Summary for the public (UK)
- Scientific Discussion (UK)
- Procedural steps taken before authorisation (UK)
- Procedural steps taken and scientific information after authorisation (UK)

rotateq.jpg

Le Rotateq® est un vaccin développé à partir d’une souche bovine mise en culture en présence de souches humaines. Il s’agit d’un vaccin pentavalent comportant les souches humaines-bovines G1,G2,G3,G4 et P1[8] qui s’administre en trois doses. La proportion de nourrissons développant des anticorps neutralisant contre le sérotype G augmente avec le nombre de doses pour atteindre 70% après la troisième dose (15,16). Les résultats d’une étude de phase III menée sur 68 000 nourrissons rapportent une efficacité de 98% vis-à-vis des gastro-entérites sévères à rotavirus de type G1-4 et 95.8% de réduction de consultations et hospitalisations dues aux gastro-entérites à rotavirus de type G1-4.

Documents disponibles sur le Rotateq® auprès de l’European Medicines Agency

- Résumé des caractéristiques du produit (FR)
- Summary for the public (UK)
- Scientific Discussion (UK)
- Procedural steps taken before authorisation (UK)
- Procedural steps taken and scientific information after authorisation (UK)

 

En cas de gastro-entérite chez le nourrisson

Si le nourrisson a moins de 24 mois, il faut rappeler le médecin ! Et en attendant sa venue, il est impératif de maintenir une hydratation correcte du nourrisson.

il ne faut pas confondre « boire » et « manger », on ne réhydrate pas avec un lait sans lactose ! Les solutions de réhydratation orale (SRO) sont les seules boissons adaptées à proposer à un nourrisson présentant une diarrhée aiguë afin de prévenir ou de traiter la déshydratation.

Les solutions disponibles en France sont les solutions hydro-électrolytiques sucrées (Alhydrate®, Adiaril®, Blédilait RO®, Fanolyte®, GES45®, Hydrigoz®, Lytren®, Picolite®, Viatol®), celles à base de céréales n’étant pas commercialisées. Elles ne doivent pas être confondues avec les substituts lactés qui ne servent pas à réhydrater mais à nourrir. Elles se composent principalement d’eau, de sodium (environ 50 mEq/l), et de sucre, dans des proportions adaptées aux pertes hydro-sodées de l’enfant et à l’osmolarité de sa lumière digestive. Le sucre facilite l’absorption intestinale du sodium et ainsi de l’eau, tout en réduisant les vomissements.

Verser un sachet de poudre de la solution dans un biberon de 200 ml d’eau faiblement minéralisée. Ne rien ajouter et respecter cette proportion. Consommer dans les 24h suivant la reconstitution.

Il faut proposer souvent à boire à l’enfant, au début plusieurs fois par heure. Si le nourrisson refuse la solution, c’est presque toujours parce qu’il n’a pas soif et n’est pas déshydraté. Il faut continuer de lui proposer régulièrement la solution qu’il boira dès les premiers signes de déshydratation (Un enfant déshydraté a soif ! Un enfant qui a soif, boit !).

En cas de vomissements, il faut donner la solution bien fraîche (la laisser au réfrigérateur), au début toutes les 5 à 10 min, par petites gorgées ou même à la cuillère. La solution permet d’arrêter les vomissements dans la grande majorité des cas (avec disparition de la cétose). Ensuite, on laisse boire à volonté l’enfant qui règle ses apports selon sa soif. Un nourrisson peut boire des quantités considérables de solution, jusque 300 ml/kg/jour.

Le fait que l’enfant émette une selle au moment où il boit est dû à un réflexe gastro-colique normal, ce n’est pas la solution qu’il vient de boire qui repart immédiatement !

Il convient de noter les quantités bues, le nombre de selles et de vomissements, la température, et si possible (la location d’une balance doit être encouragée avant l’âge de 6 mois) de peser l’enfant toutes les 4 h.

Poursuivre l’alimentation ou la reprendre précocement dès que la déshydratation est corrigée (pas de réhydratation orale exclusive pendant plus de 6 h !), pour le maintien de l’état nutritionnel, des activités disaccharidasiques…

 


 

(*) Note, passé 6 mois, il est inutile de faire vacciner les nourrissons, ni même de procéder à un rattrapage. C’est trop tard ! En effet, le risque de survenue des gastro-entérites les plus sévères chez les nourrissons se situe autour de l’âge 4-6 mois. L’acte vaccinal a donc pour objectif d’immuniser les tout-petits entre 4 et 6 mois. Les études d’efficacité montrent cependant que la protection est maintenue au cours des deux premières années de vie de l’enfant.


FAQ : Prise de poids

Publié le Lundi 10 mars 2008 à 15:38 - par Phil B.

Inutile de peser bébé tous les jours : s’il mange normalement, il grossira progressivement, comme tous les bébés. La prise de poids n’a pas de sens d’un jour sur l’autre car elle dépend de l’heure de la pesée, de l’appétit de votre enfant, etc. En revanche, elle doit s’établir de façon régulière d’une semaine à l’autre, puis d’un mois à l’autre. La prise de poids moyenne d’un bébé au cours de sa première année est impressionnante : en douze mois, il aura généralement triplé son poids de naissance !

– O à 3 mois 900 g.
– 3 à 6 mois 750 g.
– 6 à 9 mois 600 g.
– 9 à 12 mois 450 g.

 

Prise de poids chez l’enfant de 0 à 3 ans :

courbe-poids-enfant.gif

 
 

faq.jpg    Une FAQ ou « Frequently Asked Questions » (mal traduit en français par : Foire Aux Questions) est un regroupement de questions et réponses concernant un sujet particulier (l’univers de bébé dans le cas présent). La FAQ bébé traite de quelques sujets auxquels nous avons été confrontés et pour lesquels nous nous sommes dit que les réponses pouvaient intéresser d’autres parents …