Interlude : hommes, femmes la différence !

Publié le Dimanche 23 septembre 2007 à 5:30 - par Phil B.

Le cerveau féminin dispose d’un corps calleux plus épais de 10 % que celui du cerveau masculin, les femmes ayant jusqu’à 30 % de connexions de plus entre les hémisphères gauche et droit. Voilà pourquoi elles sont capables de marcher, de parler et de se mettre du rouge à lèvres… en même temps. Pour les femmes, les toilettes sont l’équivalent de clubs sociaux ou de cabinets de thérapie. De parfaites étrangères peuvent en ressortir comme les meilleures amies du monde. Les hommes, eux, se rendent aux toilettes pour des raisons purement biologiques. On n’a jamais entendu un homme demander : Pierre, je vais aux toilettes. Tu m’accompagnes ?

OK, tout ça c’est bien, mais ça n’explique pas pourquoi les hommes ne retrouvent jamais leurs chaussettes et les femmes ne savent pas lire une carte routière ?

  • - Papa Ventripotent : Tu sais où sont mes chaussettes ?
  • - Maman Heureuse : Dans l’armoire !
  • - Papa Ventripotent : Je regarde à l’intérieur, mais je ne les vois pas !
  • - Maman Heureuse : Je les ai rangées il y a dix minutes !
  • - Papa Ventripotent : Tu as dû les mettre ailleurs car elles ne sont pas là !
  • - Maman Heureuse : (agacée) Et ça c’est quoi ?
  • - Papa Ventripotent : Gna !

En fait, il faut savoir que les hommes et les femmes ont une vision qui fonctionne différemment. Vous, mesdames, vous êtes capable d’appréhender tout ce qui vous entoure d’un simple coup d’oeil. Vos yeux sont de véritables radars, qui captent le moindre détail dans un angle d’au moins 45 degrés. Forcément, cela vous semblerait naturel qu’il en soit de mêmes pour les hommes. Or, ce n’est pas le cas, et cet état de fait est la source de bien des ennuis dans les couples.

Pour comprendre ce dysfonctionnement, il faut remonter au temps des cavernes, quand monsieur Cro Magnon allait chasser pendant que madame Cro-Magnon gardait le foyer et les enfants : les rôles de chaque sexe étaient clairement définis, et chacun savait ce qu’il avait à faire.

La chasse est une tâche qui nécessite certaines capacités, comme pouvoir s’orienter sur de longues distances, repérer une proie de loin, ou toucher une cible en mouvement. C’est pourquoi les hommes ont développé une vision en tunnel, sont capable se focaliser sur un point précis à une longue distance, et sont naturellement doués pour évaluer les distances et les trajectoires (ceci explique pourquoi les femmes ont tant de difficultés avec les créneaux).

Les femmes, de leur côté, étaient responsables de la maternité. Elles avaient pour tâches de garder la caverne, et de s’occuper des enfants. Les compétences nécessaires pour mener ces missions à bien étaient complètement différentes. C’est pourquoi les femmes ont développé une vision périphérique, capable de les informer sur les changements infimes de leur lieu de vie, et une faculté à décoder les émotions et à lire le langage corporel (ceci explique pourquoi une mère connaît absolument tout de ses enfants, alors qu’un père se rappelle tout juste de leurs dates d’anniversaire).

Quand une femme cherche une paire de chaussettes dans l’armoire, elle n’a qu’à jeter un coup d’oeil, sa vision périphérique lui permet de détecter instantanément ce qu’elle cherche. Mais pour un homme, l’exercice est tout autre. Il lui faut balayer chaque centimètre carré de l’intérieur de l’armoire jusqu’à ce que sa vision en tunnel se pose exactement sur LA paire de chaussette.

Alors si vous voulez préserver la santé et le bien être de votre couple : sollicitez l’hémisphère droit de votre compagnon en lui faisant un plan !

Cerveau Homme Femme

Note du Papa Ventripotent : Je sens bien O cher(e) lecteur(trice) poindre LA question : « mais c’est quoi le rapport avec le Blog de Cerise ? ». La réponse est simple 1/ PARCE QUE 2/ dans le titre il y a marqué INTERLUDE et 3/ parce que c’est important pour comprendre la suite des événements ! Non, mais !


La musique adoucit les moeurs …

Publié le Mardi 4 septembre 2007 à 8:00 - par Phil B.

Je viens de lire un article assez complexe mais très intéressant dans la revue « Audiology & Neuro-Otology » (quand je vous dit que je me documente … hein … je ne fais pas que lire les pages jouets du catalogue Aubert !) : « Intelligibility of Sentences Recorded from the Uterus of a Pregnant Ewe and from the Fetal Inner Ear » (pour ceux qui s’inquiéteraient d’une déviance possible de ma part du fait de mes lectures sur les brebis et moutons, je les rassure : j’aime beaucoup les animaux … DANS MON ASSIETTE … non … mais ! J’t'en ficherai moi des déviances !)

Abstract:

The intelligibility of sentences recorded from the uterus of a pregnant ewe and from the near-term fetal sheep inner ear was judged by 30 listeners. Sentences were presented to the ewe at 95 and 105 dB SPL while sequential recordings of sound with a hydrophone and a cochlear microphonic (CM) with electrodes were made. Recordings were randomized and presented to listeners to judge the intelligibility of sentences processed through the ewe and fetal inner ear. Intelligibility scores were nearly 99% for air and uterus conditions, dropped to 73% for CM ex utero and to 41% for CM in utero. Results indicated that filtering provided by the tissues and fluids of the maternal abdomen did not affect sentence intelligibility significantly, but the filtering effects as the signal passed into the fetal inner ear resulted in much poorer intelligibility.

C’est dingue ce que la science arrive à faire aujourd’hui : placer l’équivalent d’un micro dans l’oreille interne du foetus d’une brebis pour comprendre comment les sons se propagent. Le Professeur Ken Gerhardt, auteur de la dite thèse, explique que les sons à basse fréquence atteignent le foetus assez facilement à travers le liquide amniotique, tandis que les hautes fréquences sont étouffées (les voyelles passent, mais pas les consonnes). Et que suivant la même logique, un foetus entendrait les basses notes d’un piano, mais pas les plus hautes …

Essayons de résumer un peu cet article …

L’audition chez l’humain est un sens qui s’active déjà à la phase foetale. Entre le 4ème et le 5ème, il commence à percevoir dans son milieu aquatique les sons et les vibrations non seulement à travers l’ouïe, mais aussi à travers les os par résonnance. Il entend deux types de bruits : endogènes, ou internes, et exogènes, ou externes. Pour les bruits endogènes (les bruits de fond provenant de la mère et du placenta), le bébé entend les bruits cardiovasculaires de sa mère, les bruits digestifs, respiratoires et les frottements liés aux mouvements. Tous ces sons constituent un bruit de fond fait de basses fréquences (500/700 Hz). Les bruits exogènes sont les bruits extérieurs venant de l’environnement, y compris la voix du père, et qui vont subir une légère atténuation à cause de la paroi abdominale. Le foetus distingue la voix de sa mère avant son visage et commence à être capable de décoder, même s’il ne la comprend encore, la valeur expressive des interventions acoustiques de l’adulte. Cette phase est extrèmement importante dans le développement de la capacité de socialisation du futur enfant.

La voix du père est également perçue par l’enfant, mais d’une façon tout à fait différente, sous la forme de rythmes qui ne sont pas ceux de la voix maternelle. De ce fait, le père accumule un certain retard dans sa présence auprès de l’enfant … retard qui pourra s’accentuer encore plus s’il est peu présent après la naissance … ces dernières années, on assiste même à un phénomène fort préjudiciable : l’absence répétée du père et la présence de la télévision, font que le nouveau né devient plus réceptif aux émissions de télévision qu’à son père ! Puisqu’il aura été bercé par ce son là durant toute sa « construction » !

Note de la petite vox-populi intérieure : heu … c’est plus la moquette que le Papa Ventripotent a fumé … mais l’usine de fabrication complète ! Il va nous amener où là avec toutes ces explications qu’on comprend rien ?

Attendez, attendez … partez pas tout de suite, vous allez comprendre où je veux en venir … si, si, je vous assure !

Donc, je disais que le père a un sacré retard de présence … et nos sociétés actuelles ne sont pas là pour arranger les choses (moi aussi je suis aux 35H … au moins 2 fois par semaine …). Et c’est bien dommage pour le développement de l’enfant. Loin de moi de vouloir, comme certains parents, faire de notre fille une surdouée, je réfléchi à un moyen de pouvoir apporter ce petit plus de communication à Cerise … Travaillant dans le domaine de la transmission des sons au travers de corps plus ou moins fluide … il m’est venu une drôle d’idée : et si je fabriquai une sorte de casque pour que Cerise puisse entendre aussi son Petit Papa ! Mais c’est bien sûr ! C’est ça la solution … Mais, est-ce que ce n’est pas néfaste pour le bébé ? Après avoir lu bon nombre d’études sur le sujet il s’avère que non, si bien sûr on applique pas le nombre de décibels que dans les boîtes de nuit !

Donc me voilà parti dans la construction du casque audio de Cerise ;-)

Note de la petite vox-populi intérieure : C’est bien beau ton truc de casque audio mon cher Papa Ventripotent, mais tu vas lui raconter quoi à Cerise ? Tu vas lui lire le bottin, « Ainsi parlait Zarathoustra », la théorie des « 6 degrés de Milgram », ou alors tes BD débiles sur les motards du Joe Bar Team ?

Nannn, je vais lui lire des petites histoires courtes pour les tout-petits ! Et j’en ai déjà trouvé un sacré paquet … Mais, je vais pas non plus la saturer pendant des heures … donc ce sera tous les jours (heu … si Maman Heureuse est d’accord) une petite musique assez douce (1 à 2 mn) + une petite histoire (2 mn maxi). L’idée étant de varier les récits mais aussi de le répéter à périodes régulières.

Donc, la semaine prochaine, ce sera atelier bricolage ;-) dès que le casque audio sera terminé … promis, je fais une photo et je la poste sur le blog de Cerise.