Categorie : 'Les doutes d’un (re)Père'



L’obésité infantile, un phénomène inquiétant

Publié le Mardi 20 janvier 2009 à 6:00 - par Phil B.

A lire aussi sur le blog de Cerise l’article : FAQ : Guide de la nutrition de la naissance à 3 ans

Un bébé tout rond n’est guère inquiétant, au contraire, l’enfant a besoin de réserve. Cependant, sa courbe de poids doit rester harmonieuse. Si celle-ci pointe brusquement vers le haut et qu’elle franchit successivement deux à trois courbes officielles, il est urgent de se mobiliser avant que l’obésité s’installe chez l’enfant.

Selon les National Institutes of Health (NIH), deux-tiers de la population américaine est aujourd’hui en surpoids. Parmi ceux-ci, un tiers souffre d’obésité. L’obésité est en passe devenir le problème de santé publique numéro 1 aux Etats-Unis. Selon les derniers travaux d’Ali Mokdad et de ses collègues des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), si la principale cause de décès reste le tabac avec 18,1% des morts, l’obésité apparaît désormais au second rang avec 16,6%.

Selon un rapport de l’International Obesity Task Force (IOTF), 1 enfant sur 5 (20%) est en surpoids ou obèse en Europe. C’est dans la région méditerranéenne que l’on trouve la plus forte prévalence : certains pays présentent même une proportion d’enfants en surpoids supérieure à celle des Etats-Unis estimée à 30%. Et la France n’est pas en reste, elle occupe une position intermédiaire dans la prévalence de l’obésité et du surpoids chez l’enfant : 18% des petits Français seraient en surpoids, dont environ 4% d’obèses.

Comment en est-on arrivé là ? Simple : malbouffe, sédentarité …

Le rapport explique que l’obésité est une question complexe qui relève de plusieurs facteurs : hérédité, habitudes alimentaires, activité physique, situation familiale, etc. Selon l’Institut national de la nutrition, la probabilité qu’un enfant devienne obèse serait de 10 % s’il a des parents de poids normal, de 40 % si un des parents est obèse, et de 80 % si les deux parents sont obèses.

Seul, 1% des obésités de l’enfant ont une réelle cause endocrinienne, métabolique ou génétique. L’excès de poids chez l’enfant est dans tous les autres cas lié à :

  • - Un manque d’activité physique : le facteur le plus incriminé dans l’augmentation de l’obésité infantile est la baisse d’activité physique avec la diminution des jeux d’extérieur au profit de la télévision, de l’ordinateur et des consoles de jeux. Les enfants ne sont-ils pas censés passer des heures à jouer, à bouger, à dépenser de l’énergie en activités parascolaires ? Assis pendant six heures par jour sur les bancs de l’école, ils doivent au moins bouger une fois les cours terminés. Branchés sur Internet, captivés par leurs jeux vidéo ou assis devant la télévision, les enfants ne dépensent pas de calories … La meilleure façon de faire bouger vos enfants, c’est de bouger vous-mêmes. Les activités en famille sont bénéfiques et amusantes pour tous !
  • - Des causes alimentaires : l’enfant mange de façon déséquilibrée en prenant comme modèle les mauvaises habitudes alimentaires de ses parents. Et ces même parents par démission intellectuelle (ne pas rentrer en conflit avec l’enfant pour avoir la paix) le laisse faire, voir l’encourage. Résultat il dépense moins d’énergie qu’il en absorbe. Il est à noter que dans l’étude de IOTF, le rôle que le père jouera à la maison serait lui aussi un facteur important de risque d’obésité : moins le père s’implique dans l’éducation des enfants, ou plus il est permissif, et plus les enfants risquent d’avoir un Indice de Masse Corporel (IMC) élevé.
 

À la naissance, 12 à 15% de la masse corporelle totale correspond à de la graisse. Durant les premiers mois de vie, cette proportion de graisse, indispensable au développement de l’enfant, augmente pour atteindre 21 à 23% vers l’âge de 1 an (le beau bébé joufflu!). Ensuite, jusqu’à 6-8 ans, cette proportion de graisse diminue régulièrement. L’enfant est dans sa phase maigre qui inquiète parfois inutilement les parents. Par la suite, la quantité de graisse corporelle augmente à nouveau, jusqu’à la fin de la croissance. Selon certaines études, plus ce «rebond de corpulence» survient prématurément, avant 5 1/2 ans, plus l’enfant risque d’être gros à l’adolescence.

C’est pendant l’enfance que les bonnes habitudes alimentaires doivent être prises, car un enfant victime de l’obésité à toutes les chances d’être un adulte obèse. Et c’est à nous Parents qu’incombe la responsabilité de faire de nos enfants des obèses ou pas … et à personne d’autre ! Les parents sont tellement habitués à voir des enfants en surpoids, que bon nombre ne se rendent pas compte lorsque leur propre enfant devient obèse !

Dans son article Obésité infantile et publicités télévisées (voir à la fin de ce billet l’article complet), l’UFC Que Choisir incrimine la publicité comme responsable de l’accroissement de l’obésité.

Même si elle y contribue très fortement, la source de tous les malheurs en matière de surpoids n’est pas la publicité. Croire cela reviendrait à penser que les parents de ces futurs petits obèses n’auraient aucune responsabilité dans la façon dont s’alimentent leurs enfants ! Si je ne m’abuse ce sont les parents qui font les courses, pas leurs enfants ! Une alimentation saine, est une question d’E-DU-CA-TION. Et ce n’est pas “aimer plus” son enfant que de le gaver de Mc Do, de friandises ou de crèmes au chocolat tous les soirs. Et l’excuse “il n’aime que ça” n’est là que pour conforter les spécialistes de la démission intellectuelle. Si le dîner se compose de haricots et de poulet, croyez-moi, l’enfant ne va pas se laisser mourir de faim !

Bien aimer ses enfants c’est aussi les guider vers un mode de vie sain que ce soit dans le domaine alimentaire, sportif, ou relationnel.

 
 

Article original (au cas où il disparaîtrait) du site de l’UFC Que Choisir : Obésité infantile et publicités télévisées. Seule une loi peut mettre fin au harcèlement alimentaire des enfants ! (lien original : ici)

Un an après la publication de son enquête sur le rôle de la publicité télévisée dans l’obésité infantile, l’UFC-Que Choisir démontre, étude à l’appui, que le harcèlement alimentaire des enfants à la télévision ne faiblit pas !

87 % des publicités diffusées lors des programmes pour enfants portent sur des produits très gras ou sucrés ! L’absence de progrès notable (en 2006, 89 % des spots portaient sur des produits gras ou sucrés) montre que les annonces de l’industrie au cours de ces douze derniers mois, n’étaient que des engagements en trompe-l’oeil.

En concentrant sa communication publicitaire sur des produits manifestement déséquilibrés, l’industrie agroalimentaire participe, aux côtés des cantines défaillantes et des rayons déséquilibrés des grandes surfaces, à l’augmentation alarmante de l’obésité infantile. Quant aux pouvoirs publics, en refusant de se saisir de ces dossiers, ils acceptent qu’avec une augmentation annuelle de 5,7 %, la France prenne la voie des Etats-Unis où 66 % des personnes sont en surpoids ou obèses.

Aux côtés des autres associations concernées par la problématique de l’obésité infantile (AFD, ANDRM, CCC, FCPE, PEEP, ), l’UFC-Que Choisir demande donc aux parlementaires de voter une loi interdisant la diffusion des publicités pour les produits les plus gras et les plus sucrés, lors des programmes pour enfants.

Pour être efficace, cette mesure doit aussi s’inscrire dans le cadre d’une politique globale de prévention de l’obésité infantile, s’attaquant à l’ensemble des facteurs identifiés. L’UFC-Que Choisir propose notamment d’instaurer une TVA sociétale alimentaire en appliquant un taux de TVA majoré à 19,6 % aux produits les plus riches en matières grasses, sucre ou sel, pour inciter les consommateurs à se reporter sur des produits plus sains, bénéficiant d’un taux de TVA minoré. Par ailleurs, les critères nutritionnels applicables aux cantines scolaires doivent devenir obligatoires.

L’UFC-Que Choisir refuse de laisser la pandémie progresser sans réagir et appelle les députés à prendre leurs responsabilités. A cet effet, l’UFC-Que Choisir part en campagne :

- Sur Internet, avec le site www.obesipub.org où les internautes peuvent demander aux parlementaires d’agir pour que la télévision arrête de faire avaler n’importe quoi à nos enfants.

- Sur le terrain, où ses associations locales vont organiser en octobre et en novembre des conférences-débats pour sensibiliser l’opinion publique et les élus.


Biberons et bisphénol A, le principe de précaution Canadien

Publié le Vendredi 17 octobre 2008 à 22:50 - par Phil B.

Cet article fait suite aux billets précédents concernant le Bisphénol-A présent dans certains biberons.

A lire avant sur le blog de Cerise :

- Le bisphenol-A libéré par le plastique de certains biberons contaminerait le lait !
- Publication de l’ébauche de l’évaluation préalable pour le bisphénol A

 
 
Le 17 octobre 2008 le gouvernement du Canada décide d’interdire l’importation et la vente des biberons en polycarbonate qui contiennent du bisphénol A (BPA), ainsi que la publicité sur ces produits.

Voici le texte du communiqué de presse officiel (lisible sur le site de Santé Canada) :

OTTAWALe gouvernement du Canada a annoncé aujourd’hui qu’il entreprendra dès maintenant la rédaction d’un règlement visant à interdire l’importation et la vente des biberons en polycarbonate qui contiennent du bisphénol A (BPA), ainsi que la publicité sur ces produits. Le gouvernement prendra également des mesures pour limiter les quantités de bisphénol A rejetées dans l’environnement.

« En 2007, nous avons lancé un défi à l’industrie en vertu de notre Plan de gestion des produits chimiques, en lui demandant de nous fournir des renseignements sur la manière dont elle gère le bisphénol A », a déclaré l’honorable Tony Clement, ministre de la Santé. « L’annonce d’aujourd’hui marque une étape déterminante pour notre gouvernement et pour le Canada, qui devient ainsi le premier pays au monde à réglementer cette substance. »

« Un grand nombre de Canadiens, en particulier des mères de bébés et de jeunes enfants de ma circonscription d’Ottawa Ouest-Nepean, m’ont fait part de leurs inquiétudes au sujet des risques associés à la présence du bisphénol A dans les biberons », a déclaré le ministre canadien de l’Environnement, John Baird. « La confirmation de l’interdiction de l’usage du BPA dans les biberons, que nous annonçons aujourd’hui, prouve que notre gouvernement a agi correctement en adoptant des mesures visant à protéger la santé et l’environnement pour tous les Canadiens. »

L’évaluation du bisphénol indique que la population en général n’a pas à s’inquiéter. Et bien que cette évaluation ait porté essentiellement sur les effets du bisphénol A sur les nouveaux-nés et les bébés de moins de 18 mois, les risques pour la santé des Canadiens de tous âges ont été examinés.

Il a été déterminé que les principales sources d’exposition chez les nourrissons et les bébés proviennent de l’usage de biberons en polycarbonate chauffés à haute température et la migration du bisphénol A dans les boîtes métalliques vers les préparations pour nourrissons. Les scientifiques qui ont mené cette étude ont conclu que les niveaux d’exposition au bisphénol A

chez les nourrissons et les bébés sont inférieurs à ceux qui entraînent des effets; cependant, en raison des incertitudes soulevées par d’autres études sur les effets potentiels du bisphénol A à faibles concentrations, le gouvernement du Canada met en place des mesures pour protéger les nourrissons et les jeunes enfants.

Les scientifiques d’Environnement Canada ont constaté que le bisphénol A pénètre dans l’environnement par les eaux usées, les résidus de lavage et les percolats de décharge. De plus, le bisphénol A se décompose lentement dans l’environnement en l’absence d’oxygène. L’effet combiné de cette lente décomposition et du vaste usage du bisphénol A au Canada laisse supposer que ce composé chimique pourrait, au fil du temps, s’accumuler dans les eaux et nuire ainsi aux poissons et autres organismes.

Le gouvernement investira une somme supplémentaire de 1,7 million de dollars au cours des trois prochaines années pour financer des projets de recherche sur le bisphénol A. Ces recherches, qui s’ajoutent aux études approfondies actuellement menées par Santé Canada et Environnement Canada, aideront à combler les principales lacunes des connaissances scientifiques au Canada et sur la scène internationale, ainsi qu’à étayer la prise de décisions du gouvernement si d’autres mesures s’avéraient nécessaires.

Le rapport final d’évaluation préalable et la stratégie proposée de gestion des risques seront publiés dans la Gazette du Canada, Partie I, le 18 octobre 2008. La publication de la stratégie proposée de gestion des risques sera suivie d’une période de consultation de 60 jours. La réglementation devrait entrer en vigueur en 2009.

 
 
RAPPEL : Qu’est-ce que le bisphénol A ?

Le bisphénol A est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication du polycarbonate, un plastique rigide, et de résines époxy.

Le polycarbonate entre dans la composition de biens de consommation tels que biberons, bouteilles d’eau réutilisables, pots à eau ou à jus, gourdes, articles de table et récipients.

Les résines époxy servent de pellicule protectrice dans les boîtes de conserve.

Le bisphénol A est un élément important de la mince couche d’enduit qu’on applique sur les parois internes des boîtes de conserve. Cette pellicule prévient la corrosion et empêche les métaux dissous de contaminer le contenu de la boîte de conserve. Elle aide aussi à préserver la qualité et l’innocuité des aliments en conserve.

Les plastiques et résines contenant du bisphénol A peuvent aussi entrer dans la composition de divers autres produits, notamment :

  • - dispositifs médicaux (p.ex. oxygénateurs sanguins, incubateurs, appareils respiratoires)
  • - résines de scellement
  • - articles de sport et équipement de protection (p.ex. casques de hockey)
  • - appareils électroniques (p.ex. dispositifs d’alarme, boîtiers de téléphone cellulaire et ordinateurs)
  • - pièces pour véhicules automobiles (p.ex. phares, pare-chocs et dispositifs d’éclairage intérieur)

Le bisphénol A n’existe pas à l’état naturel dans l’environnement.


Publication de l’ébauche de l’évaluation préalable pour le bisphénol A

Publié le Mercredi 14 mai 2008 à 12:41 - par Phil B.

(Note : à lire aussi l’article Biberons et bisphénol A, le principe de précaution Canadien)

Fin févier, je publiais le billet suivant : Le bisphenol-A libéré par le plastique de certains biberons contaminerait le lait ! et dans la conclusion, je disais qu’un rapport de Santé Canada allait être publié d’ici le mois de mai 2008.

C’est chose faite …

La partie du rapport sur l’ébauche du rapport d’évaluation préalable qui traite de la santé humaine donne un aperçu de l’approche proposée de Santé Canada afin de caractériser le risque que pose l’exposition au bisphénol A pour la population générale, y compris l’approche de l’application du poids de la preuve et du principe de précaution de SC qui lui a permis de tirer ses conclusions fondées sur ce risque.

Le document est téléchargeable ici : ébauche du rapport d’évaluation préalable (la partie concernant les biberons se trouve aux alentours de la page 42 du rapport).

Une période de consultation publique de 60 jours accompagne la publication de ces documents elle se terminera le 18 juin 2008. Date à laquelle un rapport définitif sera publié.

 
Le point de vu du ministre Clement sur le bisphénol A est le suivant (le discours complet du ministre Clément est accessible sur le site de Santé Canada) :

Notre évaluation préliminaire indique que la plupart des Canadiens n’ont pas à s’inquiéter, car les effets sur la santé se manifestent à des concentrations bien plus fortes que celles auxquelles nous sommes exposés au Canada.

Or, il n’en est pas de même pour les nouveau-nés et les nourrissons dont le développement peut être compromis par le bisphénol A.

Bien que les données scientifiques disponibles indiquent que les niveaux auxquels sont exposés les nouveau-nés et les nourrissons sont inférieurs aux concentrations jugées nuisibles, il vaut mieux être prudent. J’annonce donc aujourd’hui des mesures visant à réduire les niveaux d’exposition et à accroître la sécurité.

Donc, si aucun renseignement nouveau, pertinent et irréfutable n’émane de la période de consultation publique, nous entendons interdire l’importation, la vente et la publicité des biberons en polycarbonate.

Voilà qui a le mérite d’être clair !

 
 
RAPPEL : Qu’est-ce que le bisphénol A ?

Le bisphénol A est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication du polycarbonate, un plastique rigide, et de résines époxy.

Le polycarbonate entre dans la composition de biens de consommation tels que biberons, bouteilles d’eau réutilisables, pots à eau ou à jus, gourdes, articles de table et récipients.

Les résines époxy servent de pellicule protectrice dans les boîtes de conserve.

Le bisphénol A est un élément important de la mince couche d’enduit qu’on applique sur les parois internes des boîtes de conserve. Cette pellicule prévient la corrosion et empêche les métaux dissous de contaminer le contenu de la boîte de conserve. Elle aide aussi à préserver la qualité et l’innocuité des aliments en conserve.

Les plastiques et résines contenant du bisphénol A peuvent aussi entrer dans la composition de divers autres produits, notamment :

  • - dispositifs médicaux (p.ex. oxygénateurs sanguins, incubateurs, appareils respiratoires)
  • - résines de scellement
  • - articles de sport et équipement de protection (p.ex. casques de hockey)
  • - appareils électroniques (p.ex. dispositifs d’alarme, boîtiers de téléphone cellulaire et ordinateurs)
  • - pièces pour véhicules automobiles (p.ex. phares, pare-chocs et dispositifs d’éclairage intérieur)

Le bisphénol A n’existe pas à l’état naturel dans l’environnement.


Bébés téléphages … danger !

Publié le Samedi 29 mars 2008 à 23:27 - par Phil B.

Depuis le 16 octobre 2007, Baby First, la chaîne ciblant les enfants de 6 mois à 3 ans (si, si, vous avez bien lu !), est disponible en France ! Baby First, label international qui a déjà essaimé dans 28 pays et 73 millions de foyers, s’entoure à chaque nouveau lancement d’un comité d’experts de la petite enfance (je serais très curieux de savoir combien ces « experts » sont payés pour débiter autant d’âneries). Lors de son lancement en France, la caution « scientifique » est venue du magazine Psycho­Enfants.

Baby First s’est aussi dégoté aussi un alibi professionnel : cette fois, c’est Marc Teissier, l’ex-président de France Télévisions qui délivre le blanc-seing audiovisuel. Et puis, plastronne Sharon Rechter, « il n’y aura aucune publicité à l’antenne ». Les revenus seront générés par l’abonnement au pack famille de CanalSat et la vente de produits dérivés comme des DVD. Enfin, l’équipe de Baby First cite une étude américaine de mai dernier, selon laquelle « 90 % des bébés de 2 ans regardent régulièrement la télé », alors autant que les programmes soient adaptés.

Bha voyons ! Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu !

Messieurs de Baby First, l’étude il faut la lire JUSQU’AU BOUT … et tout particulièrement la conclusion qui explique qu’un bébé collé devant la télé avant l’âge de 3 ans a toute les chances plus tard avoir du mal à fixer son attention, se montrer agressif, voire de connaître un développement cognitif anormal

According to Dimitri Christakis, codirector of the Child Health Institute at the University of Washington, « The more TV babies watch, the more likely they are to have attentional problems later in life. » Christakis cites a long-term study that tracked children from age 1 through age 7. It found that for each additional hour of daily TV viewing before age 3, a child’s chances of later developing problems paying attention increased 10%.

 

Quel que soit le niveau social, de plus en plus, la télé devient une baby-sitter … et on est en droit de se demander si elle n’est pas en train de nous préparer une jolie génération de décérébrés bercés trop près du petit écran !

Un tout petit ne peut se construire que dans une relation corporelle en 3 dimensions, sensorielle et motrice avec le monde. Il a besoin de pouvoir bouger, interagir, prendre des objets, les lâcher. Or, la télé le rend captif. Il tend les bras, essaie en vain de toucher l’objet qui s’affiche à l’écran. Son un champ visuel n’étant pas aussi large que celui d’un adulte, il a des difficultés à appréhender les situations qu’il voit à l’écran : face à un personnage qui fait le même pas sur un fond qui défile, il ne comprend pas qu’il se déplace. Il est aussi agressé par les mouvements d’objets allant du fond de l’écran vers l’avant, jusque vers deux ans et demi. Et il ne peut établir le lien entre ce qu’il voit et ce qu’il entend, donc réagit fortement aux sons. Face à ce bombardement de bruits et d’images, il va essayer en grandissant de se raccrocher à des repères, en l’occurrence au personnage qui le représente le mieux. Après trois ans, les enfants actifs vont s’identifier au personnage le plus actif, les passifs résignés au personnage ayant ces tendances, les redresseurs de tort aux redresseurs de tort.

Le docteur Cousineau, pédiatre canadien, insiste aussi sur le problème de la sédentarité et de l’embonpoint chez les enfants qu’elle qualifie de « gros problème ». Après avoir rappelé que les habitudes, se crées tôt dans la vie, elle dit que l’enfant assis devant la télé à partir de 0 an apprend que, dans la vie, on est assis devant la télé. « On crée très tôt une habitude qui sera quasi impossible de se défaire ».

baby-first-tv.jpg

Pour conclure, voici un article paru dans le Monde (samedi 27 octobre 2007) à propos de la chaîne Baby First :

Le lancement d’une nouvelle chaîne de télévision destinée aux enfants de 6 mois à 3 ans pose des problèmes graves.

Nous savons aujourd’hui que le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité d’interagir avec les différents objets qu’il rencontre. Alors que l’interactivité est intrapsychique chez l’adulte et l’enfant grand, elle a encore besoin de s’appuyer sur le corps et la sensori-motricité chez l’enfant jeune. L’intelligence, à cet âge, est en effet plus sensori-motrice qu’imagée ou conceptuelle. Il est à craindre que le temps passé par l’enfant devant une chaîne de télévision – qui rassurera les parents parce qu’elle se présentera comme fabriquée pour les tout-petits – ne l’éloigne des activités motrices et exploratoires les plus propices à son développement à cet âge.

Nous savons aussi que l’enfant ne développe une relation satisfaisante au monde que s’il peut se percevoir comme un agent de transformation de celui-ci. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui. Il est à craindre que l’installation d’un tout-petit devant un écran ne réduise son sentiment de pouvoir agir sur le monde et ne l’enkyste dans un statut de spectateur du monde.

Alors que les programmes proposés par cette chaîne existent déjà sous la forme de DVD, il est à craindre que la création d’une chaîne émettant en continu vingt-quatre heures sur vingt-quatre n’incite les parents à l’utiliser comme un moyen facile pour endormir leur enfant. Tous les parents savent comme le coucher d’un tout-petit est difficile : il rappelle, les parents y retournent, puis quittent sa chambre… pour revenir un peu plus tard, attirés par de nouveaux cris. Beaucoup de parents risquent d’être tentés par l’installation de la télévision dans la chambre de leur tout-petit comme un moyen de faciliter l’endormissement de celui-ci.

ARGUMENT FALLACIEUX

Enfin, de nombreux travaux d’éthologie, y compris appliqués à la relation mère-enfant, ont montré combien l’être humain est un animal capable de s’accrocher aux éléments les plus présents de son environnement, et notamment à ceux dont il a l’impression qu’ils le regardent. Il est à craindre que de jeunes enfants confrontés sans cesse aux écrans ne développent une relation d’attachement à eux qui les  » scotchent  » indépendamment de tout contenu. Plus tard, ces enfants ne pourraient se sentir  » bien au monde  » – autrement dit sécurisés – que si l’un de ces fameux écrans est allumé près d’eux. L’argument qui consiste à dire que cette chaîne ne contient pas de publicité est particulièrement fallacieux de ce point de vue : les publicitaires se rattraperont après, quand l’enfant plus grand ne pourra plus se passer d’une présence permanente d’un écran allumé à côté de lui.

En conclusion : cette chaîne, évidemment lancée pour les actionnaires, risque de séduire certains parents. Mais ce n’est certainement pas pour le bénéfice des enfants qui seront installés devant elle. A une époque où on parle beaucoup d’écologie, prenons conscience que protéger nos enfants du risque de développer une forme d’attachement à un écran lumineux est une forme d’écologie de l’esprit.

C’est pourquoi il est urgent de se mobiliser pour la création d’un moratoire qui interdise à de telles chaînes d’exister, avant que nous n’en sachions un peu plus sur les relations du jeune enfant et des écrans.

Pierre Delion, pédopsychiatre au CHU de Lille ; Bernard Golse, chef de service de pédopsychiatrie à l’hôpital Necker ; Serge Tisseron, psychanalyste.


Gastro-entérite, Rotavirus et Vaccins

Publié le Vendredi 21 mars 2008 à 14:53 - par Phil B.

La gastro-entérite est une maladie qui touche le tube digestif. Le plus souvent, elle est due à un virus ; parfois à une bactérie, un parasite ou un champignon. Elle est, avec la bronchiolite, l’une des pathologies les plus redoutées des parents de nourrissons en raison du fort risque de déshydratation. Elle se manifeste par une diarrhée, des douleurs abdominales, des ballonnements, des vomissements parfois associés à de la fièvre. L’enfant est fatigué, rechigne à manger, et parfois a mal à la tête.

Dans la majorité des cas, la maladie dure quelques jours et ne laisse pas de séquelles. Mais parfois, des complications surviennent parce que l’enfant se déshydrate. Les bébés de moins de 2 ans sont particulièrement fragiles. Chaque année, les rotavirus sont responsables de 2 millions d’hospitalisations et de plus de 600.000 décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde. En France, on dénombre 8.000 hospitalisations et une trentaine de morts.

Même si chaque année, la médiatisation de l’épidémie du début de l’hiver peut faire penser que la gastro-entérite ne sévit qu’à cette période, il n’y a pas de saison pour cette affection ! Les rotavirus circulent toute l’année et peuvent être à l’origine d’épidémies à tout moment. En hiver, la cause la plus fréquente est la contamination par des virus, soit par contact direct, soit par l’intermédiaire d’objet. Le rotavirus est souvent le coupable, particulièrement chez les nourrissons de 6 mois à 2 ans. On considère que tous les enfants auront au moins une gastro-entérite à rotavirus durant les trois premières années de leur vie. Dans 10 à 20% des cas seulement, une bactérie sera en cause. En été, l’ingestion d’aliments ou de boisson contaminées par des bactéries est le plus souvent à l’origine d’une petite gastro.

Les mesures d’hygiène indispensables telles que le lavage des mains après chaque passage aux toilettes, comme avant et après la préparation des repas, les changes… limitent indiscutablement la survenue d’une gastro (La gastro-entérite dite à rotavirus touche tous les enfants au moins une fois au cours de leurs deux premières années de vie)

Vacciner

Depuis 2006 deux vaccins contre les rotavirus ont été mis sur le marché en France, ils permettent d’offrir aux nourrissons une protection durant la période où ils sont les plus vulnérables. Tous les nourrissons (*) peuvent bénéficier de cette vaccination contre les rotavirus, ils peuvent être vacciné dès deux mois. Seule contrainte du calendrier : l’ensemble des doses doivent être prises avant la 24éme semaine de vie du nourrisson.

Ces vaccins entraînent une réduction de 50 % des gastro-entérites, toute cause confondue (pas seulement dues à des rotavirus), ainsi qu’une baisse de 70 % des hospitalisations. La vaccination contre la gastro-entérite du nourrisson ne figure pas dans le calendrier vaccinal. Elle est simplement recommandée, et ce, même chez les enfants allaités.

Ces vaccins coûtent en moyenne 100 €, et s’ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, certaines mutuelles ont décidées de prendre en charge une partie du coût …

Comparaison des deux vaccins existants

Le Rotarix® : vaccin dit monovalent, deux doses à prendre par voie orale
Le Rotateq® : vaccin dit pentavalent, trois doses à prendre par voie orale

Les deux vaccins sont basés sur le même principe : le virus vaccinal atténué est administré par voie orale et doit se répliquer dans l’intestin pour induire une immunité protectrice.

rotarix.jpg

Le Rotarix® est un vaccin développé à partir d’une souche humaine atténuée monovalente. Vu son origine humaine, le virus vaccinal se réplique aisément dans l’intestin ce qui nécessite une stimulation antigénique plus faible. Le vaccin s’administre en deux doses. Les anticorps produits se montrent également protecteurs contre les autres sérotypes. Les résultats d’une étude de phase III menée en Amérique Latine sur plus de 63 000 nourrissons rapportent une protection de 85% contre les gastro-entérites sévères à rotavirus et contre les hospitalisations dues aux gastro-entérites à rotavirus et de 42% vis-à-vis des hospitalisations dues aux gastro-entérites en général. L’efficacité contre les gastro-entérites sévères dues aux souches homologues au vaccin (G1P[8]) est de 90.8% et vis à vis des souches non G1 partageant le même antigène P8 (G3,G4,G9) de 87.3%. Une étude européenne de phase III portant sur 3 874 nourrissons rapporte une efficacité de 96% contre les gastro-entérites sévères à RV, de 100% vis-à-vis des hospitalisations dues aux gastro-entérites à rotavirus et de 75% vis-à-vis des hospitalisations dues aux gastro-entérites en général (14). Ces données confirment la sous-estimation de l’incidence du rotavirus dans les gastro-entérites hospitalisées. En terme de sécurité, l’étude Sud-Américaine n’a pas montré d’incidence accrue d’invagination (introduction d’une partie de l’intestin grêle dans celle qui leur fait suite à la manière d’un doigt de gant) dans le groupe vacciné comparé au placebo. Le Rotarix® est actuellement commercialisé dans plus de trente pays.

Documents disponibles sur le Rotarix® auprès de l’European Medicines Agency

- Résumé des caractéristiques du produit (FR)
- Summary for the public (UK)
- Scientific Discussion (UK)
- Procedural steps taken before authorisation (UK)
- Procedural steps taken and scientific information after authorisation (UK)

rotateq.jpg

Le Rotateq® est un vaccin développé à partir d’une souche bovine mise en culture en présence de souches humaines. Il s’agit d’un vaccin pentavalent comportant les souches humaines-bovines G1,G2,G3,G4 et P1[8] qui s’administre en trois doses. La proportion de nourrissons développant des anticorps neutralisant contre le sérotype G augmente avec le nombre de doses pour atteindre 70% après la troisième dose (15,16). Les résultats d’une étude de phase III menée sur 68 000 nourrissons rapportent une efficacité de 98% vis-à-vis des gastro-entérites sévères à rotavirus de type G1-4 et 95.8% de réduction de consultations et hospitalisations dues aux gastro-entérites à rotavirus de type G1-4.

Documents disponibles sur le Rotateq® auprès de l’European Medicines Agency

- Résumé des caractéristiques du produit (FR)
- Summary for the public (UK)
- Scientific Discussion (UK)
- Procedural steps taken before authorisation (UK)
- Procedural steps taken and scientific information after authorisation (UK)

 

En cas de gastro-entérite chez le nourrisson

Si le nourrisson a moins de 24 mois, il faut rappeler le médecin ! Et en attendant sa venue, il est impératif de maintenir une hydratation correcte du nourrisson.

il ne faut pas confondre « boire » et « manger », on ne réhydrate pas avec un lait sans lactose ! Les solutions de réhydratation orale (SRO) sont les seules boissons adaptées à proposer à un nourrisson présentant une diarrhée aiguë afin de prévenir ou de traiter la déshydratation.

Les solutions disponibles en France sont les solutions hydro-électrolytiques sucrées (Alhydrate®, Adiaril®, Blédilait RO®, Fanolyte®, GES45®, Hydrigoz®, Lytren®, Picolite®, Viatol®), celles à base de céréales n’étant pas commercialisées. Elles ne doivent pas être confondues avec les substituts lactés qui ne servent pas à réhydrater mais à nourrir. Elles se composent principalement d’eau, de sodium (environ 50 mEq/l), et de sucre, dans des proportions adaptées aux pertes hydro-sodées de l’enfant et à l’osmolarité de sa lumière digestive. Le sucre facilite l’absorption intestinale du sodium et ainsi de l’eau, tout en réduisant les vomissements.

Verser un sachet de poudre de la solution dans un biberon de 200 ml d’eau faiblement minéralisée. Ne rien ajouter et respecter cette proportion. Consommer dans les 24h suivant la reconstitution.

Il faut proposer souvent à boire à l’enfant, au début plusieurs fois par heure. Si le nourrisson refuse la solution, c’est presque toujours parce qu’il n’a pas soif et n’est pas déshydraté. Il faut continuer de lui proposer régulièrement la solution qu’il boira dès les premiers signes de déshydratation (Un enfant déshydraté a soif ! Un enfant qui a soif, boit !).

En cas de vomissements, il faut donner la solution bien fraîche (la laisser au réfrigérateur), au début toutes les 5 à 10 min, par petites gorgées ou même à la cuillère. La solution permet d’arrêter les vomissements dans la grande majorité des cas (avec disparition de la cétose). Ensuite, on laisse boire à volonté l’enfant qui règle ses apports selon sa soif. Un nourrisson peut boire des quantités considérables de solution, jusque 300 ml/kg/jour.

Le fait que l’enfant émette une selle au moment où il boit est dû à un réflexe gastro-colique normal, ce n’est pas la solution qu’il vient de boire qui repart immédiatement !

Il convient de noter les quantités bues, le nombre de selles et de vomissements, la température, et si possible (la location d’une balance doit être encouragée avant l’âge de 6 mois) de peser l’enfant toutes les 4 h.

Poursuivre l’alimentation ou la reprendre précocement dès que la déshydratation est corrigée (pas de réhydratation orale exclusive pendant plus de 6 h !), pour le maintien de l’état nutritionnel, des activités disaccharidasiques…

 


 

(*) Note, passé 6 mois, il est inutile de faire vacciner les nourrissons, ni même de procéder à un rattrapage. C’est trop tard ! En effet, le risque de survenue des gastro-entérites les plus sévères chez les nourrissons se situe autour de l’âge 4-6 mois. L’acte vaccinal a donc pour objectif d’immuniser les tout-petits entre 4 et 6 mois. Les études d’efficacité montrent cependant que la protection est maintenue au cours des deux premières années de vie de l’enfant.


[55 jours] = un mois et 24 jours – Les bienfaits du portage et du peaux à peaux

Publié le Dimanche 2 mars 2008 à 22:15 - par Phil B.

L’écharpe de portage, un « outil » magique pour calmer naturellement bébé …

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Le porte-bébé ou les bienfaits du portage et du peaux à peaux

D’un point de vue physiologique, l’être humain vient au monde prématuré, il devrait en fait rester 9 mois de plus dans le ventre maternel pour pouvoir atteindre un stade d’évolution comparable à celui des autres mammifères à la naissance.

Il est important d’offrir au nouveau-né pendant cette période un environnement ressemblant le plus possible à ce qu’il vivait dans sa vie intra-utérine. Pour ce faire, le porte-bébé est idéal. Pour le nourrisson, il lui est complètement égal d’être porté devant, derrière ou de côté. Ce qu’il désire avant tout, c’est être près de son porteur (mère ou père), sentir ses mouvements, sa peau, son odeur et sa voix. Ce bien-être lui permet autant de dormir que d’être réveillé, selon son besoin.

Pour faire simple, il existe trois grands modes de portage :

- Bébé sur le ventre du porteur
- Bébé sur la hanche du porteur
- Bébé sur le dos du porteur

On trouve toutes sortes de porte-bébé dans le commerce et il est parfois bien difficile de savoir quelle est la différence entre un « bon » et un « mauvais » porte-bébé.

« Les maternelles » sur France 5, ont réalisé un très bon reportage sur le sujet :

 

Cliquez sur l’image ci-dessus pour démarrer la vidéo

 

Quelques conseils

- le bébé doit être bien soutenu au niveau des fessiers et jusqu’aux genoux. Il ne doit pas reposer que sur ses parties génitales.
- Le bébé doit être porté haut, au dessus du nombril du porteur, la zone de contact doit être la plus grande possible. Ainsi, le centre de gravité du bébé se rapproche de celui du porteur. S’il est porté trop bas ou trop en avant (avec de l’espace entre porteur et porté) le porteur aura très vite mal au dos, il ressentira des points de tiraillement..
- Ne pas mettre le bébé en position dorsale tant qu’il n’a pas encore acquis la position assise.
- Habillez l’enfant en fonction du climat et du type de porte-bébé utilisé et, par temps chaud, donnez-lui régulièrement à boire et protégez-le du soleil
- Le porte-bébé doit être ajustable de toutes parts et à tout moment. Un porte-bébé vraiment confortable doit épouser les contours du bébé et de son porteur pour que le confort et le soutien du bébé soient parfaits.

 

Pas à Pas : Le Simple Croisé

 

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Pas à Pas : Le Double Croisé

 

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Pour aller plus loin, l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) a édité un petit guide au format PDF, disponible ici : La méthode « mère kangourou – guide pratique ». Le guide bien que réalisé dans l’optique de traiter les prématurés, il est parfaitement utilisable pour les non-prématurés.

 
 
Note : Le porte-bébé est soumis au décret du 20 décembre 1991 relatif à la prévention des risques résultant de l’usage des articles de puériculture. Une Norme NF S 54-006 fixe depuis 1988 les exigences de sécurité et les méthodes d’essais des porte-enfants.

 
 

Nous, pour Cerise, on utilise l’écharpe de portage de chez Babylonia que les enfants nous ont offert pour Noël. Pas très simple à utiliser au premier contact, mais une fois qu’on a fait quelques essais, ça va tout seul !

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Note : Les bienfaits du portage et du peaux à peaux a déjà été publié sous une autre forme sur l’ancienne version du blog de Cerise (le blog avant qu’elle naisse) sous le titre de Portage … on manque sacrément de pratique ! et de Le porte-bébé.


Le bisphenol-A libéré par le plastique de certains biberons contaminerait le lait !

Publié le Samedi 23 février 2008 à 15:05 - par Phil B.

NOTE : Santé Canada a publié certains documents depuis que j’ai réalisé cet article. Après l’avoir lu, je vous recommande de lire aussi mon article du 14 avril 2008 : « Publication de l’ébauche de l’évaluation préalable pour le bisphénol A« .

 
 
Début février 2008, une étude « Bisphenol-A leaching from popular Baby Bottles » lance un pavé dans la mare et défraie la chronique : le bisphénol-A (BPA) libéré par le plastique de biberons de certaines grandes marques contaminerait gravement le lait !

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Le bisphénol-A (BPA) est un composé chimique synthétique issu de la réaction entre le phénol et l’acétone. Il est couramment utilisé dans la fabrication d’une variété de produits de consommation en plastique, notamment des grands contenants en plastique servant à embouteiller l’eau. Le problème du bisphénol-A, c’est qu’il imite les oestrogènes, les hormones sexuelles féminines. Il est donc capable de perturber le système hormonal du corps humain. Une propriété qu’il a en commun avec plusieurs centaines de polluants présents dans les produits de consommation courante et appelés perturbateurs endocriniens.

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C15H16O2

 
Le rapport complet au format PDF est téléchargeable ici.

Extrait de l’Executive Summary : Bisphenol-A, a hormone-disrupting chemical that is the building block of polycarbonate plastic, has been found to leach out of six major brands of popular baby bottles sold in the United States and Canada. Baby’s Toxic Bottle: Bisphenol-A Leaching from Popular Brands of Baby Bottles, commissioned by a coalition of U.S. and Canadian environmental health organizations, tested plastic baby bottles in the U.S. and Canada, including products made by Avent, Disney/ The First Years, Dr. Brown’s, Evenflo, Gerber, and Playtex, for leaching of bisphenol A. The U.S. bottles were purchased in nine states at major retailers: Babies’R’Us, CVS, Target, Toys’R’Us, Walgreens, and Wal-Mart. Tests found these popular bottle brands leach levels of bisphenol-A (5-8 parts per billion) when heated. Laboratory experiments with animals show that exposure to this level of bisphenol-A causes a range of adverse effects.

La sonnette d’alarme concernant le bisphénol-A et les biberons n’est pas une nouveauté, il y a un an, en 2007, un autre rapport publié par « Environment California » arrivait exactement aux mêmes conclusions …

Le rapport complet de Environment California au format PDF est téléchargeable ici

Extrait de l’Executive Summary : In this report, we analyze the extent to which five popular brands of baby bottles leach bisphenol A, a developmental, neural, and reproductive toxicant, into liquids coming into contact with them. We found that all five brands leach bisphenol A at dangerous levels found to cause harm in numerous laboratory animal studies.

Nous utilisons pour Cerise des biberons de la marque Avent (Philips), un petit tour sur leur site web et en cherchant bien on trouve ceci :

Qu’est-ce que le bisphénol-A et pourquoi en parler ? AVENT est conscient des récents rapports de presse sur le Bisphénol-A (BPA) et sur le polycarbonate. Nous désirons aider nos clients à mieux comprendre pourquoi nombre de sociétés, y compris AVENT, utilise ces matériaux pour fabriquer des biberons. Les polycarbonates sont utilisés dans des milliers de produits pour le consommateur tels que récipients pour aliments, dispositifs médicaux qui sauvent des vies et équipement de sécurité sportif. Les fabricants de ces produits, y compris de biberons, utilisent le polycarbonate parce qu’il prévient les fissures, l’éclatement et autres dangers qui peuvent conduire à des blessures. Le souci majeur des parents est de savoir si le BPA peut filtrer hors de biberons en polycarbonate et pénétrer dans les aliments de leur enfant.

Diverses autorités gouvernementales ont déterminé ce qui suit :

- En novembre 2005, le US Food and Drug Administration – FDA (bureau américain de surveillance des aliments et médicaments) a reconfirmé que l’utilisation de polycarbonate en contact avec les aliments, y compris les biberons, était sans danger, déclarant que « sur la base de toutes les preuves disponibles en ce moment, le FDA ne voit aucune raison de changer sa position depuis longtemps acquise, celle-ci étant que les utilisations actuelles avec des aliments ne présentent aucun danger ».

- Des bilans approfondis du US National Toxicology Program (Programme national de toxicologie américain), et par des scientifiques indépendants sous le régime du Harvard Center for Risk Analysis (Centre d’évaluation des risques d’Harvard), ont déterminé que le BPA utilisé dans les produits pour le consommateur ne pose aucun risque pour la santé.

- Des bureaux internationaux de contrôle, responsables de la protection des consommateurs, y compris l’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA), la UK Food Standards Agency (l’agence anglaise), le German Federal Institute of Risk Assessment (l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques) et le Ministère japonais de la santé, ont tous étudié l’utilisation du BPA et conclu qu’il pouvait être utilisé dans la fabrication des biberons. Tous les plastiques utilisés dans les produits AVENT sont approuvés par le FDA et reconnus comme « sans risques dans leur rôle au contact de la nourriture ».

Les biberons AVENT sont également testés indépendamment selon, et en conformité avec, les dernières normes européennes pour les produits servant à donner à boire aux enfants – EN14350 : 2004, qui concernent spécifiquement l’absorption quotidienne de BPA acceptable pour les enfants. Sous l’égérie de ces autorités reconnues, AVENT continuera à livrer les meilleurs produits aux consommateurs. AVENT s’engage à respecter ou surpasser les normes établies par le FDA et toutes les autres autorités compétentes dans le monde. Nos biberons sont et seront toujours utilisés par des millions de bébés en bonne santé dans plus de 70 pays.

Ce que j’adore, c’est le « Les polycarbonates sont utilisés dans des milliers de produits pour le consommateur tels que récipients pour aliments, dispositifs médicaux qui sauvent des vies et équipement de sécurité sportif » … C’est sûr que là, je suis complètement rassuré de savoir qu’on les utilise dans des équipements de sécurité sportif et des dispositifs médicaux qui sauvent des vies ! Cette partie de la réponse d’Avent soulève quand même une question : si le bisphénol-A est présent dans les polycarbonates, dans ce cas pourquoi le problème n’existerait qu’avec les biberons ? Notre cuiseur vapeur spécial micro-onde est en plastique et pour le coup il chauffe forcement … et dégagerait donc du bisphénol-A ! Quand au « sur la base de toutes les preuves disponibles en ce moment, le FDA ne voit aucune raison de changer sa position depuis longtemps acquise » on comprend bien que la phrase n’est là que pour dédouaner la FDA au cas où quelqu’un prouverait dans le futur qu’ils se trompaient …

Même son de cloche du côté de Playtex mais en beaucoup moins verbeux :

BPA is an ingredient used to make all polycarbonates (a clear plastic). It is used for many products including some of our infant feeding products. Multiple regulatory agencies, including the FDA, scientific panels and medical experts advise us and consumers that the use of polycarbonate plastic bottles is safe and should not cause concern for parents. Our products are safe and meet or exceed all government standards, both in the United States and internationally

Pour enfoncer le clou, les industriels du plastique s’y sont mis aussi ! Ils soutiennent que les doses de bisphénol-A auxquelles sont exposées la population sont insuffisantes pour provoquer un quelconque effet nocif et que toutes les campagnes actuelles sur la dangerosité potentielle du bisphénol-A relèvent du « mythe » (voir l’article « Are the Myths About Polycarbonate Bottles True?« ).

 
En fait, peu d’études scientifiques ont été réalisées sur l’impact réel du bisphénol-A sur la santé humaine, et toutes ne sont pas convaincus qu’il soit dangereux. Santé Canada avait tout d’abord conclu à son innocuité, mais l’agence revoit actuellement ses conclusions :

Santé Canada est conscient des préoccupations causées par le bisphénol-A, et c’est pourquoi cet ingrédient a été l’un des premiers produits chimiques inscrits dans le Plan de gestion des produits chimiques dans le cadre du Défi à l’industrie et aux intervenants (site Web consacré aux substances chimiques). Santé Canada évalue présentement le bisphénol-A, notamment son utilisation dans les produits de consommation. Le gouvernement tient compte des dernières données scientifiques dans son évaluation et utilisera cette information pour prendre des mesures, au besoin, afin de mieux protéger la santé des Canadiens. L’évaluation prendra fin en mai 2008 au plus tard et sera affichée sur le site Web consacré aux substances chimiques.

D’ici là, Santé Canada ne conseille pas aux détaillants de cesser de vendre ou au public de cesser d’utiliser les flacons en polycarbonate. Cependant, Santé Canada sait que certains détaillants ont cessé de vendre les flacons en polycarbonate et que certains consommateurs ont arrêté d’utiliser ces produits d’ici à ce que les résultats de l’examen de Santé Canada soient connus.

Affaire à suivre donc … rendez-vous est donc pris avec Santé Canada en mai 2008 pour voir le rapport de ses conclusions !

 
 

Comment identifier un biberon plastique contenant du bisphénol-A ?

Pas très simple en fait, car la majorité des constructeurs éludent cette précision … Cependant, si sur le fond de la bouteille, il y a un symbole de récupération accompagné du chiffre « 7″ ou des lettres « PC », ce plastique contient du bisphénol-A.


Elle fait presque ses nuits depuis une semaine !

Publié le Lundi 18 février 2008 à 18:41 - par Phil B.

Depuis une semaine Cerise fait ses nuits … dernier biberon vers 1H00 du matin et elle dort jusqu’à 7H00 / 7H30. Dimanche soir, elle a battu tous les records : nous l’avions installée dans son couffin dans la voiture à 22H, arrivé au parking on a mis le couffin sur la poussette (elle ne s’est pas réveillée), on est rentré à la maison et on l’a laissée dans le couffin … elle s’est réveillée à 7H50 (soit presque 10H00 de sommeil) !

Pas mal pour un nourrisson de 6 semaines ! Mais bon, on ne va pas crier victoire pour autant, car les choses peuvent malheureusement changer …

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Comment en est on arrivé à ce résultat ?

Tout d’abord, il faut comprendre que certains signes envoyés par le nourrisson aux parents sont assez mal interprétés par ces derniers : en effet de nombreuses études cliniques ont démontré qu’il n’y a aucune corrélation entre la glycémie et la fréquence des réveils, un nourrisson ne pleure pas (ou très rarement) parce qu’il a faim (sauf s’il est laissé à l’abandon), il mange parce qu’il est réveillé. (l’appétit est un conditionnement chrono-biologique des heures des repas). Même les nourrissons nourris exclusivement par sonde (les prématurés par exemples) se réveillent !

Pourquoi le nourrisson se réveille-t-il en pleurant alors ? Dans la très grande majorité des cas, il s’agit du réflexe dit de Moro : lorsque l’environnement du nourrisson change brusquement, par un bruit, un mouvement vif, le nourrisson écarte les 2 bras symétriquement, se rejoignant en arc de cercle, relève les jambes et se met à pleurer (ce réflexe indique le sens de l’équilibre du nourrisson, c’est un réflexe certainement issu d’archaïques procédures de défense). L’emmaillotage (swaddling en anglais) du nourrisson la nuit permet de bloquer ce type de mouvements intempestifs et évite ainsi le réveil et les pleurs ! Nous utilisons la technique de l’emmaillotage pour Cerise juste après son dernier biberon (1H du matin en général) et elle s’endort paisiblement jusqu’au petit matin.

Note : Certains hurleront en traitant l’emmaillotage de pratique moyenâgeuse et barbare, par expérience, je me suis aperçu que les opposants les plus farouches de l’emmaillotage étaient généralement ceux qui n’y connaissaient absolument rien et ne faisaient que répéter des ont-dit … sans trop les comprendre d’ailleurs … donc, disais-je, avant de hurler SVP renseignez-vous en consultant plus d’une source et en étudiant aussi bien le pour que le contre … Quelques pistes pour commencer la « Canadian Paediatric Society » (La prise en charge du stress non douloureux – anxiété – chez le nouveau-né), « l’American Academy of Pediatrics » ou le « Swaddling 101 » de Contemporary Pediatrics. A lire aussi sur l’emmaillotage : Baby-Gami: Baby Wrapping for Beginners (en anglais) disponible sur Amazone et en cherchant un peu … sur GoogleBook

Concernant l’emmaillotage, deux choses importantes sont à retenir :

  • 1/ l’emmaillotage ne remplace pas les parents (il manquerait plus que ça) ! Il ne faut pas utiliser cette technique 24H/24 (si l’enfant dérange tant que ça, il eut été préférable d’utiliser un moyen de contraception … non ?) mais uniquement la nuit, un nourrisson a besoin pour son développement de périodes de stimulations : il doit pouvoir bouger librement, voir ses mains, etc …
  •  

  • 2/ il faut impérativement arrêter l’emmaillotage lorsque le nourrisson arrive à se retourner tout seul !

 
Nous avons fait le choix d’utiliser la couverture d’emmaillotage commercialisée Red Castle (env. 19€) :
 

Cliquez sur l’image ci-dessus pour démarrer la vidéo

 
 

Mais il est parfaitement possible d’utiliser un lange « classique » en le pliant comme ceci :

Emmaillotage à l'aide d'un simple lange

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Quelques petites précisions sur le sommeil du nourrisson

Le sommeil du nourrisson n’est pas toujours de tout repos (y compris pour ses parents) et il faudra du temps pour que tout se mette en place. Une des fonctions essentielle du sommeil chez le nourrisson est la maturation du cerveau ainsi que la sécrétion des hormones nécessaires à sa croissance; C’est pour cela qu’il est impératif de respecter son sommeil. Comme chez n’importe quel humain, le sommeil du nourrisson est constitué d’une succession de cycles de sommeil eux même constitués de phases représentant les différents stades de sommeil. Ces cycles et phases varient d’âge en âge … par exemple, chez le nouveau né, chaque cycle est constitué de deux phases : une phase de sommeil agité et une phase de sommeil calme. Alors que chez l’adulte, chaque cycle comprend cinq phases : deux phases de sommeil lent léger, deux phases de sommeil lent profond et une phase de sommeil paradoxal.

De la naissance à 2 mois, les cycles de sommeil sont courts et nombreux, et leurs fréquences se répartissent tout au long des 24 heures. Le nourrisson commence son cycle par du sommeil agité (1) et le poursuit par du sommeil calme (2). Au bout de 50 minutes, entre 2 sommeils, le nourrisson est tout près de l’éveil, dans une période de sommeil intermédiaire (sommeil très léger).

Le nourrisson ne connaît pas le jour et la nuit, il est indifférent à l’environnement lumineux, et ses éveils se produisent indifféremment à n’importe quel moment. Le sommeil est morcelé en périodes ultradiennes (5) de 3 à 4 heures, les premières périodes de sommeil un peu plus longues survenant au hasard, aussi bien le jour que la nuit. L’apparition d’une périodicité jour-nuit survient spontanément vers la fin du premier mois. Quelques périodes de sommeil plus longues, pouvant atteindre 6 heures consécutives, se manifestent la nuit; les éveils journaliers s’allongent un peu. Evidemment, il y a là encore de grandes variations individuelles, et ces chiffres n’ont valeur que d’information moyenne, pas de recette.

L’apparition progressive des rythmes circadiens est l’élément capital de toute cette période. Le premier signe d’apparition d’un rythme circadien est la survenue, entre 3 et 4 semaines de vie, d’une longue phase quotidienne d’éveil, éveil qui se situe très souvent entre 17 et 22 heures. Le plus souvent, c’est un moment d’éveil agité (3), très agité même, avec des pleurs incoercibles pouvant durer plusieurs heures. Ce point est capital à connaître, car presque toujours ces signes sont interprétés à tort comme des signes de faim ou de douleur abdominale. Durant cette période, le nourrisson s’endort presque toujours en sommeil agité. Sommeil agité qui suit généralement une phase d’éveil calme, et, bien souvent, une tétée (ou un biberon). Les rares endormissements en sommeil calme se produisent après une longue et violente période de pleurs, pleurs qui n’ont pas permis le passage vers l’hypotonie et la détente du sommeil agité.

(1) Ce sommeil est caractérisé par l’apparition de toute une série de mouvements corporels: mouvements fins au niveau des doigts et des orteils, mouvements un peu plus amples au niveau d’un bras ou d’une jambe, mouvements corporels plus globaux d’étirement ou de flexion. Tous ces mouvements sont très stéréotypés: le nourrisson s’étire, grogne, devient rouge, bâille puis ramène ses bras au niveau du visage. Ces mouvements sont très fréquents, et se répètent parfois toutes les 3 à 5 minutes. Le visage du nourrisson en sommeil agité est souvent plus coloré qu’en sommeil calme, et peut devenir, de façon très transitoire, subitement plus pâle ou plus rouge. Les yeux bougent, remuent sous les paupières fermées, puis les paupières elles-mêmes peuvent s’entrouvrir à plusieurs reprises. Parfois, les yeux sont carrément ouverts pendant de longues secondes, mais le regard est lointain, flottant, absent. Le visage est très expressif, avec de multiples mimiques très fines, mimiques parmi lesquelles nous avons reconnu les expressions des six émotions fondamentales, expressions innées, présentes dans toutes les cultures humaines: la peur, la colère, la surprise, parfois le dégoût, la tristesse, et surtout la joie, avec de magnifiques sourires « aux anges », repérables dès les premières heures de vie. En dehors de ces mouvements, de ces périodes d’agitation, le tonus d’un enfant en sommeil agité est extrêmement bas. Le nourrisson est très mou, ses bras retombent, les doigts s’ouvrent, les membres se déplient. La respiration est plus rapide, plus irrégulière qu’en sommeil calme. Elle est parfois haletante, voire entrecoupée de réelles pauses respiratoires physiologiques, qui peuvent atteindre 10, 12 ou même 15 secondes sans être inquiétantes. Le rythme cardiaque est aussi plus rapide, entre 120 et 160 pulsations par minute. Ce sommeil est l’équivalent du sommeil paradoxal de l’adulte. Il est simplement plus actif, plus mobile, plus agité, moins « paralysé ». Il est aussi beaucoup moins stable, beaucoup plus léger, avec de nombreux micro-éveils. Au maximum, l’enfant semble s’éveiller, véritables micro-éveils qui durent de quelques secondes à près d’une minute. C’est d’ailleurs à peu près toujours pendant une phase de sommeil agité que l’enfant se réveille. Cette instabilité conduit à des durées de sommeil variables, de 10 à 45 minutes, la durée moyenne étant d’environ 25 minutes. Le sommeil agité ressemble à de l’éveil on pourrait croire que le nourrisson est en train de se réveiller, mais en fait il dort et c’est du sommeil à respecter au maximum.

(2) Le nourrisson est immobile au cours de ce sommeil. Il ne présente aucun mouvement, en dehors de quelques sursauts, mais son tonus musculaire reste important. Il peut dormir parfois avec les bras ramenés vers le visage, très légèrement au-dessus de celui-ci. Bras et jambes sont fléchis. Le visage est souvent pâle, peu expressif. Il n’existe aucune mimique, aucun mouvement, en dehors de petits mouvements de succion périodiques, à peine perceptibles, visibles surtout lorsque le nourrisson commence à avoir faim. Les yeux sont fermés, ne bougent pas. La respiration est très régulière, souvent peu ample, lente pour un tout petit, aux environs de 30 ou 40 mouvements par minute. Le coeur est calme, régulier, entre 100 et 140 battements par minute. Ce sommeil, très stable, n’est interrompu par aucun éveil. Sa durée est presque toujours la même, de 20 minutes environ. Ses caractéristiques sont donc, en dehors de la durée plus courte, tout à fait comparables à celles du sommeil lent profond de l’adulte.

(3) Les états de veille agitée sont des moments de veille beaucoup moins conscients, beaucoup moins attentifs que l’état de veille calme (4). L’enfant se renferme en lui-même, suce son pouce ou sa langue, laisse flotter son regard, réagit peu et lentement si on lui parle. Ses paupières sont parfois à demi fermées. La respiration est irrégulière, le coeur rapide. Il retourne à son activité réflexe. Il donne souvent une impression de malaise, gémit un peu, grimace, bouge fébrilement bras et jambes, se replie sur lui-même en véritables spasmes. Et même, le plus souvent, il pleure, carrément, violemment, insensible à toute consolation. Dans les premiers jours de vie, ces états de veille agitée sont beaucoup plus fréquents et prolongés que les états de veille calme. Puis peu à peu, au long des semaines, ils vont se réduire, avec de grandes variations d’un tout-petit à un autre. Pour certains enfants, ils ne sont presque plus repérables vers trois mois, sauf dans les minutes qui précèdent l’endormissement. Pour d’autres, ils restent une part importante de l’activité d’éveil. Moins bonne adaptation relationnelle à l’environnement, malaise persistant ou conditionnement génétique différent ? Il serait bien hasardeux de trancher…

(4) L’état de veille calme : Il s’agit des moments d’éveil tranquilles, attentifs. Le nourrisson a les yeux grands ouverts, brillants. Il regarde activement le visage qui lui sourit ou lui parle, et peut même suivre des yeux un objet coloré dès les premières heures de vie. L’enfant est conscient de son environnement : il bouge peu, mais il est attentif aux bruits, aux paroles, aux mouvements autour de lui. Il est sensible aux odeurs, reconnaît le visage de sa mère qu’il regarde de façon très intense, son visage devenant très expressif. S’il est très détendu, et doucement stimulé par une demande chaleureuse de communication, il lui arrive même de sourire, vrai sourire-réponse conscient et volontaire. Il peut imiter une mimique, tirer la langue ou arrondir la bouche, comme le lui montre sa mère ou un examinateur. Cet éveil calme est, dans les premiers jours de vie, limité à quelques minutes, 3 à 5 en moyenne, et pas plus de deux ou trois fois par 24 heures. Puis le nourrisson se fatigue, ne peut plus fixer son attention. Il va alors s’endormir ou, plus souvent, passer en état de veille agitée et manifester malaises et pleurs. Au fil des jours, il sera de plus en plus capable de prolonger ces périodes calmes, qui peuvent atteindre près de 30 minutes vers la fin du premier mois, et près de deux heures consécutives vers trois mois.

(5) On appelle rythmes CIRCADIENS les alternances, aux environs de 24 heures, de certaines de nos fonctions biologiques, dont le rythme veille-sommeil est l’une des plus importantes. Dans les conditions normales, cette alternance est synchronisée par le rythme jour-nuit, par nos périodes d’activité et de repos. On appelle rythmes ULTRADIENS des périodes plus courtes, de quelques minutes à quelques heures, qui régulent nos jours et nos nuits. Les cycles nocturnes de sommeil de 1 h 30 à 2 heures, les alternances de sommeil lent et de sommeil paradoxal en sont les témoins. Dans la journée, nous alternons des cycles de repos et d’activité, de fatigue et de grande efficacité: phases d’éveil actif au cours desquelles nous sommes très vigilants, et phases d’éveil passif au cours desquelles nous sommes beaucoup moins vifs, beaucoup moins efficaces. Ces rythmes influencent la plupart de nos fonctions biologiques: rythme cardiaque, rythme respiratoire. Ils modulent notre température corporelle, nos sécrétions internes. Ils influencent nos performances physiques et mentales, et nous connaissons bien le creux très net de nos possibilités de 13 ou 14 heures, alors que nous sommes généralement en pleine forme vers 17 heures.


Deuxième visite chez le pédiatre et vaccin BCG

Publié le Lundi 11 février 2008 à 10:30 - par Phil B.

Deuxième visite chez le pédiatre et la petite Cerise est en pleine forme :

 
Taille : 55,5 cm (+ 2 cm depuis la dernière visite et + 4,5 cm depuis la naissance)

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Poids : 4,270 kg. (+ 380 g depuis la dernière visite)

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Périmètre crânien : 37 cm (+ 1 cm depuis la dernière visite

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Comme le montre les courbes, notre fille est dans la moyenne haute de son développement mais cette moyenne haute se fait de manière cohérente sur les 3 paramètres (en clair, le développement staturo-pondéral de Cerise est parfait !)

On en a profité pour lui faire le vaccin BCG, car bien que n’étant plus obligatoire, il est quand même fortement « exigé » par les crèches (et autant mettre toutes les chances de notre côté … car la prochaine commission d’attribution des places pour la crèche dont notre domicile dépend est pour très bientôt).

 
 
Quelques infos sur le vaccin BCG et la tuberculose (PDF) :

La tuberculose est une maladie infectieuse due au bacille tuberculeux Mycobacterium tuberculosis, aussi appelé bacille de Koch (BK). Elle se transmet d’homme à homme par voie aérienne, à partir des formes respiratoires de la maladie qui sont les plus fréquentes. Elle est une des principales causes de mortalité dans le monde. Chaque année, 8,8 millions de personnes sont atteintes d’une tuberculose dont 3,9 millions sont contagieuses. En 2005, le nombre de décès dus à la tuberculose était estimé à 1,6 million (rapport OMS 2007). Plus de 80% de l’ensemble des patients atteints de tuberculose vivent en Afrique subsaharienne ou en Asie.

En France, le nombre de cas de tuberculose diminue progressivement depuis les années 70. Cependant, il reste élevé dans certaines régions et pour certains groupes de population. Dans ce contexte, la politique de lutte contre la tuberculose évolue : la politique vaccinale par le BCG a été modifiée : l’obligation de vaccination par le BCG chez l’enfant et l’adolescent est suspendue au profit d’une recommandation forte de vaccination des enfants les plus exposés à la tuberculose.

Quelques documents (PDF) :

- Rapport 2007 de l’OMS
- Programme national de lutte contre la tuberculose 2007-2009 (France)
- Avis relatif à la suspension de l’obligation de vaccination par le vaccin BCG chez les enfants et les adolescents (France)


France : des naissances toujours très nombreuses

Publié le Vendredi 11 janvier 2008 à 12:02 - par Phil B.

Selon un récent rapport de l’INSEE (« Bilan démographique 2007 : des naissances toujours très nombreuses », Insee première n°1170, janvier 2008 et aussi Résultats nationaux des enquêtes de recensement de 2004 à 2007), la France reste en tête des pays européens en matière de fécondité en 2007, malgré un léger recul. Pour la première fois, les Français ont fait plus d’enfants hors mariage (50,5%) que mariés. Avec 816.500 naissances en 2007, et un taux de fécondité frôlant 2 enfants par femme (1,98), la France est restée en 2007 la championne des bébés dans l’Union européenne, sans doute toujours au coude à coude avec l’Irlande, dont le chiffre n’est pas connu pour 2007. En 2006, la France avait atteint la barre symbolique des deux enfants par femme, qui la plaçait en tête, l’Irlande affichant alors, selon Eurostat, un taux de fécondité de 1,93.

Avec 3 enfants, je suis dans la bonne moyenne ;-)