Categorie : 'Bébé FAQ'



FAQ : Promener bébé en poussette, face à la route ou face à nous ?

Publié le Vendredi 16 janvier 2009 à 7:01 - par Phil B.

Le Dr Suzanne Zeedyk (psychologue de l’université de Dundee, en Ecosse), vient de rendre publics les résultats de son enquête sur presque 3000 sujets (What’s life in a baby buggy like?: The impact of buggy orientation on parent-infant interaction and infant stress) qui va à l’encontre de l’idée reçue qu’il serait bénéfique pour l’enfant de l’installer dès 6 mois dans la poussette face à la rue pour l’habituer très vite au monde extérieur et de lui faire découvrir dès que possible un univers autre que le cocon familial, les bras de ses parents ou les jupes de sa maman …

Selon le Dr Zeedyk, passer trop de temps dans une poussette en position face à la route développerait d’une part un sentiment d’insécurité ou de stress, qui aurait pour conséquence de diminuer les capacités à communiquer, à un âge capital pour l’enfant, celui où le cerveau se développe rapidement et s’enrichit de jour en jour. Et que d’autre part la vie de ces bébés serait appauvrie émotionnellement et potentiellement stressante (et un bébé stressé fera par la suite un adulte anxieux).

L’étude complète (en anglais) est accessible en PDF : The impact of buggy orientation on parent-infant interaction and infant stress

 
 

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FAQ : Assaisonnement des petits pots

Publié le Mardi 13 janvier 2009 à 12:00 - par Phil B.

Les petits pots me paraissent fades, dois-je les assaisonner ?

Un petit pot est à peu près 5 fois moins salé que le plat correspondant préparé pour le reste de ta famille, mais votre goût et vos besoins sont complètement différents de ceux de votre enfant. Entre 1 et 3 ans, l’enfant a de faibles besoins en sel et ses reins sont encore immature et ne savent pas éliminer l’excès de sel. Alors ne resalez pas les petits pots, car ils contiennent la juste quantité de sel adaptée à votre enfant (depuis 1976, la quantité de sodium présente dans les produits infantiles est réglementée).

 
 

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FAQ : Pour mon bébé, lait de croissance ou lait de vache ?

Publié le Vendredi 9 janvier 2009 à 12:00 - par Phil B.

Pourquoi est-il recommandé de donner du lait de croissance plutôt que du lait de vache jusqu’à l’âge de 3 ans ?

Entre 0 et 3 ans, l’enfant est dans une phase de croissance et de développement très importante :

- Il double sa taille de naissance
- Il quadruple son poids de naissance

Pour lui permettre une croissance harmonieuse tout en tenant compte de ses capacités physiologiques encore limité, il a besoin d’une alimentation sur mesure. Jusqu’à 3 ans, le jeune enfant a besoin de grandes quantités de fer et d’acides gras essentiels pour sa croissance et son développement. Or le lait de vache en contient peu, et il est, de plus, trop riche en protéines. Le lait de croissance, en revanche, apporte les justes quantités en protéines, fer et acides gras essentiels et contribue ainsi, en complément d’une alimentation diversifiée, à répondre à ses besoins nutritionnels.

Il est conseillé de donner 500 ml de lait infantile par jour à l’enfant jusqu’à 3 ans. Il est également recommandé de préférer les laitages destinés aux enfants en bas âge (type yaourt, fromage blanc…) : enrichis en fer, vitamines et acides gras essentiels

 
 

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FAQ : Choisir les bonnes chaussures de bébé pour marcher

Publié le Vendredi 2 janvier 2009 à 18:55 - par Phil B.

Pour le bébé qui commence à marcher, évitez les chaussures dans la mesure du possible. En effet, les pieds (comme les mains) se développent mieux lorsqu’ils sont nus plutôt qu’enfermés dans des chaussures : marcher pieds nus aide à former les voûtes plantaires et à renforcer les chevilles. Les pieds n’ont (généralement) pas besoin de chaussures dans la maison et sur des sols sans danger à l’extérieur, sauf s’il fait froid. Il est même bon qu’il marche sur des surfaces irrégulières, comme du sable, ce qui lui permettra de faire travailler un peu plus ses muscles. Mais, pour des raisons de sécurité et d’hygiène, Il aura besoin de chaussures pour la plupart de ses sorties. Voici quelques Conseils :

SEMELLES SOUPLES. Choisissez, de préférence, des semelles en cuir ou en caoutchouc qui entraveront le moins possible le mouvement naturel de la marche. On recommande des chaussons avec semelles souples pour le bébé qui commence à marcher. Ne cédez surtout pas à la mode des chaussures de sport pour bébé, trop rigides pour les petits pieds. Demandez conseil à votre pédiatre ou médecin et faites plusieurs essais en magasin avec votre enfant avant d’opter pour un modèle.

COUPE BASSE. Bien que les chaussures montantes maintiennent plus le pied que celles qui sont basses, elles l’enferment trop et gênent le mouvement de la cheville. Ne les utilisez surtout pas pour soutenir un bébé qui n’est pas encore prêt à marcher ou qui commence à peine.

DES CHAUSSURES SOUPLES ET QUI RESPIRENT. Pour rester en forme, les pieds ont besoin de respirer et de faire beaucoup d’exercice. Ils respirent mieux et ont plus de liberté de mouvement dans des chaussures en cuir, tissu ou toile. Le plastique ou les matières imitant le cuir sont souvent rigides et augmentent la transpiration des pieds. Évitez les chaussures de sport entourées de larges bandes de caoutchouc, car elles peuvent également faire transpirer. Si vous achetez des chaussures ou bottes de pluie en caoutchouc pour votre enfant, ne les utilisez que lorsque cela est nécessaire et enlevez-les dès qu’il est à l’intérieur.

ANTIDERAPANTES. L’enfant qui commence à marcher a déjà suffisamment de difficultés à maintenir son équilibre : évitez donc absolument les semelles glissantes. Les semelles en caoutchouc ou en matière synthétique, généralement à relief, sont moins glissantes que celles en cuir, à moins que ces dernières n’aient, elles aussi, des rainures.

CONTREFORT RIGIDE. L’arrière de la chaussure (au-dessus du talon) ne doit pas être mou. Il est préférable que le haut du contrefort soit un peu matelassé ou doublé et qu’il semble lisse, sans irrégularités qui pourraient irriter l’arrière du talon.

PLUTOT LARGES. Il vaut mieux des chaussures un peu trop larges que trop serrées, mais des chaussures à la bonne pointure sont bien évidemment idéales. Même si les pieds ne sont pas autant libres dans des chaussures que lorsqu’ils sont nus, des chaussures trop serrées ne leur laissent vraiment aucune liberté. Si votre enfant porte ses chaussures avec des chaussettes épaisses, emportez ces dernières avec vous pour l’essayage. Mesurez les pieds de votre enfant et essayez-lui les chaussures lorsqu’il se tient debout et que tout son poids repose sur ses deux pieds chaussés. Le dessus de la chaussure ne doit pas bâiller lorsqu’il est immobile (il peut bâiller un peu lorsqu’il marche) et ses talons ne doivent pas monter et descendre à chaque pas. Pour vérifier la largeur, essayez de pincer la chaussure à son point le plus large. Si vous avez entre les doigts un tout petit bout de chaussure, la largeur est correcte ; si vous arrivez à pincer un gros bout, cela signifie qu’elles sont trop larges ; et si vous n’arrivez pas à pincer quoi que ce soit, elles sont tout simplement trop étroites. Pour vous assurer de la longueur, appuyez avec le pouce entre les doigts de pied de votre enfant et le bout de la chaussure. S’il reste une largeur de pouce (un peu plus de 1 cm), la longueur est correcte. L’arrière de la chaussure doit être bien ajusté, mais pas serré. Si le talon de votre enfant sort facilement, la chaussure est trop large ; si la chaussure pince le talon, elle est trop petite.

FORMES STANDARD. Les chaussures à la mode sont parfois inconfortables et inadaptées aux bébés. Elles peuvent entraver la croissance du pied. Choisissez plutôt des chaussures avec un cou-de-pied large, un bout rond et un petit talon.

VERIFIEZ REGULIEREMENT. Une fois que vous avez acheté des chaussures pour votre enfant, vérifiez régulièrement qu’elles sont toujours à la bonne taille. Elles deviennent vite trop petites à cet âge et ne durent généralement 3 mois. Si vous ne pouvez plus appuyer qu’un demi-pouce au bout de la chaussure, il est temps de penser à acheter une nouvelle paire. Des marques rouges aux orteils ou à d’autres endroits sur les pieds de votre enfant lorsque vous lui retirez ses chaussures indiquent également qu’il convient d’en changer.

ROBUSTESSE. La solidité n’est pas un critère important pour les chaussures d’enfants puisqu’elles deviennent toutes très rapidement trop petites. Étant donné leur prix élevé et leur courte durée d’utilisation, il est tentant de passer les chaussures d’un enfant à l’autre, mais ce serait une erreur. Les chaussures prennent la forme des pieds de l’enfant qui les porte et il n’est pas bon que de petits pieds portent des chaussures formées par un autre. Vous pouvez faire une exception pour les chaussures (comme les chaussures habillées) qui ont été très peu portées, qui ont gardé leur forme et dont le talon n’est pas affaissé.

CHAUSSETTES. Elles sont aussi importantes que les chaussures. Elles doivent également être bien ajustées et dans une matière (comme le coton) qui permette aux pieds de respirer. Des chaussettes trop petites peuvent empêcher le pied de se développer ; trop grandes, elles font souvent des plis et provoquent des irritations ou des ampoules.

 
 

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FAQ : A 10 mois, il faut commencer à apprendre la discipline à bébé

Publié le Samedi 8 novembre 2008 à 10:00 - par Phil B.

Vous avez largement applaudi à la première tentative couronnée de succès de votre bébé pour se mettre debout et l’avez fièrement félicité lorsqu’il a commencé à marcher à quatre pattes. Vous vous demandez maintenant si vous avez bien eu raison. Sa nouvelle mobilité lui a aussi ouvert la voie aux bêtises… Si votre bébé ne sait pas encore allumer la télévision, il est tout à fait capable de tirer sur la nappe, faisant tomber la corbeille de fruits, de dérouler joyeusement des rouleaux entiers de papier toilette ou de renverser des tiroirs et des étagères par terre. Auparavant, vous n’aviez qu’à mettre votre enfant dans un lieu sûr pour éviter tout cela, mais aujourd’hui ce n’est plus possible.

Depuis peu, les exploits de votre progéniture vous contrarient plus qu’ils ne vous rendent fière. Et pour la première fois sans doute, la question de la discipline se pose dans votre maison. C’est le bon moment. Si vous attendiez au-delà des 10 mois de votre bébé, vous risqueriez de rencontrer plus de difficultés ; de la même manière, si vous aviez essayé plus tôt, avant que sa mémoire ne soit développée, vous n’auriez obtenu aucun résultat.

Pourquoi inculquer la discipline à un bébé ? Tout d’abord, pour l’initier aux notions de bien et de mal. Même s’il faudra longtemps à votre enfant pour qu’il les comprenne, vous devez commencer à lui en parler dès maintenant en lui donnant des exemples et des conseils. Il vous faut également lui apprendre le contrôle de soi. Là encore, cela ne viendra pas tout de suite, mais il est important de commencer dès à présent. Il est aussi important de lui apprendre le respect des droits et des sentiments d’autrui, afin qu’il puisse passer du stade de bébé normalement égocentrique à celui d’enfant, puis d’adulte sensible et attentif aux autres. Enfin, la discipline est importante pour protéger votre bébé, votre maison et votre santé mentale – maintenant et dans les mois à venir (vous aurez alors votre compte de bêtises).

Lorsque vous commencerez à inculquer la discipline à votre enfant, ne perdez pas de vue ce qui suit :

- Bien qu’on associe le plus souvent le mot discipline au mot punition, étymologiquement, il signifie enseigner en latin.

- Tous les enfants sont différents, toutes les familles le sont aussi, ainsi que les situations. Mais il existe des règles de comportement qui s’appliquent à tout le monde et à tout moment.

- Jusqu’à ce que les enfants comprennent ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas, ou au moins ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, c’est à leurs parents et à eux seuls de se charger d’écarter tout danger dans leur environnement et de les protéger.

- L’amour-propre d’un enfant est menacé s’il pense que ses parents ne l’aiment plus. Il est important de faire savoir aux enfants qu’on les aime de façon inconditionnelle, même si on n’est pas d’accord avec ce qu’ils font.

- La discipline la plus efficace n’est ni trop rigide ni trop permissive. Trop stricte, elle repose entièrement sur un maintien de l’ordre par les parents plutôt qu’elle n’encourage le développement du contrôle de soi de l’enfant. Cela donne le plus souvent des enfants totalement soumis à leurs parents, mais qui deviennent incontrôlables une fois livrés à eux-mêmes. À l’inverse, des parents trop permissifs ont peu de chance de voir leur enfant bien se comporter et être capable de se débrouiller tout seul. Les enfants trop gâtés sont souvent égoïstes, grossiers et désagréables, s’énervent vite et n’obéissent pas facilement. Un enfant dont les parents sont soit trop stricts, soit trop permissifs peut avoir le sentiment de ne pas être aimé. Des parents stricts peuvent sembler cruels, tandis que des parents permissifs donnent parfois l’impression de ne pas s’intéresser à leur enfant ; dans les deux cas, l’enfant peut se sentir délaissé. Il s’agit, en fait, de trouver le juste milieu – en fixant des limites et en veillant à leur respect, avec fermeté et tendresse. Cela ne revient pas à dire qu’il n’existe pas de degrés dans les styles de discipline. Certains parents sont simplement plus permissifs et d’autres plus stricts. Cela ne pose pas de problème tant qu’ils ne sont pas excessifs dans un sens comme dans l’autre.

- Une discipline efficace doit être personnalisée. Si vous avez plusieurs enfants, vous avez certainement remarqué dès la naissance qu’ils n’avaient pas le même caractère. À vous d’adapter votre discipline à leur personnalité. Une légère remontrance peut suffire pour qu’un enfant s’arrête déjouer avec une prise électrique, tandis qu’un autre ne réagira que s’il perçoit de la colère – ou une véritable peur – dans votre voix. Il vous faudra même peut-être écarter physiquement votre enfant pour qu’il arrête de toucher à la prise. Il convient donc d’adapter votre style à chacun de vos enfants.

- Les circonstances peuvent modifier la réaction d’un enfant à la discipline. Un enfant qu’il faut, en général, fortement réprimander peut être accablé si vous le grondez, car il est fatigué ou perce des dents. Changez si nécessaire d’attitude pour répondre à ses besoins immédiats.

- Les enfants ont besoin de limites. Ils ne peuvent souvent pas se contrôler ou contrôler leurs réactions, et cela les effraie. Des limites justes, adaptées à leur âge, définies par les parents et appliquées tendrement et constamment, les protègent et les apaisent tandis qu’ils explorent le monde et grandissent. Il n’est pas bon, pour votre bébé comme pour ceux dont il peut enfreindre les droits, qu’il puisse outrepasser ces limites sous prétexte « qu’il n’est qu’un bébé ». Ce n’est pas parce que votre bébé n’a que 10 mois qu’il doit être autorisé à arracher des cheveux à son frère ou sa sœur, ou encore déchirer votre magazine avant même que vous n’y ayez jeté un œil. Il est très important d’apprendre à un bébé à vivre avec des limites dès son plus jeune âge. Il en aura de toute façon besoin pour réussir plus tard dans une société où la liberté s’arrête là où commence celle des autres – que ce soit à l’école, au travail et même à l’aire de jeux. À vous de fixer ces limites en fonction de vos priorités. Pour certains parents, il est essentiel de ne pas mettre les pieds sur le canapé et de ne pas manger dans le salon. Pour d’autres, il ne faut surtout pas entrer dans le bureau de maman ou de papa. La plupart des familles attachent une grande importance à la politesse et à des mots simples comme « s’il te plaît » et « merci », au partage et au respect des sentiments d’autrui. Fixez des limites que vous ferez soigneusement appliquer et limitez leur nombre. Si les règles sont trop nombreuses, votre bébé ne pourra pas suffisamment apprendre de ses expériences et de ses erreurs. Gardez en tête l’âge de votre bébé lorsque vous établissez – et faites appliquer – vos règles. S’il est raisonnable d’attendre d’un enfant de 3 ans qu’il dise « s’il te plaît » et « merci » ou range ses jouets, il n’est bien évidemment pas possible d’espérer qu’un enfant de 1 an le fasse. Si vous demandez plus que votre enfant ne peut fournir, l’échec sera inévitable. S’en tenir aux règles établies est toujours plus facile à dire qu’à faire. Il est tentant de céder à un adorable bambin qui vous fait un sourire espiègle lorsque vous lui dites « non » ou à une petite fille sensible qui fond en larmes dès qu’elle entend le même mot. Soyez ferme et souvenez-vous que vous agissez dans l’intérêt de votre enfant. Cela ne vous semble peut-être pas vital aujourd’hui d’empêcher votre bébé de manger des biscuits dans le salon, mais s’il n’apprend pas à respecter certaines règles dès maintenant, il aura du mal à obéir à toutes celles qui lui seront imposées plus tard. Même si votre enfant protestera pendant un moment encore, vous verrez toutefois qu’il acceptera peu à peu vos limites.

- Un bébé qui s’attire des ennuis n’est pas méchant. Les bébés et les jeunes enfants ne savent pas ce qui est bien ou mal, leurs actes ne peuvent donc pas être considérés comme méchants. Ils découvrent le monde qui les entoure en faisant leurs propres expériences, en observant les relations de cause et effet et en testant les adultes. Si vous répétez sans cesse à votre enfant qu’il est méchant, son ego peut en être affecté et sa confiance en soi et ses actions perturbées. L’enfant qui entend sans arrêt « Tu es méchant !  » il finira par le croire. Critiquez les comportements de votre bébé, mais pas votre bébé lui-même. (« C’est méchant de mordre », plutôt que : « Tu es méchant. »)

- II est important d’être cohérent. Une fois que vous avez défini un certain nombre de règles adaptées à l’âge de votre enfant, faites-les appliquer. Il n’y a rien de plus déroutant pour un jeune enfant que des règles qui ne sont valables que de temps à autre, ou qui varient selon que c’est sa mère, son père ou la baby-sitter qui s’occupe de lui. S’il n’a pas le droit de mettre les pieds sur le canapé aujourd’hui, mais qu’il peut le faire demain, ou s’il devait se laver les mains avant de passer à table hier, mais que ce n’est pas nécessaire aujourd’hui, il en déduira tout bonnement que le monde est déroutant et que les règles n’ont aucune valeur.

- Les mots ne suffisent pas. Ne vous contentez pas de lever les yeux de votre livre pour marmonner un « non » à votre bébé qui tire sur le câble de la télévision. Assurez-vous qu’il obéisse effectivement à votre ordre, sinon votre discipline n’est pas efficace (et peut, en outre, présenter des dangers). Pour que vos remontrances gardent leur impact, vous devez agir. Si votre premier « non » n’est pas suivi d’effet, réagissez tout de suite, surtout dans une situation dangereuse comme celle-là. Posez votre livre, prenez votre bébé et éloignez-le du câble auquel il s’intéresse en l’amenant si possible loin, dans une autre pièce. Distrayez-le ensuite en lui proposant un jouet qu’il aime bien. La plupart des bébés oublient vite un objet qu’ils n’ont plus sous les yeux – même si certains essaieront de revenir sur le « lieu du crime », dont vous devrez alors leur interdire l’accès. Une distraction peut aussi permettre à un bébé qui perçoit le « non » comme une atteinte à son ego de « sauver la face ».

- Les bébés et les jeunes enfants ont la mémoire courte. Ne vous attendez pas à ce que votre enfant retienne la leçon dès la première fois, mais plutôt à ce qu’il répète sa bêtise. Soyez patiente et prête à répéter de nombreuses fois le même message : « Ne touche pas à la télévision » ou « Ne mange pas la nourriture du chien. » Et ceci tous les jours pendant des semaines, avant que cela finisse par faire son effet ou que la fascination de votre enfant ait disparu.

- Les bébés adorent qu’on leur dise « non ». La plupart aiment défier leurs parents, tout autant qu’escalader un escalier ou faire rentrer un cercle dans une boîte à formes. Quelle que soit la réaction de votre enfant, ne laissez pas votre « non » devenir un jeu ou finir en éclat de rire. Votre bébé ne vous prendra alors plus au sérieux.

- Trop de « non » perdent de leur efficacité et sont démoralisants pour l’enfant. Limitez-les à des situations dans lesquelles le bien-être de votre bébé, ou de quelqu’un d’autre, est effectivement menacé. Souvenez-vous que tout ne doit pas donner lieu à une bataille. Vous n’aurez pas besoin de dire aussi souvent « non » si vous avez éliminé la plupart des dangers de votre maison et que votre enfant peut donc l’explorer en toute sécurité. À chaque fois que vous lui dites « non », essayez de lui proposer une alternative : « Non, tu ne peux pas jouer avec le livre de papa, mais tu peux regarder celui-là si tu veux » ou « Tu ne peux pas renverser le paquet de céréales par terre, mais tu peux jouer avec ces boîtes si tu veux. » Plutôt que de lui dire : « Non, ne touche pas les papiers dans le bureau de maman », s’il a déjà mis plusieurs documents par terre, dites : « Ces papiers sont à maman et ils doivent être dans ce tiroir. Tu veux m’aider à les ranger et à fermer le tiroir ? » De cette manière, votre enfant pourra « sauver la face » et n’aura pas l’impression d’être méchant. De temps en temps, si l’enjeu n’est pas important ou si vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur, laissez votre bébé gagner. Une victoire occasionnelle compensera les nombreuses défaites qu’il accumule chaque jour.

- Corrigez et récompensez votre enfant plutôt que de le punir. Les punitions, toujours discutables, sont particulièrement inutiles pour les jeunes enfants, dans la mesure où ils ne comprennent pas pourquoi ils sont punis. Les bébés sont trop jeunes pour faire le lien entre la punition, comme être privé de parc pendant un moment, et le fait qu’ils ont renversé la salière, ou pour comprendre que vous leur enlevez leur biberon parce qu’ils ont mordu leur frère ou leur sœur. Plutôt que de punir un enfant pour sa conduite, complimentez-le lorsqu’il agit bien. Insistez sur ses comportements positifs, récompensez-le et félicitez-le lorsqu’il se conduit bien – cela sera sans aucun doute plus efficace. Vous favorisez ainsi sa confiance en soi et l’encouragerez à mieux se conduire. Une autre approche efficace consiste à apprendre à votre enfant que tous ses actes ont certaines conséquences, et donc de le faire participer à la réparation de ses bêtises – en nettoyant, par exemple, le lait qu’il a renversé par terre, en ramassant les serviettes en papier qu’il a éparpillées un peu partout, en vous aidant à remettre en place les livres qu’il a fait tomber de l’étagère.

- La colère engendre la colère. Si vous éclatez de colère lorsque votre bébé casse l’un de vos plats favoris en le lançant à travers la pièce comme un ballon, il y a un risque également que votre bébé ne se contrôle pas et qu’il ne regrette pas son geste. Si nécessaire, prenez le temps de vous calmer avant de vous adresser à votre enfant. Une fois calmée, expliquez-lui que ce qu’il a fait n’est pas bien et pourquoi. (« Ce n’était pas un jouet, c’était le plat de maman. Tu l’as cassé et maintenant maman est triste. ») C’est très important de le faire, même si votre bébé ne semble pas du tout comprendre ce que vous lui expliquez ou s’il est déjà passé à autre chose. Lorsque vous êtes très angoissée, essayez de vous rappeler (même si ce n’est pas toujours facile) que votre objectif à long terme est de bien éduquer votre enfant et qu’en criant ou en lui donnant une fessée vous lui montrez plutôt le mauvais exemple. Ne vous inquiétez pas si vous avez parfois du mal à contrôler votre colère. Tout le monde a droit à l’erreur et à des moments de faiblesse, et votre enfant doit le savoir. Tant que vos « éclats » restent rares, espacés dans le temps et de courte durée, ils n’empêcheront pas une éducation efficace. Lorsque cela arrive, excusez-vous : « Je suis désolée, je me suis énervée, mais j’étais très en colère. » Vous pouvez aussi lui dire que vous l’aimez et lui faire un câlin pour le rassurer, et lui montrer que l’on s’énerve parfois contre des personnes que l’on aime et que de tels gestes sont normaux.

- Humour et discipline. L’humour est essentiel pour rendre la vie plus douce – et c’est également un outil disciplinaire efficace, aussi étonnant que cela puisse paraître. Utilisez-le dans les situations qui risqueraient de vous exaspérer, par exemple lorsque votre bébé refuse que vous lui enfiliez un vêtement. Plutôt que de mener une bataille perdue d’avance, recourez à l’humour. Faites semblant de le mettre au chien (ou au chat, à la poupée, ou encore à vous-même). L’absurdité de la situation mettra probablement fin aux objections de votre enfant, tout au moins pendant le temps nécessaire pour lui enfiler le vêtement. L’humour peut être utile dans de nombreux cas qui nécessitent d’habitude de la discipline. Demandez quelque chose en vous faisant passer pour un chien, un lion, ou tout autre animal que votre enfant adore. Portez votre bébé jusqu’à la table à langer tant redoutée en lui faisant faire l’avion (en le tenant bien), par exemple. Faites des grimaces avec votre bébé devant le miroir plutôt que de le gronder, tout en répétant : « Ne pleure pas, ne pleure pas. » Si vous prenez plus souvent les choses avec humour, votre vie s’en trouvera facilitée, surtout lorsque votre enfant approchera l’âge parfois difficile des 2 ans. Restez toutefois sérieuse lorsque la situation est dangereuse, un simple sourire pouvant être fatal à l’efficacité de la leçon que vous essayez d’inculquer à votre enfant.

- Les accidents requièrent un traitement différent. Souvenez-vous que tout le monde a droit à l’erreur, et que les bébés, étant donné leur immaturité émotionnelle, physique et intellectuelle, peuvent en faire plus que les autres. Lorsque votre enfant renverse un bol de lait en essayant d’attraper une tranche de pain, la meilleure réaction est la suivante : « Oh ! Le lait s’est renversé. Essaie de faire plus attention mon chéri. » Mais s’il renverse sa tasse exprès, vous pouvez alors lui dire : « Attention ! Il ne faut pas renverser le lait, il faut le boire. Tu en as mis partout et c’est du gaspillage. Regarde, il n’y en a plus maintenant. » Dans les deux cas, vous pouvez donner une éponge ou un papier absorbant à votre bébé pour qu’il participe au nettoyage. À l’avenir, évitez de trop remplir sa tasse et donnez à votre bébé l’occasion déjouer à remplir et vider des récipients, par exemple dans le bain.

- Les parents doivent absolument se comporter comme des adultes. Ceci signifie que vous devez rester calme lorsque votre enfant se met en colère, vous excuser lorsque vous avez commis une erreur, ne pas toujours demander que les choses soient faites comme vous le souhaitez si elles peuvent tout à fait être réalisées selon les désirs de votre bébé – d’une manière générale, soyez responsable.

- Les enfants sont dignes de respect. Plutôt que de traiter votre bébé comme un objet, un bien ou « juste un bébé », ayez le même respect pour lui que pour toute autre personne. Soyez polie (dites « s’il te plaît », « merci » et « excuse-moi »), donnez-lui des explications simples (même si vous pensez qu’il ne les comprendra pas) lorsque vous lui interdisez quelque chose, faites preuve de compréhension et de sympathie par rapport à ses souhaits et à ses sentiments (même si vous ne pouvez pas lui permettre de les exprimer), évitez de l’embarrasser (en le grondant devant des étrangers) et essayez de comprendre ce qu’il s’efforce de vous dire. Dans cette phase préverbale, lorsque baragouiner et montrer du doigt sont les principaux modes de communication de votre enfant, le comprendre est un véritable défi et le restera jusqu’à ce que son discours devienne clair et que son langage soit bien développé (entre 3 et 5 ans), mais il est important de faire cet effort. Souvenez-vous que c’est également frustrant pour lui.

- Un juste équilibre des droits doit exister entre les parents et l’enfant (ou les enfants). Il est facile de faire des erreurs pour les parents lorsque leur bébé est petit. Certains abandonnent tous leurs droits : ils vivent en fonction de l’emploi du temps de leur enfant, laissent tout tomber dès que celui-ci les appelle, font toujours passer les besoins de leur enfant avant les leurs – et finissent par lui apprendre que seuls ses droits sont importants. D’autres vivent au contraire leur vie comme s’ils n’avaient pas d’enfant. Sans penser à ses besoins, ils l’emmènent partout avec eux alors qu’il est épuisé, ils abandonnent l’histoire du soir au profit d’un match de football et préfèrent traîner à la maison plutôt que d’aller jusqu’à l’aire de jeux le dimanche après-midi. En agissant ainsi, ces parents enseignent à leur enfant que ses droits n’ont aucune importance. Il s’agit en fait de trouver un juste milieu : la vie de famille ne doit pas être exclusivement centrée ni sur le bébé, ni sur les parents.

- Personne n’est parfait – et personne n’est supposé l’être, encore moins de jeunes parents. Évitez de définir des règles que votre bébé ne peut absolument pas respecter. Il a tout le temps durant l’enfance pour se développer et finir par se comporter comme un adulte bien des années plus tard. Et à mesure qu’ils grandissent et mûrissent, les enfants ont également besoin de savoir que vous n’attendez pas la perfection, quel que soit leur âge. Félicitez votre enfant lorsqu’il accomplit quelque chose de bien, plutôt que de lui dire des généralités sur son caractère. Dites-lui : « Tu as été très gentil dans le magasin », plutôt que : « Tu es le plus beau bébé du monde. » Comme personne ne peut être tout le temps gentil, si vous faites trop d’éloges à votre enfant, il peut angoisser à l’idée de ne pas toujours pouvoir vous satisfaire. En agissant ainsi, vous le rendez également dépendant de vos compliments pour se sentir bien. Vous ne devez pas non plus trop exiger de vous. Les parents qui ne perdent jamais leur calme, ne crient jamais et n’ont jamais eu envie de donner la moindre fessée à un enfant difficile n’existent pas. Il est peut-être préférable d’exprimer de temps à autre votre colère et votre frustration, sans pour autant vous laisser aller à donner une fessée (voir page précédente), plutôt que de les garder enfouies à l’intérieur de vous. Une colère contenue pourra éclater mal à propos, souvent sans commune mesure avec l’importance de la bêtise. Si vous sentez toutefois que vous perdez trop souvent votre calme devant votre bébé, essayez d’en déterminer la cause. Êtes-vous en colère parce que vous êtes la seule à vous en occuper ? Êtes-vous vraiment en colère contre vous ou quelqu’un d’autre et reportez-vous votre colère sur votre bébé ? Avez-vous défini trop de limites ou donné trop d’occasions de s’attirer des ennuis à votre bébé ? Si oui, efforcez-vous de remédier à cette situation.

- Les enfants ont besoin de savoir qu’ils ont un certain contrôle sur leur vie. Il ne sera pas toujours possible de laisser décider un bébé, mais donnez-lui l’occasion de faire des choix – par exemple, le biscuit ou la tranche de pain, la balançoire ou le toboggan, le biberon avec l’éléphant ou celui avec le clown. Cependant, ne lui offrez pas trop de choix (qui ne feront que le submerger) et n’oubliez pas que certains choix ne doivent pas appartenir à un bébé.

 
 

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FAQ : Les accidents mieux vaut prévenir que guérir !

Publié le Mercredi 10 septembre 2008 à 7:15 - par Phil B.

En dépit de leur apparence, les bébés ne sont pas si fragiles que ça … mais il sont néanmoins vulnérables et comme le dit l’adage il vaut mieux prévenir que guérir !

Chaque étape du développement de l’enfant comporte des risques spécifiques :

Dès sa naissance, votre enfant doit constamment être sous la surveillance d’un adulte. Dans son lit, veillez à le coucher en toute sécurité. Ne le laissez jamais seul que ce soit dans son bain, sur la table à langer, dans la maison ou dans la voiture.

A partir de 3 mois, votre enfant commence à attraper les objets à sa portée. Il peut se retourner, rouler sur le côté et tomber de la table à langer, de votre lit ou du canapé.

Entre 4 et 6 mois, votre enfant commence peu à peu à se tenir assis mais il n’est pas toujours capable de garder son équilibre.

Entre 6 et 9 mois, votre enfant apprend progressivement à se déplacer en rampant puis en marchant à 4 pattes. Sa curiosité le pousse à toucher tous les objets qui sont à sa portée et à les mettre dans la bouche. Il risque de s’étouffer avec des petits objets ou des petits aliments.

Entre 9 et 18 mois, votre enfant commence à se mettre debout puis à marcher et il explore le monde qui l’entoure. Il comprend progressivement la signification du « non ». Attention aux chutes dans les escaliers, aux brûlures dans la cuisine et aux produits ménagers qu’il pourrait avaler.

A partir de 18 mois, votre enfant devient plus autonome. Il commence à comprendre vos conseils et vos explications pour éviter les dangers mais il veut vous imiter. Il grimpe partout, ce qui augmente les risques de chutes. Faites attention aux fenêtres ouvertes.

Pour aller plus loin, lire la brochure au format PDF : Avec l’enfant Vivons la Sécurité.

 
 

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FAQ : Le reflux gastro-oesophagien du bébé

Publié le Mercredi 20 août 2008 à 10:24 - par Phil B.

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) est une pathologie très fréquente chez le nourrisson jusqu’à 2 ans (20 % des nourrissons, dans la première année de la vie régurgitent pour diverses raisons). En pédiatrie le RGO s’impose comme LE trouble alimentaire le plus fréquent de la petite enfance, dépassant même largement en nombre de consultations les classiques coliques du nourrisson.

Description

En raison d’un mauvais fonctionnement du sphincter supérieur de l’estomac, le bébé régurgite le contenu acide de l’estomac vers l’œsophage. Ces régurgitations chroniques ont souvent lieu immédiatement après les biberons chez le nourrisson de 1 à 2 mois. Avant de consulter le pédiatre, il est important de différencier les régurgitations des vomissements : la régurgitation se fait sans effort, alors que le vomissement se définit comme l’expulsion en jet par la bouche de tout ou partie du contenu gastrique qu’il soit alimentaire ou non, faisant intervenir activement la contraction des muscles abdominaux et parfois précédée de nausées. Il peut parfois apparaître difficile de faire la différence, notamment si les rejets sont importants en quantité, d’autant qu’il peut y avoir association de rejets ou vomissements dans le temps chez certains enfants.

Traitement

La situation s’améliore généralement lorsque l’enfant acquiert la position debout et une alimentation solide plus diversifiée. En l’absence de défaillances physiologiques, il y a quelques règles à respecter pour éviter les reflux :

  • - Fractionnement du repas en faisant 3 ou 4 pauses pour permettre des éructations qui contribuent à chasser l’air.
  • - Eviter les aliments qui augmentent l’acidité gastrique comme certaines compotes ou jus de fruits, menthe, réglisse, etc … et privilégier un régime pauvre en graisse et riche en hydrates de carbone qui raccourcit la vidange gastique.
  • - Épaissir le lait des biberons (pectine, extraits de caroube, amidon de maïs modifié, ou farines après 3 mois) ou mieux prendre des lait dit antirégurgitations (souvent ils ont la dénomination « confort » ou « premium » en grande surface). Cette dernière solution est préférable car elle permet d’éviter au bébé une surcharge calorique par excès de glucides dans les tous premiers mois. Par contre, il est impératif de prendre l’avis du pédiatre pour le changement du lait.
  • - Il faut éviter de trop serrer les couches pour ne pas augmenter la pression intra-abdominale, et éviter de mettre des vêtements trop serrés. De même qu’il faut éviter d’asseoir le bébé dans le baby-relax tout de suite après qu’il ait mangé, en effet, la position assise dans les baby-relax augmente la pression abdominale, et ainsi favorise le reflux.

 

D’autres traitements à base de médicaments (Motilium, etc …) existent, mais ils ne doivent être employés que sur avis du pédiatre traitant uniquement.

 
 

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FAQ : Guide de la nutrition de la naissance à 3 ans

Publié le Mercredi 21 mai 2008 à 7:26 - par Phil B.

Dès sa naissance, manger est une des activités préférées de votre enfant, non seulement parce qu’il en a besoin mais aussi parce que cela constitue un tendre moment d’échanges avec vous. Le lait maternel est alors l’aliment idéal, mais les « préparations infantiles » peuvent être choisies. A partir de 6 mois, en diversifiant progressivement ses repas, vous commencerez à élargir sa palette de goûts en lui faisant découvrir des saveurs et des textures nouvelles. En l’observant, en le comprenant, vous lui apprendrez les bases d’une alimentation favorable à sa santé.

pour aider les parents, l’INPES (l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) a publié un petit guide de 40 pages très bien fait : Le guide nutrition de la naissance à trois ans (disponible ici au format PDF). Par des recommandations simples et des repères de consommation validés par les instances scientifiques de santé publique, ce guide se propose de vous y aider.

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Au sommaire du guide :

  • - Pourquoi et comment allaiter mon bébé ?
  • - Comment nourrir mon bébé au biberon ?
  • - Comment nourrir mon enfant de 6 mois à 3 ans ?
  • - Comment prévenir les risques d’allergie alimentaire
  • - Repères d’introduction des aliments de la naissance à 3 ans

 
Télécharger le guide au format PDF en cliquant ici

 
 

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FAQ : La garde à domicile partagée

Publié le Jeudi 15 mai 2008 à 15:36 - par Phil B.

Le principe est de partager la garde de son bébé par une nourrice avec une autre famille, la moitié du temps chez vous, le reste du temps dans l’autre famille. Ceci permet de réduire les coûts élevés de l’emploi d’une assistante maternelle à plein temps. Par la même occasion, votre enfant aura un compagnon de jeu. Vous recrutez cette personne et définissez ses tâches. Elle est là avant tout pour la garde des enfants mais, si c’est précisé dans son contrat, elle peut aussi assurer le travail lié à leur présence, notamment la préparation des repas, l’entretien du linge, le rangement de la chambre et le nettoyage de la salle de bains. Chaque famille doit lui établir un contrat déclarant chacun la moitié des heures (la nounou reçoit donc deux fiches de paye). Il comporte une clause identique qui fait le lien avec l’autre famille. Le choix d’une employée à domicile est délicat puisque vous lui confiez votre bout’chou mais également votre logement. Ce mode de garde implique donc une confiance totale en la personne choisie

Les avantages

  • - Des horaires parfaitement bien adaptés à vos besoins.
  • - Votre enfant étant élevé en partie chez lui, il ne perd pas ses repères.
  • - Plus de problème de maladie : même avec 39 °C de fièvre, il est gardé.

Les inconvénients

  • - Même divisé entre deux familles, le coût reste souvent élevé.
  • - Aucune formation n’étant exigée, le recrutement est un peu aléatoire : à vous de prendre toutes les informations vous permettant d’évaluer l’expérience et les qualités de votre nounou.
  • - Le partage suppose une bonne entente avec l’autre famille.

Combien ça coûte
La salariée doit percevoir au moins 8,63 € brut de l’heure (Smic horaire 2008), qu’elle garde un ou deux enfants.

Combien chacun va-t-il payer ?
Le temps plein étant fixé à 40 heures hebdomadaires, chaque famille la déclarera donc 20 heures par semaine. Au-delà de 40 heures par semaine, vous devez payer à votre nourrice des heures supplémentaires majorées (de 25 % pour les huit premières, et 50 % au-delà), ou lui proposer des jours de congés de rattrapage.

Congés payés et frais de nourriture
Ajoutez à ce salaire les congés payés et frais de nourriture. La valeur du repas est légalement fixée à 4,25 € (mais vous pouvez vous entendre pour le lui fournir). Les congés payés sont rémunérés au moment où ils sont pris : l’indemnité ne peut être inférieure à 10 % de la rémunération totale perçue par la garde d’enfant au cours de la période de référence (du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours).

Fixer les règles dès le départ
Avant de vous lancer dans la garde partagée, assurez-vous que le couple avec lequel vous allez faire « nounou commune » a un profil compatible. S’il ne partage ni votre mode de vie, ni vos principes éducatifs, l’entente risque d’être difficile. Pour éviter les conflits, mieux vaut régler dès le début toutes les questions pratiques : quels sont les horaires de chacun, qui prévoit les repas, que se passe-t-il le jour où un enfant est malade ?… Autre sujet délicat, les vacances. La garde partagée suppose en effet que vous les preniez aux mêmes dates : si vous optez pour juillet et l’autre famille pour août, votre salariée ne pourra pas prendre ses congés ! N’attendez pas le dernier moment pour en parler. Essentiel aussi, déterminer la quote-part de chaque famille. Pas évident quand on n’a pas les mêmes horaires ou RTT…

Cas particuliers
Un bébé à garder dans une famille, un enfant scolarisé dans l’autre : attention au pourcentage des heures effectuées chez chacune des familles. Il peut y avoir un déséquilibre important (la famille de l’enfant scolarisé peut se sentir lésée lorsque la nounou vient garder toute la journée le bébé chez elle). Mais il est toujours possible de trouver un compromis…

Deux enfants à garder dans une famille, un seul dans l’autre : les deux familles doivent se mettre d’accord pour que la rémunération de la nounou soit équitable. Le compromis souvent choisi, c’est une semaine de garde chez la famille qui n’a qu’un seul enfant, suivie de deux semaines de garde chez celle qui en a deux. Comme la rémunération est calculée en fonction du nombre d’heures passées au domicile de chaque famille, la situation s’équilibre (la part de la famille qui n’a qu’un seul enfant sera inférieure à celle qui en a deux).

Les aides financières

1 – La PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant)

Les conditions à remplir

  • - Vous avez un enfant de moins de 6 ans à faire garder,
  • - Vous et/ou votre conjoint avez une activité professionnelle (la formation professionnelle rémunérée et le chômage indemnisé sont assimilés à une activité professionnelle),
  • - Salarié, vous avez un revenu net mensuel d’au moins 377,86 € si vous êtes seul, ou de 755,72 € si vous êtes en couple.
  • - Non salarié, vous êtes à jour de vos cotisations sociales d’assurance vieillesse.
  • - Si vous passez par une structure prestataire qui est l’employeur de l’intervenante, vous devez faire garder votre enfant au moins 16 heures par mois.

Deux aides possibles :

  • - Prise en charge des cotisations sociales (salariales et patronales)
  • - Prise en charge du salaire de l’auxiliaire parentale (Quel que soit le nombre d’enfants à garder, vous touchez une seule allocation libre choix mode de garde si vous faites une garde d’enfant à domicile.)

Plus de renseignements sur la PAJE : le site de la CAF et celui de la PAJE

 
2 – L’allocation Paris Petit à Domicile (PAPADO)

Les conditions à remplir

  • - Vous habitez Paris depuis au moins 3 ans sur les 5 ans précédant la garde ou 1 an si vous avez eu une mutation,
  • - Vous êtes titulaire de l’allocation libre choix mode de garde,
  • - Vous pouvez présenter une pièce d’identité ou un titre de séjour d’une validité supérieure ou égale à 5 ans,
  • - Vous avez au moins un enfant à charge de moins de 3 ans,
  • - L’auxiliaire parentale doit être rémunérée sur la base de 120h par mois au minimum.

Le montant de l’aide varie en fonction du nombre d’enfant(s) et du niveau de revenus de la famille (soit de 100 à 400 euros par mois).

Plus de renseignement sur le site de la Mairie de Paris.

 
3 – L’aide fiscale
En employant une Auxiliaire Parentale, vous bénéficiez de l’aide fiscale pour un emploi familial. Cette aide porte sur les dépenses concernant la garde : les salaires versés, les cotisations sociales que vous avez effectivement versées (après déduction des allocations) et les frais de gestion facturés par une association agréée par l’Etat. Elle est égal à 50 % des dépenses prises en compte dans la limite annuelle d’un plafond. Le plafond, pour les dépenses 2007 est de 13 500 € pour un enfant à charge. L’aide fiscale est dans ce cas de 6 750 €.

Suivant les cas, l’aide prend la forme d’un crédit d’impôt ou d’une réduction d’impôt

 
4 – Les aides entreprise
Une aide financière pour la garde de votre enfant à votre domicile peut vous être versée par votre entreprise selon les accords d’entreprise. Cette aide ne peut dépasser 1 830 € par an.

Note importante sur le Le Chèque Emploi Service Universel : son utilisation n’est pas compatible avec la PAJE. Il faut donc choisir au départ entre les 2 modes de réglement.

 
 

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FAQ : Yeux larmoyants

Publié le Dimanche 11 mai 2008 à 11:19 - par Phil B.

Mon bébé a souvent les yeux larmoyant, est-ce normal ?

Les larmes ne commencent à couler des petits yeux d’un bébé que vers la fin du premier mois, quand le liquide qui baigne l’œil est produit en quantité suffisante par les glandes lacrymales situées au-dessus du globe oculaire. Normalement, le liquide s’écoule vers l’intérieur du nez par un petit canal qui se trouve dans le coin intérieur des yeux. Chez le nourrisson, les canaux sont particulièrement petits et, chez certains d’entre eux, un canal ou les deux sont bouchés à la naissance.
Le canal étant bouché, il n’évacue pas correctement le liquide, les larmes remplissent l’œil et débordent souvent, donnant un aspect larmoyant à un bébé pourtant heureux. Mais ne vous inquiétez pas : la plupart du temps, les canaux se débouchent spontanément, sans traitement, vers la fin de la première année. Votre médecin vous montrera peut-être comment masser doucement les canaux pour accélérer leur désocclusion (*).
On constate parfois une petite accumulation de mucus jaunâtre dans le coin intérieur de l’oeil dont le canal est bouché ; les paupières peuvent être collées ensemble le matin, au réveil. Lavez alors le mucus et la croûte avec de l’eau ou du sérum physiologique et une compresse. Une sécrétion épaisse, plus foncée ou rougeâtre peut signaler une infection. En cas de doute, consulter un pédiatre.

(*)Toujours se laver les mains soigneusement avant de masser ; si les yeux de l’enfant gonflent ou rougissent, arrêter et en informer le médecin

 
 

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