Archive de mars 2008
[83 jours] = deux mois et 23 jours
Aujourd’hui, Ruthy est venue déjeuner à la maison … j’ai bien rigolé avec elle !
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Le premier qui touche à la « vache » de ma petite soeur, aura à faire à moi !
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Bébés téléphages … danger !
Depuis le 16 octobre 2007, Baby First, la chaîne ciblant les enfants de 6 mois à 3 ans (si, si, vous avez bien lu !), est disponible en France ! Baby First, label international qui a déjà essaimé dans 28 pays et 73 millions de foyers, s’entoure à chaque nouveau lancement d’un comité d’experts de la petite enfance (je serais très curieux de savoir combien ces « experts » sont payés pour débiter autant d’âneries). Lors de son lancement en France, la caution « scientifique » est venue du magazine PsychoEnfants.
Baby First s’est aussi dégoté aussi un alibi professionnel : cette fois, c’est Marc Teissier, l’ex-président de France Télévisions qui délivre le blanc-seing audiovisuel. Et puis, plastronne Sharon Rechter, « il n’y aura aucune publicité à l’antenne ». Les revenus seront générés par l’abonnement au pack famille de CanalSat et la vente de produits dérivés comme des DVD. Enfin, l’équipe de Baby First cite une étude américaine de mai dernier, selon laquelle « 90 % des bébés de 2 ans regardent régulièrement la télé », alors autant que les programmes soient adaptés.
Bha voyons ! Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu !
Messieurs de Baby First, l’étude il faut la lire JUSQU’AU BOUT … et tout particulièrement la conclusion qui explique qu’un bébé collé devant la télé avant l’âge de 3 ans a toute les chances plus tard avoir du mal à fixer son attention, se montrer agressif, voire de connaître un développement cognitif anormal
According to Dimitri Christakis, codirector of the Child Health Institute at the University of Washington, « The more TV babies watch, the more likely they are to have attentional problems later in life. » Christakis cites a long-term study that tracked children from age 1 through age 7. It found that for each additional hour of daily TV viewing before age 3, a child’s chances of later developing problems paying attention increased 10%.
Quel que soit le niveau social, de plus en plus, la télé devient une baby-sitter … et on est en droit de se demander si elle n’est pas en train de nous préparer une jolie génération de décérébrés bercés trop près du petit écran !
Un tout petit ne peut se construire que dans une relation corporelle en 3 dimensions, sensorielle et motrice avec le monde. Il a besoin de pouvoir bouger, interagir, prendre des objets, les lâcher. Or, la télé le rend captif. Il tend les bras, essaie en vain de toucher l’objet qui s’affiche à l’écran. Son un champ visuel n’étant pas aussi large que celui d’un adulte, il a des difficultés à appréhender les situations qu’il voit à l’écran : face à un personnage qui fait le même pas sur un fond qui défile, il ne comprend pas qu’il se déplace. Il est aussi agressé par les mouvements d’objets allant du fond de l’écran vers l’avant, jusque vers deux ans et demi. Et il ne peut établir le lien entre ce qu’il voit et ce qu’il entend, donc réagit fortement aux sons. Face à ce bombardement de bruits et d’images, il va essayer en grandissant de se raccrocher à des repères, en l’occurrence au personnage qui le représente le mieux. Après trois ans, les enfants actifs vont s’identifier au personnage le plus actif, les passifs résignés au personnage ayant ces tendances, les redresseurs de tort aux redresseurs de tort.
Le docteur Cousineau, pédiatre canadien, insiste aussi sur le problème de la sédentarité et de l’embonpoint chez les enfants qu’elle qualifie de « gros problème ». Après avoir rappelé que les habitudes, se crées tôt dans la vie, elle dit que l’enfant assis devant la télé à partir de 0 an apprend que, dans la vie, on est assis devant la télé. « On crée très tôt une habitude qui sera quasi impossible de se défaire ».

Pour conclure, voici un article paru dans le Monde (samedi 27 octobre 2007) à propos de la chaîne Baby First :
Le lancement d’une nouvelle chaîne de télévision destinée aux enfants de 6 mois à 3 ans pose des problèmes graves.
Nous savons aujourd’hui que le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité d’interagir avec les différents objets qu’il rencontre. Alors que l’interactivité est intrapsychique chez l’adulte et l’enfant grand, elle a encore besoin de s’appuyer sur le corps et la sensori-motricité chez l’enfant jeune. L’intelligence, à cet âge, est en effet plus sensori-motrice qu’imagée ou conceptuelle. Il est à craindre que le temps passé par l’enfant devant une chaîne de télévision – qui rassurera les parents parce qu’elle se présentera comme fabriquée pour les tout-petits – ne l’éloigne des activités motrices et exploratoires les plus propices à son développement à cet âge.
Nous savons aussi que l’enfant ne développe une relation satisfaisante au monde que s’il peut se percevoir comme un agent de transformation de celui-ci. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui. Il est à craindre que l’installation d’un tout-petit devant un écran ne réduise son sentiment de pouvoir agir sur le monde et ne l’enkyste dans un statut de spectateur du monde.
Alors que les programmes proposés par cette chaîne existent déjà sous la forme de DVD, il est à craindre que la création d’une chaîne émettant en continu vingt-quatre heures sur vingt-quatre n’incite les parents à l’utiliser comme un moyen facile pour endormir leur enfant. Tous les parents savent comme le coucher d’un tout-petit est difficile : il rappelle, les parents y retournent, puis quittent sa chambre… pour revenir un peu plus tard, attirés par de nouveaux cris. Beaucoup de parents risquent d’être tentés par l’installation de la télévision dans la chambre de leur tout-petit comme un moyen de faciliter l’endormissement de celui-ci.
ARGUMENT FALLACIEUX
Enfin, de nombreux travaux d’éthologie, y compris appliqués à la relation mère-enfant, ont montré combien l’être humain est un animal capable de s’accrocher aux éléments les plus présents de son environnement, et notamment à ceux dont il a l’impression qu’ils le regardent. Il est à craindre que de jeunes enfants confrontés sans cesse aux écrans ne développent une relation d’attachement à eux qui les » scotchent » indépendamment de tout contenu. Plus tard, ces enfants ne pourraient se sentir » bien au monde » – autrement dit sécurisés – que si l’un de ces fameux écrans est allumé près d’eux. L’argument qui consiste à dire que cette chaîne ne contient pas de publicité est particulièrement fallacieux de ce point de vue : les publicitaires se rattraperont après, quand l’enfant plus grand ne pourra plus se passer d’une présence permanente d’un écran allumé à côté de lui.
En conclusion : cette chaîne, évidemment lancée pour les actionnaires, risque de séduire certains parents. Mais ce n’est certainement pas pour le bénéfice des enfants qui seront installés devant elle. A une époque où on parle beaucoup d’écologie, prenons conscience que protéger nos enfants du risque de développer une forme d’attachement à un écran lumineux est une forme d’écologie de l’esprit.
C’est pourquoi il est urgent de se mobiliser pour la création d’un moratoire qui interdise à de telles chaînes d’exister, avant que nous n’en sachions un peu plus sur les relations du jeune enfant et des écrans.
Pierre Delion, pédopsychiatre au CHU de Lille ; Bernard Golse, chef de service de pédopsychiatrie à l’hôpital Necker ; Serge Tisseron, psychanalyste.
Regards : Oxymore
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About me : Je rejette le style photographique qui emprisonne le spectateur dans un monde figé d’avance en créant des représentations froide de vie, glamourisées à souhait avec des visages retouchés au-delà de la perfection. Je préfère construire mes images en exposant la beauté naturelle des gens ou des choses en laissant une grande part au rapport entre photo et réalité afin de stimuler le spectateur pour qu’il projette sa propre interprétation du moment. Je raconte le début de l’histoire et je le laisse écrire la suite suivant sa perception des choses…
D’autres images sont visibles dans ma galerie en ligne : www.euristis.com
FAQ : Dormir comme un bébé …
Une spécialiste du sommeil des enfants donne quelques conseils de base sur le sommeil des nourrissons (la vidéo est en anglais, désolé pour les anglophobe, j’ai fait un petit résumé en français ci-après).
Cliquez sur l’image ci-dessus pour démarrer la vidéo
1 : Le lit
Il est préférable que le matelas du bébé soit neuf, si ce n’est pas le cas (matelas de son grand frère ou de sa grande soeur, cousins, enfants amis, …), vous devrez vous assurer qu’il est parfaitement propre, sec et exempt de déchirures. Il doit être ferme et s’adapter parfaitement au lit du bébé. Les matelas aérés comportant des trous ne sont pas recommandés, car impossibles à maintenir propre.
Une règle importante : le bébé doit dormir dans un VRAI lit, pas dans un canapé, un édredon, …
2 : La température
La température ambiante idéalement recommandée pour un bébé est de 17-20 °C. Ce qui pourrait paraître plutôt frais pour beaucoup de gens, de nombreuses études ont démontré que cette fourchette de température était la plus adaptée à un bon sommeil d’un bébé. Evitez autant que possible de placer le lit à côté d’un chauffage, même si celui-ci comporte un thermostat.
3 : La position
Le bébé doit être positionné sur le dos, c’est la posture la plus sûre (posture à proscrire : sur le ventre) ! Il devra par contre être positionné sur le côté si il a eut la clavicule brisée lors de l’accouchement. Toujours pour des raisons de sécurité, il est nécessaire d’éloigner sa tête du bord du lit.
Si vous n’utilisez pas de turbulette, veillez à ce que la petite couverture lui arrive au maximum en dessous des épaules.
4 : Literie
Avant un an, les couettes et les oreillers ne sont pas recommandés ! De même que les bouillottes ou les couvertures chauffantes.
5 : Dormir avec son enfant
Un enfant doit dormir DANS SON LIT, pas dans le lit de ses parents aussi bien pour des raisons de sécurité (risque d’écrasement) que pour son bon développement psychologique. Au début, vous pouvez jusqu’à l’âge de 6 mois avoir le lit du bébé dans votre chambre. Par la suite, si la place est disponible il est préférable qu’il ait sa chambre à lui (pas besoin d’un espace immense).

