Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Junior(e) qui du fond de sa piscine « à-lui-perso-je » nous raconte sa vie, mais Papa qui tel un vieux combattant se remémore le passé !
C’est marrant, autour de moi les gens disaient « même si tu as déjà deux grands gamins, tu crois savoir à quoi t’en tenir mais tu verras 16 ans plus tard on oublie tout !!! … au début j’me disais z’ont pas tord les gens, j’me souviens que très vaguement de tous les petits bonheurs post-nataux … Et puis allez savoir pourquoi … petit à petit les choses refont surfaces sans prévenir ;-) et plus le temps passe plus les souvenirs deviennent précis… Je m’en vais vous conter une journée type du bébé Edouard (t’inquiète pas Edouard, pour Charles j’ai d’autres souvenirs dans le même genre … gnark … gnark). Même si elles ont presque 18 ans, les scènes qui vont suivre sont strictement tirées de la réalité (ceux qui ont des enfants se reconnaîtront certainement …)
Dimanche 7h30 du matin (coup de bol, c’est grass’mat aujourd’hui car d’habitude le lever c’est 6h00 ;-) ) : réveil de Bébé Edouard qui hurle tel Taz le diable de Tasmanie pour qu’on vienne le chercher. Certains parents se sentent obligés en public de dire sur un ton poétique « mon enfant gazouille le matin » … mouaip … foutaises ;-) quand le bébé crie et tape avec ses jouets contre le mur … je crois que le ton est donné pour le restant de la journée ;-)
Bon … je prend le temps (7 s.) de finir mon café et je me prépare psychologiquement (2 s. 3/4) à ce qui m’attend une fois que bébé Edouard sera sorti de son lit ! Le biberon est chauffé avant que l’adorable bambin ne soit extrait de son lit … surtout ne PAS faire le contraire sinon c’est trop long pour lui et il hurle pour montrer sa personnalité (dingue ça … les cordes vocales des bébés sont les organes les plus développés … on croirait pas vu la taille !) et très franchement moi le matin … bha … j’ai un peu mal … bon d’accord BEAUCOUP de mal ! Nous nous installons donc douilletement pour le bib du matin, là s’en suit un bref mais intense moment de câlins (8 s. et 5 dixième de calme environ) jusqu’à ce qu’il décide que finalement il va courir derrière Cosinus (le pauvre chat que nous avions à l’époque) pour lui refourguer le bib …
La collation terminée, la suite est à géométrie variable (mais pourquoi j’ai étudié les maths moi ?) … Monsieur peut décider à ce moment là soit de jouer seul tranquillement (très rare), soit de vouloir être porté dans les bras, remis à terre, porté, remis à terre, etc, etc…
Vient le moment où je vais prendre ma douche. Je m’assure au préalable que la barrière soit très bien installée pour empêcher l’accès aux pièces dangereuses (bébé Edouard est ultra doué pour démonter la barrière … dire qu’il m’a fallu plus d’une heure de retour de chez Ikéa pour comprendre comment monter ce foutu machin !) et éviter ainsi tout risque de conflit majeur.
Ahhh … un moment de plaisir … Je prend ma douche ! Plaisir ponctué de : « lache ça s’IL TE PLAIT » car je suis obligé de m’aggriper au rideau vu que bébé Edouard adore tirer dessus et inonder partout … les psychiatres et autres charlatants de bas étages nommeraient ça le « relicat de souvenirs de piscine pré-natal » ;-) … Soudain je sens un truc qui me tombe sur les pieds ! oh, des épluchures de pomme de terre qui surnagent, je jette un oeil dans la salle de bains, je vois un truc noir par terre ! Et mer** le filtre à café que j’avais jeté ce matin. Là, s’en suit un exrcice qui au total dure 5 s. chrono. Mais pour vous cher(s) lecteur(s) je vais vous le faire au ralenti : vite me rincer, sortir, attraper une serviette, m’essuyer sommairement et courir à la cuisine où je trouve bébé Edouard hilare installée devant la poubelle étalée harmonieusement autour de lui et en train de déguster un reste de je ne sais quoi de la veille.
Je ramasse les détritus tant bien que mal et je fais couler le bain du chérubin qui en profite pour se faufiler en douce et aller avaler quelques croquettes de chat (zut j’ai encore oublié d’enlever cette satanée gamelle). Ouf ! J’arrive à le coller dans l’eau (rahhh ! Là, je suis tranquille) je m’habille tout en évacuant les détritus qui jonchent encore le sol (euh … je précise pour ceux qui penseraient que je suis un inconscient que bébé Edouard est en sécurité dans son bain, je suis pas si débile que ça … quoi que …).
J’essore le bébé Edouard (mais non je rigole … le panier à salade est pas assez grand), je l’habille, je me bats pour nettoyage du nez qui coule à flot depuis quelques jours, résultat je me prend une baffe au passage (mais après j’ai droit à un énorme câlin avec des bisous et bien sûr l’essuyage de nez réglementaire sur ma chemise).
Il me faut maintenant laver par terre dans la salle de bain tout en essayant d’empêcher le chérubin de lécher le sol mouillé. C’est fait ! Je m’affale sur le canapé brève trêve (2 s. 3/4) car déjà bébé Edouard veut jouer sur mon ventre : monter, descendre, monter, descendre, etc…
Je décide de rester debout et de vaquer dans la maison (en fait je tourne en rond en priant que l’heure de la sieste arrive vite). Bébé Edouard a eu envi de monter sur l’imprimante. Heureusement l’imprimante est solide. Pas de bleu. Puis il a compris comment vider un placard de livres … pour finalement jouer à Tarzan en montant sur la table. Puis il a décidé que le joli papier qu’il avait réussi à attraper sur le bureau serait vachement mieux dans la poubelle … et mer** c’est la déclaration d’impôts … sans suit une négociation ponctuée de LACHE CA S’IL TE PLAIT ! MERCI ! Bon avec un peu de scotch ça devrait aller …
Là, O bonheur je m’aperçois que c’est l’heure du repas (le sien parce que le mien évidemment n’est pas prêt) exténué, je fais chauffer un truc vite fait. Et pendant que ça crame (car en général ça crame), je le fait manger. Mais … bébé Edouard veut faire comme les grands, il a droit à une petite assiette. Et si l’assiette n’est pas remplie dans les 2 s. qui suivent, il me la balance pour que je la remplisse (véridique).
C’est l’heure de la sieste !!!! youpi !
Argh … le repos fût de courte durée, j’entends le monstre du Lock Ness … La sieste est déjà finie. Et bébé Edouard se lève, rebelote, grimpage sur l’imprimante, vidage de poubelle, etc… Parfois il décide de visiter la litière du chat, ou de courser le dit chats à travers l’appartement … la routine quoi !
… Euh, il goute aussi, mais ça dure pas longtemps.
Si je décide de sortir, je m’assure que l’endroit où je vais est pourvu de gens avec des bras et des jambes qui sont capables de courser le damoiseau. Pour les magasins, je choisi uniquement ceux qui proposent un charriot. Ahhh le chariot ! Une chouette invention ça … une fois dedans il ne peut pas se barrer (enfin si … mais c’est une autre histoire …). Et ne me parlez pas de poussette, c’est quasi mission impossible de le faire tenir dedans à moins de la faire rouler à toute allure….
Bref, l’après midi se passe (vivement le soir qu’on le couche). J’ai quand même droit à de supers câlins, bisous, caresses et … le nez qui coule … Et aussi à quelques tapes, morsures, et autres coups de jouets sur la tête.
En fin de journée, il commence à être fatiguée (tu m’étonnes), il pourrait se poser dans un coin ! Que nenni ! Il pleurniche, veut être porté mais finalement ne veut plus. Heureusement, l’heure de la soupe nous le calme un moment.
20h30 : bénédicition c’est l’heure du dodo !